‹ Élémens des sciences naturellesChapitre 94 sur 147 · PI. II · texte numérisé non relu

PI. II

(8) Comme dans la cétoine dorée (Pl. 1 fig. 1 et 2); dans le hanneton , la demoiselle , la sauierelle , etc.

(9) P1. III, fig. 7—11.

DüMÉaiL.

férieures (13) portent ordinairement des appendices articulés (14), qu’on suppose destinés à l’organe du toucher ; on les nomme palpes , ou autrement antennules. Il y en a aussi à la lèvre inférieure (15).

Les insectes qui ne mâchent pas, ont une bouche très différente : les uns ne font que pomper les sucs qui sont libres.à la surface des corps, et ils sont munis, ou d’une trompe charnue (16), formée d’un tuhe contractile, le plus ordinairement terminé par un disque (17) qui fait l’office de ventouse j ou bien ils ont une langue composée de deux ou plusieurs lames, tantôt droites, tantôt roulées en spirale sur elles mêmes, comme dans les papillons (18et 19). D'autres insectes suceprs sont obligés de percer la peau des animaux ou des plantes pour en tirer leur nourriture. Les uns ont un bec (20) ou une sorte d’étui conique, renfermant des soies ( 21 ) qui piquent comme des lancettes, telles sont les punaises ; d’autres ont un tube de corne qui loge dans une coulisse des armes analogues, comme dans la puce ( 22 ), c’est ce qu’on nomme un suçoir.

Les yeux, ou les organes de la vue , sont ordinairement au nombre de deux, situés sur les côtés de la tête (23). Jamais ils n’ont de paupières : ils ne sont point mobiles; leur surface est ordinairement taillée à facettes , et ils sont intérieurement très-composés. Quelques insectes paroissent en avoir quatre, tels sont les tourniquets ; d’autres en ont jusqu’à huit, comme les araignées (24). On a nommé yeux lisses, ou mieux stemmates, des points saillans souvent brillans, qu’on remarque sur le haut du front de certains insectes, comme dans la cigale et dans la guêpe (25) ; on ignore leur usage.

(15) Fig. 6,8, 11; D, c,c.

(16) Pl. III, fig. 15, A.

(17) Ibid, B, comme dans la mouche domestique.

(18) Ibid. fig. 14.

(19) Ibïd. A, B, a «.

(20) Ibid. fig. 9.

(21) Ibid, c c c.

(22) Pl. ni, fig. 16, k,bbc.

(23) Pl. 1, fig. 1 et2,cc.

(24) Ibid. fig. 25, a.

(25) Ibid. fig. 20, 22,23, 24.

DES INSECTES EN GÉNÉRAL

La secuade régioa principale du tronc $e nomme corselet ou thorax (1) : elle est située entre la tête et le rentre ou l'abdomen : elle supporte constamment les membres., tels que les pattes et les ailes. On comprend le plus sourent trois anneaux ou segmens dans cette portion du corps, et chacun d'eux porte ordinairem^it une paire de pattes. Dans beaucoup d’insectes., la pièce anterieure (2) ne s’aperçoit pas du coté du dos : la seconde pièce, ou celle du milieu , qu'on a même nommée à causede celamt’sot^io/nx (3),porte seulement les ailes antérieures, quand il j en a deux paires,et les pattes moyennes constamment ; la troisième pièce du corselet porte les ailes membraneuses et les pattes postérieures. La portion inférieure du corselet se nomme la poitrine j la ligue moj-enne, lorsqu'elle est distincte se nomme le sternum (4) ; le dos ou la partie supérieure du thorax offre aussi des parties saillantes, le plus souvent en triangle ou en forme de plaque arrondie qui sépare les ailes sur la ligne moyenne ; on nomme cette pièce rêcttsson (5).

L'abdomen (6) vient iuunédiatement après la poitrine j souvent U n'y est attaché que par une partie étranglée on trés-rétrécie, qu'on nomme pédicule ou pétiole (7); quand il est accolé au thorax, on le dit sessile (S). On distingue dans l'abdomen le nombre des segmens ou anneaux, qui varie de quatorze à quinxe, et leurs formes, qui présentent des différences beaucoup plus notables. Chacun d’eux est percé de chaque côté, le plus ordinairement entre les articulations, d'un trou ou pore qui est l’orifice des trachées ou vaisseaux aériens et que l’on nomme stigmates (9). Son extrémité libre est. le plus ordinairemmrt,percée par r«n«s. Elle présente beaucoup de variations dans la forme du dernier anneau qui est souvent disposé de manière à favoriser les rapprochemens des

(1) PI. TV , %. 7—16 , « ; PI. 1 , fig. 1 et 2,

(2) pl. l.fig. 24, «.

(î) Pl, l, fig. 2, c.

(4) P1. l, fig- 1 » e ; PL ïV, fig. 17, a.

(5) Pl. le, fig- et 21,

(6) PL L fig- 3-

(7) Pl- 1, fig- 29, 30 et 31, «.

Pl- 1, ^ g" »' %• 27, fi.

^)Pl. v,6g. 10, ïl, 12.

sexes, ou à faciliter la poute ou V'iuserlioH des œufs dans les matières qui doivent les recevoir. Souvent encore, il est armé d'une sorte d'instrument propre à l’attaque ou à la défense; les crochets, les tarières, les aiguillons , les pinces, les lames, les scies, les queues, les filières , etc., se trouvent placés dans cette région du tronc qui livre en même temps passage aux résidus des alimens, aux organes de la reproduction, et à des liqueurs particulières destinées à attirer la proie ou à repousser les ennemis.

Les pattes des insectes sont au moins au nombre de six, quelquefois de huit, et dans certains genres il y en plusieurs centaines.

Elles sont toujours disposées par paires symétriques. Dans les insectes qui n’en ont que six, 00 y distingue les mêmes parties, savoir, une hanche qui les joint au corps ; une cuisse ou Jemur ( 10 ), qui vient après ; puis une jambe ou tibia (l 1 ), et un tarse ( 12 ) formé oïdinairement de plusieurs pièces, qu'oa nomme articles, dont il y a rarement plus de cinq, La patte est le plus souvent terminée par des ongles ou crochets. Ces parties sont différemment conformées, suivant les mœurs et les habitudes des espèces ; car ils produisent l'efTet d’une pince , d’une serre, d'un lire bourre.

H y a des insectes qui n’^ont point d’ailes, mais le plus grand nombre jouit de la faculté de voler. Quelques-uns n’ont que deux ailes (13) ; d’autres en ont quatre, et alors, ou ces ailes ont à peu près la même consistance, ou elles diffèrent pour la forme et l’épaisseur. Ainsi il en est chez lesquels les ailes supérieures sont solides, courtes, et servent seulement d'étuis aux inférieures , qui sont membraneuses ; on les nomme alors des donnes (14) ; tantôt ces quatre ailes sont absolument membraneuses (1.^) ; tantôt elles sont couvertes d'une sorte de poussière écailleuse (16). Ces ailes sont de véritables membranes, à l’aide desquelles les insectes s’ap-

(10) PL l,€s. 2,

(11) PL I, fig, 2, A A.

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