‹ Élémens des sciences naturelles. Ouvrage prescrit par arrêté et statut de l'université pour l'enseignement dans les colléges royauxChapitre 39 sur 47 · DES OISEAUX ÉCHASSIERS. 28 S · texte numérisé non relu

DES OISEAUX ÉCHASSIERS. 28 S

ordinaire , F aigrette d’Asie, qu’on trouve rarement dans le Midi, et dont Focciput est garni de deux longues plumes, qu’on recherche beaucoup comme ornement. Une autre espèce d’Amérique porte sur le dos des plumes à barbules très-lâches, que les plumassiers désignent en France sous le nom d 'esprit. Les cigognes ressemblent beaucoup aux hérons; mais leur ongle du milieu n’est pas dentelé. L’espèce la plus commune est blanche , avec le bec et les pattes rouges: son cou est très-long. Elle vit dans les lieux marécageux du nord de l’Europe , où elle se nourrit de crapauds , de grenouilles , de serpens et autres reptiles ; en automne , elle émigre vers FÉgypte et la Barbarie. Enfin , les grues ne diffèrent des oiseaux des deux genres précédons, que parce que leur tète est presque chauve.

Quatre genres , peu nombreux en espèces , composent la famille des échassiers Fressirostres : ce sont d’abord les foulques et les jacanas , qui ont la base du bec dénuée de plumes, et ensuite les râles et les huîtriers , qui sont dans le cas contraire. Les jacanas sont des oiseaux d’Amérique et des Indes, dont le bec est garni à sa base de caroncules charnues (PI. 11 , fig. 57) j ils ont les ailes armées d’épines ou d’éperons , avec lesquels ils se battent ; l’ongle de leurpouce est excessivement allongé (PL iv, fig. g): on les nomme vulgairement chirurgiens. Les foulques , qu’on appelle aussi poules d’eau, n’ont point de caroncules. On en voit plusieurs espèces en France: elles vivent dans les lieux aquatiques • les trois doigts antérieurs de leurs pattes sont lobés (fig. 11 et 14), et elles s’en servent pour grimpersur les tiges des roseaux. Leur plumage est noir, et leur bec blanchâtre ou rougeâtre. On estime beaucoup leur chair, quoiqu’elles aient à peu près la meme manière de vivre que les hérons, lihuîirier se reconnoit facilement,

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parce qu’il n’a point de pouce du tout : son bec (PL ii , fig. 58) et ses pattes sont rouges , son corps est couvert de plumes noires et blanches. Il se nourrit de testacés qu’il recueille sur les bords de la mer. Enfin , les râles ont un pouce très-court, la queue à peine distincte , et le corps comme comprimé : leurs plumes sont lisses et serrées. On en connoît plusieurs espèces : leur chair est un manger très-délicat. Celui qu’on nomme râle de genêt ou roi des cailles , est brun avec les ailes rousses; le râle d’eau est gris, tacheté de blanc. Ces oiseaux volent mal, avec les pattes pendantes , mais ils courent très-vile ; leur chair est coriace et dure.

Les Térétirostres , dont il nous reste à parier, ont le bec à peu près cylindrique dans toute son étendue : les uns l’ont arqué et trois fois plus long que la tète au moins ; ce sont les courlis et les avocettes : chez d’autres , il est droit , deux fois plus long que la tète au moins; ce sont les bécasses : les vanneaux et les pluviers qui viennent ensuite , ont un bec qni 11’est guère plus long que leur tête.

Tous ces oiseaux ont à peu près la même manière de vivre : ils recherchent les vers des bords des eaux ou des terrains humides. On reconnoît les avocettes à leur bec pointu , allongé , recourbé en dessus (PI. rir , fig. 61 ) ; celui des courlis est mousse , courbé en bas ( PI. 11 , fig. 54) ; dans les bécasses y il est droit, mousse, et leur pouce ou doigt de derrière est assez allongé pour poser sur la terre. Les pluviers ont un bec pointu et court, en proportion des autres échassiers, et n’ont point du tout de pouce ( PI. iv, fig. 10). En fiii, les vanneaux ont un pouce très-court qui n’atteint pas le sol lorsque l’oiseau marche. On trouve en France des espèces de chacun de ces genres : on estime beaucoup leur chair.

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