‹ Élémens des sciences naturelles. Ouvrage prescrit par arrêté et statut de l'université pour l'enseignement dans les colléges royauxChapitre 37 sur 47 · II · texte numérisé non relu

II

Les casoars ont quelques rapports avec l’autruche par leui taille élevée et la brièveté de leurs ailes; mais ils ont tiois doigts, point de queue, et les pennes de leurs ailes sans haibules , ainsi que toutes celles du dos. On en con-

noîfc deux espèces : l’une d’Asie, dont la tète est recouverte d’une sorte de casque (PI. ir , fig. 4$) ; l’autre de îa Nouvelle-Hollande. Elles se nourrissent de matières végétales. Leurs œufs sont plus allongés et moins gros que ceux des autruches. Leur coquille est de couleur verte à la superficie, et d’un très-beau blanc d’ivoire en dessous. On profite de cette disposition pour y tracer divers dessins en

camée. I

Le toujou est un oiseau de l’Amérique méridionale , qui marche sur trois doigts , et sur une callosité qui tient lieu de pouce. 11 est presque aussi gros que l’autruche ÿ sa couleur est grise en dessus et blanche sous le ventre. ïl pond , dit-on , plus de cinquante œufs , qui pèsent chacun un kilogramme. Les plumes de ses ailes servent de panache ; il n’a point de queue. Maintenant on commît trèspeu le dronie. Il paroît qu’autrefois il étoit assez commun aux îles de France et de Bourbon. On ne l’y rencontre plus présentement ; on le reconnoîtroit facilement à son bec allongé, fendu jusqu’au-delà des veux, étranglé au milieu , avec deux rides transversales (Pi. 11 , fig. 49) ? e* aux quatre doigts distincts et séparés sur lesquels il marche. Les pennes de la queue et des ailes de cet oiseau ressemblent beaucoup à celles de l’autruche.

ll8o.

Les Échassiers , qu’on nomme aussi oiseaux de rivage, ont été ainsi désignés, parce qu’ils sont montés très-haut sur jambes , et qu’ils vivent ordinairement sur le bord des eaux. Leur organisation est parfaitement en rapport avec leurs habitudes. La plupart ont îa queue très-courte, les doigts allongés , ainsi que les tarses : leurs plumes ne descendent point jusqu’au bas du genou. Us peuvent se tenir des heures entières sur une seule patte , et marcher à gué sur les rivages. Dans le vol, leur cou allonge contieha—

lance le poids des pattes. Tous se nourrissent de vers, de mollusques ou de la chair des autres animaux aquatiques: ils tont leur nid sur la terre , et les petits peuvent marcner en sortant de l’œuf, comme ceux des gallinacés., chez les espèces qui ne vivent point par paires.

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Quoique tous les échassiers prennent à peu près les memes nourritures , les uns se trouvent forcés de ne mangei que des animaux très-mous , parce que leur bec trop loible ou trop long ne pourroit briser les coquilles dont la plupart des animaux aquatiques sont enveloppés ; d’autres, au contraire , ont des mâchoires courtes et robustes, avec lesquelles ils peuvent briser les tests les plus durs. On s’est servi de cette différence pour ranger les oiseaux de rivage dans quatre familles faciles à distinguer.

Les espèces qui ont le bec large , obtus , légèrement courbé et non cylindrique ou en pointe, ont reçu le nom de Icitirostres (1 184). On a appelé térétirostres (1188), les échassiers dont le bec est foibîe , allongé, et arrondi à la base comme à la pointe. Les deux autres familles comprennent les espèces qui ont le bec droit, pointu : ceux qui 1 ont très-long , avec les bords tranchans , sont dits cultri rostres (n 85), et les autres, qui ont le bec plus court et comme comprimé, sont nommés pressirostres (1 187).

Sous le nom de Latirostres , qui signifie becs-larges , on a rapproche trois genres d’oiseaux étrangers à notre climat, et dont le bec a une conformation très- remarquable. On les nomme flammant , spatule et savacou. Les fi animants y appelés aussi phénicopteres > parce que leurs ailes sont ordinairement de couleur rouge , se font reconnoitre par la forme singulière de leur bec, qui est à peu près semblable à celui des canards, mais coudé au milieu

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