‹ Élémens pratiques d'exploitationChapitre 112 sur 140 · COMPTABILITÉ. S^S · texte numérisé non relu

COMPTABILITÉ. S^S

cependant pour ceux qui par économie se irouyeraien) chaînés momentanément de la caisse et des écritures, qu'il leur suffit de tenir un livre- journal de leurs recettes et de leurs dépenses , sur lequel ils inscrivent t<Mit ce qu'ils reçoivent et tout ce qu'ils dépensent, en ayant soin de retirer des quittances de tous les prifacteurs et fournisseurs.

Quant aux ouvriers à la journée, ils sont tous portés sur une seule et même feuille, que l'on fait signer par le maître mineur et qui sert de pièce à l'appui , comme les autres quittances que l'on doit rassembler mois par mois , pour en faire une liasse au bout de l'année.

Si l'administration ou le gérant ne réside pas sur les lieux, le directeur-caissier enverra tous les mois un état de ses recettes et dépenses , énonçant pour balance ce qui lui reste en caisse , et il aura soin de faire vérifier et approuver chacun de ces comptes , afin que les erreurs ne vieillissent pas, quHl ne soit point préoccupé de sa comptabilité, et qu'il puisse donner tout son temps et tous ^s soins à l'exploitation proprement dite. Le brouillard, qu'il lui suffit de tenir exactement, peut toujours servir à mettre les écritures en parties doubles , quand on en sentira la nécessité ; mais c'est à un commis et non au directeur à se charger de ce soin, qui exige d'ailleurs l'habitude de la tenue des livres, que l'on ne peut exiger de lui.

En revanche , il est un genre de compta* bilité qui le concerne spécialement , c'est le calcul journalier de la dépense des travaux par rapport aux produits, et c'est ici qu41 faut tout s'avouer , ne rien omettre et se garantir de toute illusion. Non-seulement il faut faire figurer tous les frais d'extraction actuelle; mais faire entrer aussi en ligne de compte les frais généraux , les frais d'administration et l'intérêt des sommes dépensées, soit pour l'acquisition de la concession des terrains, soit pour les indemnités, les frais d'épuisement par galerie ou par machines, etc.

Toutes ces sommes formeront un capital dont l'intérêt doit se répartir sur la quantité du minerai ou du combustible extrait , et l'on sait parfaitement que, plus on extrait dans un temps donné, et moins la portion des frais généraux et de l'intérêt du capital dépensé est forte. Si, je le suppose, ces deux sommes cumulées s'élèvent à dix mille francs, et que l'extraction ne dépasse pas dix mille hectolitres ou dix mille quintaux par an , il faudra augmenter le prix d'extraction de chacun de ces quintaux ou hectolitres de i^; tandis que , si le produit était porté à cent mille quintaux ou hectolitres par an, il ne faudrait plus augmenter chacun d'eux que de jo centimes : ainsi l'hectolitre de houille, revenant, je le suppose, à 5o centimes d'ex-» traction , devrait être porte à 60 centimes de prix coûtant.

coMPTAfiitiTÉ. 5a5

Voilà le calcul dont le directeur doit cons* tamment s'occuper, qu'il doit répéter sou- Tant, et surtout quand il apporte quelque changement dans ses moyens d'extraction, dans le nombre de ses ouvriers, la forme ou la capacité de ses chariots, etc.

Les moyens d'exportation et de transport, la nature des chemins à parcourir pour arriter à un lieu de consommation , aux abords d'une grande route , d'un canal , d'un port ou d'une rivière navigable , font encore le sujet des soins et des méditations d'un directeur zélé, et si l'exploitation qui lui est coi^r fiée produit plusieurs qualités différentes de combustible ou de minerai, il doit les essayer lui-même , afin de pouvoir mettre les consommateurs à portée d'approprier ces différens produits à différens usages, pour en augmenter et en faciliter la vente; et pour pouvoir donner la preuve de ce qu'il avance aux personnes qui seraient intéressées à s'a^S; surer de la véracité de ses assertions, je conseille d'avoir un four d'essai, toujours prêt à mettre en feu, soit pour éprouver le degré de chaleur ou la proportion du résidu d'un combustible, soit pour apprécier la richesse d'un minerai quelconque , et tout cela ne suppose que les connaissances qui sont aujourd'hui répandues dans toutes les classes de la société qui s'occupent des arts et de l'industrie, ou du moins qui sont journellement enseignées dans nos écoles des mines ,

5a6 ADMWISTRATION.

et particulièrement dans celles de Paris et de Saint- Étiénifte , dent on trouve tons le» statuts et réglemens à la fin du second volume des Aniiales des mines ^ mais doiit nous rapporterons ici ) dans Tintérét des exploitans et des maîtres d'usines, ce qui concerne l'admission des élères.

jbcole des mines et des mineurs.

ART. X. Les élèves sont admis à l'école des mineurs de Saint-Etienne par le directeur général des ponts et chaussées et des mines, sur la présentation des préfets des départemens.

Art. XI. Ces élèves seront pris de préférence parmi les fils et neveux des mineurs^ chefs -ouvriers d'usines, maîtres mineurs, directeurs ou exploitans des mines ou usines.

Art. XIL Tout prétendant à l'admission adressera sa demande au préfet de son département, en produisant à l'appui : i.^ un extrait de son acte' de naissance, prouvant qu'il a l'âge prescrit (i5 à a5 ans); i.*" un certificat d'un officier de santé , attestant qu'il est d'une bonne constitution , et qu'il a été vacciné ou qu'il a eu la petite Vérole; 5 * un certificat du maire de sa commune , consta* tant qu'il est de bonnes vie et moeurs, et indiquant en outre s'il est fils ou neveu de mineur , de chef- ouvrier d'usine , de maître mineur, etc.

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