‹ Élémens des sciences naturelles. Ouvrage prescrit par arrêté et statut de l'université pour l'enseignement dans les colléges royauxChapitre 36 sur 47 · II · texte numérisé non relu

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Le faisan, proprement dit, est aussi un très-bel oiseau dont on commît plusieurs variétés. Le mâle est d’une couleur rouge brune ; sa gorge est bleue ; il a des caroncules écarlates. Au printemps, il porte deux pinceaux de plumes dorées sur les oreilles. Celui de la Chine, qu’on nomme faisan doré , a les plumes du cou et de la tête d’une couleur jaune d or , la poitrine rouge , et les pennes des ailes bleues. Le faisan blanc , qui est du même pays, a une ta etc ecarlate et I abdomen noir. On les eleve en domesticité : ils font rarement des petits en France.

Les tétras ont les plumes de la queue à peu près égales ; ils n ont point de caroncules, mais seulement une place

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une aux environs de l’oeil. On nomme lagopèdes les espèces qui ont les pieds velus , comme les coqs de hrujere du Nord, les gelinottes ; ils vivent tous dans les pays couverts de neige. On appelle perdrix les espèces dont les mâles ont les pattes nues et armées d’un éperon ou d’un ergot ; tandis qu’on donne le nom de cailles à celles qui n’ont point cette arme. Elles ont la meme manière de vivre ; leur chair est très-estimée.

Le dindon nous est venu d’Amérique, quoiqu’il porte le nom de coq d’Inde , parce que les Portugais appeloient autrefois le Brésil les Indes occidentales. Il n’y a encore que cette espèce dans ce genre; on la reconnoît aux caroncules qui garnissent sa tète et son cou , qui sont presque nus. Le mâle a un bouquet de crins sur la poitrine. Dans fe temps des amours, il reste en extase des heures entières, la queue étalée en roue, les caroncules pendantes , violettes, la gorge écarlate, les ailes traînantes, faisant éprouver à toute l’habitude de son corps un trémoussement singulier. Sa couleur , ainsi que celle de la femelle , est le plus ordinairement noire; mais il y en a de blancs et de gris. La femelle pond au printemps à peu près comme la poule. Les hoccos et les guans sont des gallinacés qui ressemblent beaucoup au dindon ; mais ils ont sur la tète une huppe , qu’ils peuvent redresser à volonté. Us vivent aussi dans l’Amérique méridionale.

Les pintades sont originaires d’Afrique , principalement du royaume d’Alger. Les Romains les désignoient sous le nom de poules de Numidie, ou de méléagres : elles ont le cou presque nu, et une proéminence osseuse, en forme de casque sur la tète. L’espèce la plus ordinaire, et qu’on élève en domesticité, est bleuâtre, à taches ar~

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rondies , nlanches , disposées en quinconce. Ses mœurs sont analogues à celles du dindon.

Quatre genres d’oiseaux etrangers, composés chacun de deux ou trois espèces au plus, forment l’ordre des gallinacés Brachvptères , nommés ainsi parce que leurs ailes sont très-courtes, et leur corps très-pesant, ce qui les empeche de voler. Il est facile de les distinguer en examinant le nombre de leurs doigts. Les drontes en ont

quatie, les loujoux et les casoars trois, et les autruches deux.

ÏJ ai/(niche est le plus gros de tous les oiseaux connus : elle atteint près de deux mètres et demi de hauteur, et pese jusqu a quatre myriagrammes ; ses jambes sont très— élevées j le pied n’est composé que de deux doigts (PL 1, lig. 22) : elle court très-vite; les plumes de sa queue et de ses ailes sont molles, flexibles, pendantes : on en fait des panaches; son bec est très-plat, aussi l’oiseau avalet-il ses ahmens sans les mâcher. Les femelles pondent leurs œufs sur le sable ; on dit qu’elles ne les couvent pas , et que la chaleur de l’atmosphère suffit pour les faire ecîoie. Chaque œuf pèse environ deux kilogrammes; un seul est plus que suffisant pour le repas d’un homme. On scie la coque de ces œufs, qui est très-dure, pour s’en servir comme d un vase. Les nègres élèvent les autruches en domesticité dans quelques contrées de l’Afrique, et des

en fans montent sur leur dos pour faire des courses trèsrapides.

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