‹ Élémens des sciences naturellesChapitre 78 sur 147 · MÉTHODE I · texte numérisé non relu

MÉTHODE I

fenouil^ panais ; 2® d’autres ont des ombelles nues mais les involuceiles existent à la base des ombellules, comme le séséli, Vimpérataire, le cerfeuil^ la coriandre , la phellandrie. 3° On trouve des collerettes et des in- Volucelles dans les genres suivans : œnanthe, cumin , herle ou srôn, angélique , liuéche , laser^férule^ ciguë^ cai'oUe^ caucalide^buplèvre; 4° enfin on a placé parmi les ombellifères anomales ou fausses, des genres dont les fleurs paroissent être réunies en tète, quoiqu’en effet elles partent d'un point central , et qu’elles aient d'ailleurs les autres caractères de la famille^ On compte parmi celles-ci les e china phares astrances, les

sanicles, les panicauts, etc. (606.)

Les dycotylédones monoclynes polypélaies, à étamines situées au-dessous de l’ovaire, sont en très-grand nombre, et forment l’ordre qui comprend le plus de familles; car on en a fait vingt deux dont nous allons d’abord indiquer les noms : 1° les renonculacées (506); 2® les papavéracécs (507); 3" les crucifères (508); 4® les capparidées et 5" les saponacées (509); 6“ les érables et 7° les malpighiacées (510), 8® les hfpèricées et 9«> les iguttfers (511) ; 10® les hespéridées (512); 11" les rae'/tacêes (513); l2o les vini~ fères (514); IS® les g-eVaniêes (515) ; 14o les malvacées (516) ; 15® les tulipifères et 16° les glyptospermées (517); 17 les ménispermées et 18“ les berbèridées (51^; 19° les tiliacées (519) ; 20° les cistes et 21® les rutacées (520) ; 22° les caryophyllécs. (521.)

La famille des Renoncules ou des Renon- CüEACÉES, offre une corolle régulière, le plus ordinairement composée de quatre pétales au moins. Leurs étamines, le plus souvent au-dessus de vingt, sont insérées sur le réceptacle , et ne tiennent ni au calice ni à la corolle. Les ovaires sont ordinairement en grand nombre. La plupart sont herbacées, à feuilles al ternes, souvent découpées, comme engainantes , mais sans stipules. On a partagé les genres de cette famille en quatre sous-divisions. La première comprend ceux qui ont beaucoup de capsules, dont chacune ne contient qu’une seule semence, et ne s ’ouvre pas ; de sorte que les graines paroissent nues , comme les clématites , les pigamons , les anémones, les adonis, les renoncules.

La seconde renferme les genres dont les cap-

UTÜRELLE.

suies, réunies aussi en grand nombre , contiennent chacune plusieurs semences , et s ouvrent du côté intérieur par une fente longitudinale. Leurs pétales sont souvent ir" réguliers ; tels sont les hellébores , les nigelles,les garidelles, les ancolies, les daiiphidelles , les aconits. A la troisième section appartiennent les genres qui offrent les mêmes fruits que les précédens, mais dont les pétales sont réguliers , comme les populages ou caltha , les piooines, les cimicifuges , etc. Enfin, dans la quatrième section, on a rangé Vaclée, le podophylle , lesquels n'ont qu’un ovaire simple qui se change en une baie à plusieurs loges. (607.)

Les Papavéracées ont le plus souvent un calice caduc, composé de deux pièces seulement. Leur corolle est formée par quatre pétales. Elles n’ont qu’un seul ovaire sans style, qui se change en une capsule à une seule loge. Leurs feuilles sont alternes, et presque toutes ont un suc propre , coloré en jaune ou en blanc. Les unes ont des étamines en très-grand nombre, comme les nénuphars, les pavots , les chélidoincs ; d’autres ont les étamines en nombre déterminé,le plus souvent au-dessous de six, comme Yhypécoüm, les corydales, les fumeterres. (608.)

Les Crücifères, ou les cruciformes de Tournefort (354), ont toujours quatre pétales disposés en croix, le calice de quatre pièces, six étamines tétradynames , l’ovaire simple se changeant en silique ou en silicule (.330), les tiges herbacées , les feuilles alternes. La division établie par Linné (386) est très-commode pour distinguer les genres de cette nombreuse famille. Ainsi , parmi les siliqueux, les uns offrent une sorte de languette ou de corne à l’extrémité du fruit, comme les radis ou raiforts, les moutardes ou sénevés, les roquettes; les autres n'ont pas de languette à l’extrémité de la silique, ou cetle corne est très-courte : tels sont les choux, les juliennes , les giroflées , les vclars , les sisyinbres, les arabetles, les cardamines, etc. Les genres qui ont des silicules sont les /«naires, les lunetières, les peltaives, les alyssons, les draves, les crartsons ou cochléaires, les ibérides, les passerages , les tabourets ou thiaspis, les cemelines, les bunies, les crainbès et les pastels ou guèdes. (609.)

MÉTHODE NATURELLE

Les Câpriers ou Cappariokes sont des herbes ou des arbrisseaux dont les fleurs sont composées d’un calice à plusieurs folioles , de quatre à cinq pétales , d’étamines nombreuses, d’un ovaire simple porté sur un pédicelle alongé, qui se change en une silique ou en une baie à une seule loge , et dans la pulpe de laquelle les graines sont logées. Cette famille comprend les cUomées^ les câpriers y et quelques genres qui paroissent voisins de ceux-ci, comme les résédas , les parnassies , les rossolis , la dionée ou attrape-mouche (610). Les Savoniers ou Spo- NACÉEs sont des arbres ou des arbrisseaux exotiques , à feuilles alternes ; à fleurs presque semblables à celles des câpriers ; le plus souvent à huit étamines ; à ovaire sessile, auquel succède un drupe ou une capsule , dont les divisions ou loges ne comprennent chacune qu’une semence : tels sont les cardiospermes, les savoniers, les euphories, les melicoccas.

Les deux familles comprises sous le nom d’ÉRABEES et de Malpighiacées ont entre elles les plus grands rapports ; ce sont des arbres et des arbrisseaux à calices d’une seule pièce, souvent à cinq divisions profondes, qui persistent après la chute de la corolle composée de cinq pétales. Les étamines sont distinctes, et il y a deux stigmates au plus dans la première famille j elles sont monadelphes , et il y a trois stigmates dans la seconde qui contient les genres banisteria, trio’plei is, malpighia. C'est à la première famille qu’on rapporte les érables , le maronnier d’Inde et le pavia. (611.)

La famille des Millepertuis ou Hypéricées est composée de plantes herbacées ou de sous-arbrisseaux à feuilles simples, opposées, ponctuées ou remplies de petites vésicules à demi transparentes, que l’on voit de part en part lorsqu'on les observe à contre-jour, et qui ont les fleurs de couleur jaune, en corymbe, composées de quatre à cinq pièces pour le calice et la corolle ; les étamines sont polyadelphiques (38U), Tovaire est simple, à plusieurs styles*, tels sont les genres androsème, millepertuis . Les Güttiers ou Guttifères sont des arbres et arbustes exotiques , dont presque toutes les espèces fournissent

un suc gommeux ou résineux, lorsqu’elles sont vivantes et qu’on incise leurs racines , leur tronc ou leurs branches. Ils ont ordinairement quatre pétales , un grand nombre d’étamines et un ovaire simple , qui donne une capsule à une seule loge. Les uns n’ont pas de style du tout; tels sont les mangoustans , la clusia , les grias : d’autres ont un style distinct, comme le mammea, le mesua, le calophyllum , etc.

Les Hespéridées sont la famille à laquelle appartiennent les citronniers. Leur tige est toujours ligneuse, leurs feuilles alternes, d'un beau vert, souvent ponctuées ou vésiculeuses; leurs fleurs hermaphrodites, odorantes, à ovaire simple auquel succède un fruit mou , à une ou plusieurs loges. Les genres qui n’ont qu’une seule semence dans le fruit, et les feuilles non ponctuées, sont le ximenia, l'heisteria ou bois de perdrix.

Ceux à fruit contenant plusieurs semences, et à feuilles parsemées de points transparens, Æont le citronnier , le limonnier , le cookia ou wampi. Enfin, le thé qui a pour fruit une capsule à plusieurs loges, et les feuilles non ponctuées. (612.)

Les MÉEiAcéKs comprennent aussi des arbres et des arbrisseaux étrangers, agréables et utiles, remarquables par leurs fleurs à étamines monadelphes, dont les anthères sont placées au sommet ou sur la face interne du tube que forment les filets par leur réunion. La corolle est composée de quatre ou cinq grands pétales ; l’ovaire est simple ; il lui succède une baie ou une capsule. Les uns ont les feuilles simples , comme les canneliersaitonie ; d’autres ont les feuilles composées, tels que le sundoricum ou hantol, le melia ou azédarach, Vaquilicia. On a rapproché de cette famille le swietenia et le cedrela.

Les ViKiFÈREs ou Sarmentacées sont des arbrisseaux grimpans , à feuilles alternes , garnies de stipules ; à l’opposé de ces feuilles naissent les grappes et les vrilles, qui paroissent être des pédoncules avortés. Leurs fleurs sont hermaphrodites , à quatre ou six pétales et autant d’étamines ; l’ovaire est simple, le style unique. Le fruit est une baie,les graines sont des nucules osseuses :

tels sont la vigne ^ le cissus. (613.)

MÉTHODE NATURELLE

La famille des Gérasiées a reçu ce nom du genre des géranions , dont les semences sont disposées de manière à former une pointe, qui les a fait comparer au bec d’une grue. Les feuilles varient beaucoup par la disposition et la forme ; elles sont garnies de stipules. Les pédoncules portent souvent plusieurs fleurs qui naissent à Topposite des feuilles alternes, et dans leur aisselle lorsqu’elles sont opposées. Leur corolle est formée de cinq pétales , souvent inégaux; il y a de cinq à dix étamines, le plus souvent soudées par les filets. Les genres compris dans cette famille sont les érodions et les géranions ; on en a rapproché la capucine, Vimpatiente ou balsamine,et Yoxalide ou alléluia : ces trois genres de plantes offrent d’ailleurs beaucoup de caractères différens de ceux de la famille. (614.)

Les Malvacées ou les Mauves nous offrent des plantes herbacées, des arbres et des arhrisseaux quelquefois dans le même genre.

On les reconnoît aisément à leur calice et à leur corolle qui sont simples ou doubles et de cinq pièces ; à leurs étamines monadelphes, et à leu" fruit simple, composé de plusieurs loges ou de plusieurs capsules. Leurs feuilles sont le plus souvent simples, alternes. Les genres nombreux de cette famille forment deux sections. Les uns ont le fruit composé de plusieurs capsules, comme le malope, la mauve. ïa guimauve, la lavalère, la sida, la stégie ; d’autres ont le fruit simple, mais à plusieurs loges, tels que les anodes , les solandra , les hibisques , les cotonniers, les fromagers ou bombax. Adansonia ou baobab , les cacaoyers ou cacaotiers qui ont reçu le nom grec de theobroma, etc., etc. (615.)

Les Tulipiers, Magnoîiers ou Tüeipipères, forment une famille d'arbreset d’arbrisseaux dont lés fleurs solitaires sont grandes, belles et odorantes ; leurs feuilles sont alternes, avec des stipules caduques qui protègent seulement le bourgeon. Les fleurs, dont les étamines varient pour le nombre , ont toujours plusieurs ovaires ; tels sont les genres curiandra ^ badiane , magnolier , tulipier.

(616.) Les Gevptospermes ou Akokées sont aussi des arbres ou arbrisseaux étrangers,

qui ont reçu ce premier nom parce que leurs semences sont sillonnées en travers; leurs feuilles alternes n’ont pas de stipules ; leurs fleurs sont composées d’un calice à trois lobes, d’une corolle à six pétales, dont trois internes plus petits ; les étamines sont nombreuses, ainsi que les ovaires qui donnent des capsules ou des baies ; tels sont les trois genres anone , uvaire et xylopie.

Les MÉNispERMéES ont pris ce nom de la ressemblance de leur fruit avec un croissant. Ce sont encore des plantes exotiques et ligneuses , ordinairement contournées ou grimpantes, à feuilles alternes non stipulées, à petites fleurs axillaires, souvent unisexuelles par avortement, et disposées eu grappe ou eu épi. Le genre hardtzabala a des baies, celui des ménisperrnes a des drupes : ce sont les deux seuls que renferme cette famille (617). Les Beebéridées ou vinettiers sont des plantes herbacées ou ligneuses, dont le principal caractère consiste dans l’insectioa des anthères sur leurs filets , par la surface externe , en ce qu’elles s'ouvrent de la base au sommet. On range dans cette famille les vinettiers, les léontices , les épimédium et Yhamamelis.

La famille des Tilleuls, ou des Tihacées, n’offre qu’un seul genre européen ; tous les autres sont, comme celui-là, des arbres à écorce souple , fibreuse , à feuilles alternes stipulées ; leurs fleurs sont le plus ordinairement hermaphrodites , les étamines nombreuses ou monadelphes; le fruit est une baie ou une capsule. Les genres monadelpbes sont la waUheria, Yhermannia ; ceon à étamines libres sont le corchorus ou corète, Yhélicarpos, lelappulier ,ou triumfetta, la sparmannia, la sloannea , le muitingia on bois de soie, le tilleul. On a aussi réuni à cette famille plusieurs genres qui ont avec elle quelques analogies, comme le bixa qui donne le roucou. (617.)

Les Cistes ou Cistoules sont des plantes ligneuses ou herbacées , à feuilles simples , très-souvent opposées; à fleurs grandes, disposées en grappes ou en corymbes, mais de peu de durée ; à cinq pétales ; à cinq pièces au calice ; à étamines nombreuses ; à ovaire

MÉTHODE NATURELLE

simple, formant une capsule. Tels sont les cistes, les hélianthhmes (618). On en a rapproché les violettes, dont la corolle est irrégulière , les étamines syngénésiques, au nombre de cinq seulement. Les Rues ou Rutacées ont dix étamines et un fruit multiloculaire ; elles ressemblent d’ailleurs à la famille précédente : les unes ont des stipules, comme les herses , le Jagonia , le zygophyllum , le gayac, le mélianthe ; d’autres n’ont pas de stipules , comme la 7’ue,la fraxinelle.

Enfin, la dernière famille de cet ordre nombreux est celle des OEillets , ou Caryo- PHYLLÉEs de Tournefort(254). Elle comprend des herbes à tiges arrondies, ramifiées ; à feuilles le plus souvent opposées, simples et non dentées; à fleurs axillaires, quelquefois terminales. Celles-ci ont un calice persistant, d’une seule pièce ; une corolle composée de pétales à longs onglets, et correspondant , pour le nombre , aux dentelures du calice; les étamines le plus souvent au nombre de dix ; un ovaire simple , formant une capsule. On a établi dans cette famille quatre divisions. La première comprend les genres qui ont le calice divisé , et trois étamines seulement, comme Yortegia, Yholosieum , le mollugo , la minuartia; la seconde, ceux qui ont quatre étamines , comme la hufonie,\a, sagine ; la troisième, ceux qui en ont cinq ou huit , comme la morgeline , autrement dite mouron blanc ou des oiseaux , la moerhingie , Vélaline ; enfin, dans la quatrième section , sont compris les genres vraiment décandriques , comme la spargoutte, le céralste, la sabline ou arénaire, la stellaire, la gypsophile, la saaonière ou saponaire, Y œillet, le silène, \ecarnillet, la lam~ pette , la nielle. Le lin en a été rapproché , quoiqu’il n’ait que cinq étamines. (619.)

L’ordre quinzième, qui correspond aux plantes à deux lobes , dont les fleurs, h plusieurs pétales , sont le plus souvent hermaphrodites, ou du moins portées par la meme plante , et dont les étamines sont insérées autour du pistil, comprend tous les végétaux dont le calice est d’une seule pièce, ordinairement découpé sur les bords ; leur corolle est le plus souvent composée de plusieurs pétales qui ne portent pas les étamines , et leur ovaire est tantôt libre, tantôt adhérent.

Treize familles sont rapportées à cet ordre; savoir, les portulacées (523), les Jîcoidées ei les crassulacées (524-525), les saxifragées et les cactiers { 526-527 ), les salicariées (528), les onagraires{51%)Aes myrtes et les mèlastomées (530-531), les rosacées (532), les légujnineusas (533) , les térébinlhacées (534), enfin, \csfrangulacées. (535.)

La famille des Portülacées ou des Pourpiers réunit des herbes et des sous-arbrisseaux à feuilles souvent épaisses et succulentes, munies de stipules ou de poils axillaires; leur fruit est une capsule libre, à une ou plusieurs loges. Les genres dont la capsule n’a qu’une seule loge sont le pourpier, la moutie, la corrigiole, la gnavelle ou scléranthe, le télèphe. Ceux dont le fruit contient plusieurs loges sont la trianlhème, \a Linnée, le gisek. On a rapproché de cette famille les tamariscs, très-jolis arbrisseaux à feuilles petites, placées en recouvrement les unes sur les autres, et dont les fleurs sont disposées en épis ou en panicules.

Les Ficoïdées et les Crassulacées ou succulentes , que l’on comprend ordinairement sous le nom de plantes grasses , ont entre elles les plus grands rapports par la nature de leurs feuilles , qui sont épaisses et charnues. Les premières ont des fleurs garnies d’un grand nombre de pétales étroits qui leur donnent quelque ressemblance avec les chicoracées. Leur fruit est une capsule à plusieurs loges ; les unes ont l ovaire libre, comme le Réaumuria , Yaizoon, la glinole ; d’autres ont l’ovaire adhérent : telles sont les Jîcdidcs ou mésembryanthèraes, la tétragonie. (620.)

Les Crassulacées ont moins de pétales ; leur nombre, ainsi que celui des étamines et des ovaires , correspond aux divisions du calice ; quelquefois cependant il est double. On place ici la tillœa, les crassules, les cotylédons, la rhodiole, les sédons ou orpins, le s joubarbes.

Les Saxifrages, ou Saxifragées, n’ont pas toutes les feuilles charnues : ce sont des herbes et des arbrisseaux dont le principal caractère consiste dans deux cornes produ i«

MÉTHODE NATURELLE

tes s«r lovaire par le dessèchement et le racornisemeiit des styles. Les unes ont une corolle dont les pétales sont tout-à-fait séparés , comme les saxiftvges , les tiarelles , les heuchères; d'autres ont la corolle polypétale, comme leshj^drangea, les hortensia^ les tanrouges , etc. On a aus.si rapproché de cette famille la donne , la moscatelie , qui n'ont pas de corolle.

Les Cierges, Cactiehs, Nopalées ou Cac' to'ides , ont les formes les plus singulières et les plus variées, leurs tiges charnues, succulentes. Cette famille ne comprend qu’un seul genre dont les espèces . dépourvues de feuilles , sont ordinairement munies de faisceaux d’épines j dont les fleurs sont solitaires et les fruits pulpeux. On a divisé les cactiersen plusieurs sous-genres ou tribus ; les uns ont leurs tiges courtes, renflées : on les a nommées mamillaires, sphéro-, mélo-, échino-cacliers j d'autres sont appelés cierges quand leur lige est droite et se soutient seule, ou serpentins quand leur tige est volubilc ou traînante. On a appelé phj Uantkes les espèces dont les tiges sont comprimées, semblables à des feuilles , comme les nopals. On a rapproché des caciiers le genre groseiller, qui n'a que cinq étamines , cinq pétales, un calice à cinq divisions.

La famille des Salicaires , Saeicarhêes ou Calycanihèmes, comprend des herbes et des sons-arbrisseaux a fleurs hermaphrodites , à calices persistans, d'une seule pièce , qui portent les pétales dans l'intervalle de leurs lobes, ainsi que les étamiues. dont le nombre est égal ou double ; leur fruit est une capsule non adhérente au calice. Tels sont la salicaire., le glaux, la henné ou Lawsonia, la suffl-éaie^ la pépiide, la cornijle ou cératophylle.

Les O&'AGRAiRES OU ÉpiEOBiESNES sont dcs herbes qui ont beaucoup de rapport avec les plantes de la précédente famille j mais leur ovaire est adhérent. Les unes en ont plu.sieurs, comme le volant d'eau ou miriophyllum J d'autres n'en ‘ont qu’un seul, comme la circèe, la macre, Visnarde, l'onagre ^ Vépilobe, la Jussiée; on a aussi regardé comme ayant quelques affinités avec cette famille, d’une part, la callitriche, les pesses ; et d'une autre, la Fusckia.

La famille des Mtrtes , ou Mvrtoïdes , est composée d'arbres et d'arbrisseaux la plupart étrangers, mais dont on cultive plusieurs espèces de nos jardins , à cause du parfum agréable que répandent leurs fleurs.

Tous ont les feuilles et les rameaux opposés j ces feuilles sont simples, sans stipules, quelquefois vésiBuieuses; leur calice est d'une seule pièce, collé à l’ovaire j il porte les pétales et les étamiues qui sont nombreuses ; tels sont les angolans ^ les eucalj'ptes, les mélaleucas , les métrosidêros , les leptospermes, les syringas, les mj-rtes, les jamboisiers, les gtrq/liers , les grenadiers. (621.)

Le petit groupe des Mélastomées semble tenir le milieu entre les cierges , dont ces plantes diffèrent par leurs pétalesau nombre de quatre ou de cinq, et les salicariées dont elles se distinguentpar leur ovaii*e adhérent. On n'a encore inscrit ici que les genres melastome et osbekie.

Les Rosacées sont ainsi nommées à cause de l'analogie que la plupart des genres présentent avec les rosiers : ce sont des plantes ligneuses ou herbacées, à calice persistant et à limbe toujours divisé en lobes , dont le nombre est le même ou de la moitié de celui des pétales. On voit le plus souvent cinq pétales adhérons au calice , ainsi que les étamines , lesquelles sont ordinairement audelà de vingt. Cette famille nombreuse a été divisée en six sections : savoir , !<>. les pomacées, dont l’ovaire est simple , adhérent, à plusieurs styles, et dont le fruit est une pomme à plusieurs loges , couronné par le calice. Tels sont les genres pommier, poirier^ coignassier, muflier , alisier , sorbier ou cormier; 2°. les rosiers, dont le fruit est un péricarpe formé par le calice renflé et resserré à son orifice , par lequel pénètrent un grand nombre de styles correspondans à chaque semence : tel est le genre rosier ; 3». les agrimoniées à ovaires en petit nomber , cachés par le calice, à fleurs souvent sans pétales et unisexuelles : tels sont la pimprenelle , la sanguisorbe, l'aigremoine , Valchimille , le percepier ; 4o. les dryadées à ovaires nombreux, portés à nu par un réceptacle commun : tels sont la tormentilie, lapoîentülej leji aisier, Isl benoîte,

MÉTHODE Naturelle. 119

la dryade^ la ronce; 5°. les ulmaires ou reines des prés , dont les ovaires sont libres aussi, mais en petit nombre, et forment de petites capsulés, comme les spirées; 6». enfin les drupacées ou amygdalées , dont le fruit est un drupe (330), comme le chrysobalane, les cerisiers ou pruniers, les abricotiers, les amandiers ou les pêchers. (622.)

Les plantes delà famille des Légumineuses ou Papilionacées de Tournefort, ont reçu ces deux noms par rapport à la disposition de leurs fruits et de leurs fleurs (360) ; la plupart des espèces correspondent aux diadelphiques de Linné (380). Comme nous avons déjà indiqué, dans les deux paragraphes ci-dessus, la disposition de ces plantes, nous ne ferons connaître ici que leurs subdivisions. 1°. Les genres qui ont la corolle presque régulière , les étamines distinctes , les gousses ou légumes à cloisons transversales ou à loges contenant chacune une graine , sont les mimoses, les gledilsia , les casses, les schotia; 2°. les genres qui, ayant à peu près les mêmes fleurs , n’ont qu’une seule loge dans la gousse , tels que le ben ou moringa, le campêche, le bonduc, le courbaril, la Bauhinie ; 3°. les vraies légumineuses à corolle irrégulière, à légume uniloculaire, à étamines distinctes , comme le cercis ou gaînier , ïanagyris ou bois puant, le sophorn; 4o. les genres qui, avec le caractère de la division précédente, ont les étamines diadelphes ou monadelphes , tels que les ajoncs , les genêts , les cytises , les crotaUaires, les lupins, les bugranes, les arachides, les vulnéraires , les psoralea , les trèfles, les luzernes, lesflénugrecs ,\es tôliers , les doliques , les haricots, les robiniers, les astragales, les bagnenaudiers , les réglisses, les indigotiers ; 5°. les vraies légumineuses , dont les pétioles communs sont terminés par une vrille, comme les gesses , les pois, les orobes, les vesces, les lentilles , les chiches , autrement dits garuanches ou cicéroles ; 6°. les genres dont les gousses ou légumes offrent des articulations bien distinctes dans chacune desquelles on trouve une semence, comme la scorpioide ,\'ornithopus, Vhippocrépide, la coronille, lesainfoin , etc., etc. (623.)

Les Tébébinthacées sont des arbres aromatiques , résineux , qui fournissent , par

l’incision de leurs troncs ou de leurs branches , des gommes résines ou des baumes ; la plupart des espèces sont étrangères; leurs feuilles sont alternes , sans stipules , ordinairement ternées ou ailées ; leurs fruits varient beaucoup. Les unes ont l’ovaire simple, libre, et leur fruit ne contient qu’une semence unique , comme \acajou , Vanacarde ,1e manguier, le sumac ; d’autres ont un fruit à plusieurs loges , comme la camélée , le baumier ou amyris , les térébinthes ou pistachiers, le tolujère ; enfin il en est dont l’ovaire est adhérent, comme le noyer, qui est eu même temps monoïque et porte un drupe. (624.)

La famille des Frangülacjses , qu’on a aussi nommée Nerpruns ou Rhamnoïdes , comprend des arbrisseaux à feuilles simples, garnies de stipules j à fleurs petites, complètes pour l’ordinaire ; à étamines en même nombre que les pétales ; à ovaire libre , entouré par le centre du calice, qui se change en une baie ou en une capsule. Les genres qui ont une capsule et les étamines alternes avec les pétales, sont le nez-coupé ou sfr/pAj"lée, le fusain , la polycardie , le célastre. Ceux qui ont aussi les étamines alternes, mais dont le fruit est une baie ou un drupe, sont la myginde, la cas sine, le houx, Vapalachine : les genres dont les étamines sont opposées aux pétales, ont tantôt un drupe , comme les nerpruns, tels que les alaternes , les bourdaines ou bourgènes, les jujubiers , les paliures; tantôt un fruit à trois coques comme la collélie , le cénnoihe, la philica.

Enfin, on a rapproché de cette famille ïaucuba, la plectronia, etc. (625.)

Le dernier ordre de la Méthode naturelle renferme les plantes à deux lobes, à étamines séparées du pistil, avec un seul ou sans périgone; leur ovaire est ordinairement libre. On Ta partagé en cinq familles : savoir, lo. les cucurbitacées ( 537 ), qui ont une baie à écorce solide ; 2». les euphorbiacécs ( 538 ), dont le fruit est formé de deux ou plusieurs coques accolées; 3°. les urticées ( 539) , dont les semences sont à nu ou couvertes seulement par le calice; 4^. les amentacées ( 540 ), dont les fleurs sont en chatons ; 5°. enfin les confères (541) , dont les fruits sont des cônes et les feuilles toujours vertes.

MÉTHODE NATURELLE

La famille des Ctjcürbîtacées , ou Bryo- «es, renferme des plantes herbacées , grimpantes ou rampantes , à tiges rudes au toucher; à feuilles alternes , péiiolées , lobées j à vrilles axillaires, ainsi que les fleurs, qui sont rarement hermaphrodites , quelquefois dioïques, le plus souvent monoïques. Leur périgone est double ; l’intérieur est évasé en forme de cloche et persistant. Les étamines sont ordinairement au nombre de ti'ois ou de cinq, à anthères marquées de lignes saillantes, sinueuses. Parmi les genres compris dans cette famille ,on remarque la brjrone, Yelaterium^X» momordique, les concombres, les courges. On en a aussi rapproché les grénadiUes , le papaj er. j627

Les Euphorbes ou Ecphiorbacêes , qu’on a encore nommées Tithymaloides, lorment une famille de plantes de toutes les tailles , herbacées et ligneuses, dont le suc propre, ordinairement laiteux, est très-acre. Elles sont remarquables par leurs capsules égales en nombre à celai des styles j formant des coques monospermes qui s’ouvrent avec élasticité par le dessèchement. C'est dans ce groupe que sont placés les genres suivans : mercuriale , euphorbe , phjrllanthe , clutie, buis, vicia , crotoa , acaljpha, glut~ tier, menceniUier, sablier, etc. (626.)

Les Orties ou les Ukticées comprennent des arbres , des arbrisseaux et des herbes , dont la plupart ont un suc propre, âcre et corrosif ; leurs fleurs sont solitaires ou en grappe, petites, verdâtres et peu apparentes. On distingue dans cette famille les genres dont les fruits sont charnus et les fleurs posées sur un réceptacle commun, comme les ^guiers, le lambout, la dorslénie, le mûrier ; et ceux dont les fleurs solitaires ou réunies en épis ne donnent jamais détruits charnus, comme les houblons, les orties,les pai iéiaircs, les chanures, Vambrosie, la lanipourde.

On a rapproché aussi de cette famille les poiures , les cécropies , Vai clocarpus ou fruit à pain. (628.)

Les plantes à chatons ou Amektacées sont, pour la plupart, des arbres à feuilles caduques, non résineux, à écorce épaisse ^

à feuilles alternes, à fleurs mâles disposées en chatons et sans corolles, dont les fruits varient beaucoup. Le plus grand nombre des genres de cette famille vivent dans nos climats J tels sont l’orme, le micocoulier, les saules, les peupliers, les bouleaux , les coudriers ou noisetiers, \m chênes, les charmes, les hêtres , les châtaigniers , les platanes j tels sont aussi, parmi les étrangers, les genres galé, Uquidambar ,Jotehrgille. (629)

Enfin, la dernière famille de ce dernier ordre est celle des Pins ou des Conifères, qui comprend tous les arbres verts résineux, à. fleurs monoïques ou dioïques , dont les mâles sont disposés en chaton, et les femelles quelquefois solitaires, mais le plus souvent réunies en un cône ou dans un épi, recouvertes par des écailles solides, serrées, enluilées, et dont le fruit est un cariopse osseux ou membraneux, comme les genres ephedra , casuarina , if, genéi^rier, cjprès, thuya, sapin et pin. (630.)

Telle est la disposition des végétaux, suivant la Méthode naturelle. D’après les détails dans lesquels nous venons d'entrer, on voit que la marche analytique (412) n’a été indiquée que pour aider un peu la mémoire ; car les groupes sont formés à part et sans but de liaison absolue, à moins que la nature ne l'ait réellement fait elle-même. Quoi qu 'il eu soit, ces divisions successives sont renfermées dans trois classes , qui comprennent seize ordres, lesquels se divisent à peu près en cent familles formées par la réunion de dix'sept cent soixante genres ; mais il y a environ cent cinquante autres genres qui n’ont pas encore été assez bien observés pour être distribués dans les familles précédentes. M. de Jussieu les avoit disposés d'abord d’après une autre méthode , et dans une classe qu’il désiguoit sous le nom d’incertaine.

Nous avons eu soin , dans l’exposé rapide que nous venons de faire des familles, d'indiquer les genres qui ont avec elles quelque affinité. 'Voilà pourquoi on ne trouve pas ici de classe incertaine.

Supposons qu’à l’aide de cette méthode on veuille connoitre la plante que nous appelons vulgairement primei olle, voici la marche à suivre pour l'observateur. Cette

MÉTHODE NATURELLE

plante a des fleurs et des graines ; ce n est donc pas une acotylédone ; sa tige n’est pas flstuleuse; ses feuilles ont des nervures branchiies non parallèles ; le périgone ou périanthe est double : tout annonce que sa graine doit être à deux lobes. On cherche donc la fleur parmi les dicotylédones : bientôt on reconnoit qu’elle est monopétale, que l’ovaire est dans la corolle, et que par conséquent celle-ci est insérée au-dessous , ou hypogyne. On est donc parvenu à reconnoître que la plante appartient au neuvième ordre de la méthode. (474.)

Il y a quinze familles dans cet ordre ; en lisant le caractère de la première, on trouve : Corolle régulière , étamines opposées aux divisions de la corolle et en nombre égal à i^es divisions , capsule ou baie à une loge , graines nombreuses attachées à un axe ou placenta central. En tôle est écrit : Les Pri- MüLAcÉEs. La pritnerolle à laquelle tous ces caractères conviennent, est donc de la famille des primulacées, qui se compose d’une quinzaine de genres, parmi lesquels on trouve deux sections. Les uns ont les fleurs portées sur une tige feuillée , les autres sur une hampe, les feuilles provenant alors des racines. C’est donc là qu’on doit chercher la plante; on étudie d’abord le caractère du genre qui se présente le premier sous le nom iVandrosnce. La description de la fleur seroit assez d’accord avec celle qu’on examine, si on ne lisoil ouverture du tube de la corolle rétrécie. On passe donc au genre suivant :

on voit à peu près les mêmes caractères; mais celui-ci, ouverture du tube de la corolle libre, prouve que c’est la plante cju’on observe. En effet, on trouve inscrit le nom de Primevère.

Le caractère des primevères est ainsi exprimé : Périanihe double , tabulé, à cinq lobes; orifice du tube de la corolle libre, sans glandes; cinq étamines; stigmate globuleux, capsule à beaucoup de semences, recouverte par le calice , s’ouvrant par dix trous, La première espèce est celle des herboristes ou Vojfficinale. On la reconnoit à ses feuilles ridées , dentées, obtuses ; à ses fleurs d’une odeur agréable, disposées en ombelle. La racine , lorsqu'elle est séchée, a l odeur de l’anis ; râpée et introduite dans le nez, elle fait éternuer. Dans quelques DeMÉRIL.

pays, on mange les feuilles étiolées en salade : les moutons et les chèvres recherchent ces feuilles ; les chevaux n’y touchent pas.

Telle est l’histoire de la plante et de la marche qu’on a suivie pour l’apprendre.

Avant de terminer cette élude des végétaux , considérés dans leur rapport naturel, nous croyons utile de présenter l'état actuel de la science, en empruntant aux ouvrages de M. Decandolle,ayant pour titre : Théorie élémentaire de la BotanUjue, et Prodrome du système naturel du rèf^ne végétal, la série linéaire et par conséquent artificielle de la disposition des familles naturelles du règne végétal. Ces végétaux sont cellulaires ou acotylédonés, c’est-à-dire composés de tissu cellulaire, dépourvus de vaisseaux, avèc un embryon sans cotylédons ou feuilles séminales. (434.)

Deux groupes ou séries divisent cette sousclasse , savoir : les Acotylédonées cellulaires, tantôt foliacées ou ayant des apparences foliacées et des sexes connus, tels sont les mousses (441) qt les hépatiques (440) ; tantôt aphylles, c’est-à-dire sans feuilles ou expansions foliacées, et sans sexes connus , parmi lesquels on range les lichens (439), les hypoxyions (437), les champignons (435), les algues (438.)

Tous les autres végétaux sont cottlédo- KÉs ou VASCULAIRES , c’est-à-dire qu’ils sont composés d’un tissu cellulaireet de vaisseaux avec un embryon pourvu d’un ou de plusieurs cotylédons. Ceux-ci se divisent en exogènes (433) ou dicotylédoaés, qui ont des vaisseaux par couches concentriques , dont les plus jeunes sont en dehors, et chez lesquels l’embryon présente des feuilles séminales ou des cotylédons soit opposés, ce qui est le cas le plus ordinaire , soit verticillés; et en endogènes (432) ou monocotylédonés, qui ont des vaisseaux disposés par faisceaux dont les plus jeunes sont au centre de la tige, et dont l’embryon est pourvu de cotylédons solitaires ou alternes. (557.)

Les exogènes offrent cette double disposition ; ou qu’ils ont en même temps un calice et une corolle distincte, on dit alors

MÉTHODE NATURELLE

qu'ils ont un périgone double (551) ; ou que leur calice et leur corolle ne sont pas distincts et ne forment qu’une seule enveloppe, c’est ce qu’on nomme un périgone simple (555) Dans le premier cas les fumil'es qui ont le périgone double ou ont une corolle à plusieurs pétales ou à un seul, et ces corolles composées ou simples sont placées au-dessous du pistil ou autour, et on les nomme tantôt hypogynes (551), tantôt périgynes (552), pour indiquer ces deujs dispositions.

Les végétaux vasculaires endogènes sont moins nombreux : on les paitage également en deux séries ; celle qui comprend les espèces de plantes dont la fructification est visible et régulière , qu'on nomme ph incrogames (55()),et celle des plantes dont la fructification est cachée, inconnue ou irrégulière, qu’on appelle cryptogames. (557.)

Les plantes dicotylédonées à périgone double, dont la corolle est formée de plusieurs pièces qui ne sont pas adhérentes au calice, mais sur le réceptacle, au-dessous du pistil , sont rappoi’tées aux familles suivantes (Il : les reuonculacées, les dillcniacées , les magiioliacces , les aiionacées, les méuispermacées , les berbéridi-es , les podopbyllacées. les nymph' acées, les papavéracees, les fumariiicees , les crucilères, les capparidées, les flacourtianées , les bixiiiées, les cistinées, les violariées, les droséracées, les polygalées, les trcmérandrées. le.s pittosporées , les frankeiiiacées , les caryopliy lires , les linces, les malvacées. les honibacées, les byttnériacées , les liliaeées , les clæcarpées , les cliléaacées. les ternstroemiacées, les caroelliées, les olacinées. les aurantiacées, les hypériciiiées ,.les gultifère.s, les margraviacées, les hyppocratéai éos, les éryiln oxylées, les mal[)hiacées, les acérinées, les hyppocastanées, les rhizobolées. les sapindacées , les méliacées, les ampélidées, les geraiiiacées, les tropœolées , les balsaminées , les oxalidées, les zygo]>hyllées, les rutacées, les symaroubées , les ochnacées , les coriarices.

(1) J^oyez la Table qui e.<it à la fin de cel ouvrage, pour retrouver l’iiHlication des genres dont les noms ont servi pour la plupart à former celui des familles présentées ici dans l’ordre que l’on peut confidérer comme le plus naturel.

Les familles de plantes endogènes à fleurs munies d’un périgone double encore, mais dont les pétales sont insérés sur le calice, sont celles dont les noms suivent : les frangulacées ou les bourdènes, les samydées, zaïjlhoxylées et peut être les jugiandees, les térébinlhacées , les légumineuses , les rosacées, que I on subdivise en drupacées , pokiées , spirées, driadces , agi imoniées , rosiers et pomacées; les salicatres . les mélastomées, les myriinées, les combrétacées, les loasées, les onagraires, les ficoides, les porlulacées, les iiopalées, les groseillers , les crassulacées, les saxifragées , les ombellifères, les araliacées.

Les dycotylédonées à périgone double, mais dont la corolle est formée d’un seul pétale attaché au calice, sont rapportées aux familles dont nous allons indiquer les noms; les caprifoliees, les loranlltées, les rubiacées, parmi lestpielles on range les gueltardacée.s,les cinchonacées , les cofTéacées , les étoilées : puis les operculaires, les vaicrian<‘es , les dipsacées , les composées, qu’on subdivise aussi en coryuibifères, cinarocéphales . labialifliues . cliicoracées ; les campanulacoes, les lubéliacées, les cucuibitacées, les gessiicrices , les vaceiniées , les éi'icinées , ou bruyères, qu’on sulidivise en ériciiiées proprement dites, épacridées, rhodoracées ; enfin les acpiifoliacees.

Les plantes à deux cotylédons, à calice et à corolle nioiiopélale, celle-ci non attachée au calice ou hypogyne, sont rapportées aux familles suivantes : les myrsinées, les sapotces , les ébénacées, les oléinées . les jasmiiiées, les pédalinées, les sirychnées, les apocynées , les genlianées, les bigoniacées , les polémonidées, les convolvulacées, les borragiuées. les solanées, les personnèes , telles que le.s antbin binées et les rhiiiaiitacées, les labiées, les myoporinées, les pyréiiacées, les acantbacées, le,s lenlibulaires, les primulacées, les globulaires.

La dernière division des plantes à deux cotylédons comprend toutes les espèces qui n’ont à la fleur qu’une seule enveloppe, c’est-à-dire un périgone simple, formé d’un

USAGES ET SINGULARITÉS DES PLANTES

calice ou d’une corolle; telles sont les plombaginées, les plantaginées, les nyctagiiiées, les amararithacées, les chénopodées, les polygonces , les laurinées , les myristicees, les proléacées, les ihymclées. les saiilalacées , les eléaguées, les aristoloches, les euphorbiacées , les urticées, auxquelles on laisse réunies les pipéritées et les arctocarpées , les amentacées, enfin les conifères.

Les monocotylédonées ou endogènes dont la fructification est évidente et régulière sont distribuées en familles sous les noms suivans : les cycadées,les hydrocharidées, les alismacées , les pandanées , les aroïdes , les orchidées, les drymyrrhizées , les musacées, lesiridées. les hémodoracées, les amaryllidées, les hémérocallidées, les dioscorées , les srailacées , les liliacées qu’on partage en asparagées, trilliacées, aspbodelées,

broméliées , tulipacces ; les colchiacées , les commélinées, les palmiers, les joncées , les lyphacées, les cypéracées et enfin les graminées.

Quatre familles de plantes que l'on regarde comme monocotylédonées, mais qui certainement sont vasculaires et endogènes, n’ont pas de fleurs visibles et sont dites criptogames Ce sont les prèles ou équisétacées , les rhizospermes ou marsiléacées, les lycopodinées et les fougères.

Nous allons présenter, sous forme de tableau synoptique, les hases d’après lesquelles on a distribué par groupes naturels ces différentes familles dans les ouvrages les plus récens.

Végétaux

1 vasculaires ou f coiylédooés.

acolyléilonés

exogènes :

à péi igone

.endogènes <

double:

a corolle, j ^lonopétale.

simple ou uniq.ue.

1 monocotylédonés.

hypogyne....

Iiypogyne.....

! périgyue.

phanérogames.

cryptogames..

Page 1