RECHERCHES DE LA TOURBE
Quant aux tourbes^ c'est principalement dans les lieux bas et marécageux, dans les vallées où il existe un courant d'eau et dont le fond paraît parfaitement nirelé , que l'on peut espérer de rencontrer ce combustible. Une espèce de souplesse , une élasticité trèssensible sous le pied , sont encore des signes assez certains de sa présence. Mais comme les tourbes marécageuses ne se trouyent ja« mais à de grandes profondeurs, la tarière est le moyen le plus certain de s'assurer de sa présence*, et Ton ne doit pas balancer à en faire usa^è, parce qu'elle ne peut entrâtner à aucuns frais notables.
Il existe aussi de la tourbe dans les pays de montagnes, et même à une assez grande hauteur; mais ce n'est jamais que sur les plateaux, dans les Talions et dans les bassins plus ou
moins spacieux que l'on peut espérer d'en ren* contrer.
On consultera arec le plus grand fruit l'ouvrage de Lambreville , sur les tourbières de France , où cet auteur cite toutes les vallées et toutes les rivières où il a été appelé à reconnaître ce combustible. Il en sera de même d'un bon mémoire de M. Blaviers inséré dans le n.° 2 du Journal des mines , où l'auteur cite non -seulement un très-grand nombre des tourbières de France , mais où il indique aussi les difFénens avantages qui résultent de l'emploi de ce combustible, qui, pour être moins brillant que le bois et la houille, n'en est pas moins utile et précieux.