‹ Élémens pratiques d'exploitationChapitre 87 sur 140 · GAZ AZOTE · texte numérisé non relu

GAZ AZOTE

rette de Die et tous les vins mousseux doivent leur qualité particulière.

Du gaz azote.

Le gaz azote, qui entre déjà pour 78 centièmes dans la composition de l'air atmosphérique que nous respirons, sj accumule quelquefois en plus grande proportion, et devient alors tout aussi funeste à ceux qui le respirent, que le gaz acide carbonique. L'azote n'a point d'odeur, il' éteint les lampes subi-tement , et ne fait point blanchir l'eau de chaux ; ce qui le distingue nettement d'avec le précédent , qui lui donne l'aspect laiteux.

Le mouquet ou le mauvais air, qui se trouve dans les mines de lignite de la Provence, se manifeste principalement pendant les cha-* leurs, dans les cantons mal aérés, voisins des Tieux travaux, des eaux croupissantes et des amas de lignites terreux : il est plus fort, toutes choses égales d'ailleurs, dans le voisinage des charbons argileux, etc. On le reconnaît à la flamme des lampes, qui devient rougeâtre, alongée, vacillante, ejt qui finit par s'éteindre* Les mineurs le distinguent à son odeur piquante, à la pesanteur de la télé, au sifflement des oreilles , au gonflement et à Tendurcissement du bas-ventre , à l'oppression de la poitrine, à une espèce de tremblement dans les muscles des cuisses et des jambes ^^

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à un affaiblissement qui réclame les secours les plus prompts, etc. Les victimes du mouquet , qui parait être un mélange de gaz acide carbonique et d'azote en diverses proportions, ont toujours offert le ventre gonflé et tendu comme celui des noyés. Le chlorure de cbaux humide , placé à plusieurs reprises dans des travaux infestés par le mouquet , a produit une amélioration sensible (communiqué par M. Gindre , dire'cteur des mines d'Auriol, Bouches- du -Rhône)*

Quant aux vapeurs arsenicales et mercurieU les s elles^ sont particulières aux mines qui contiennent ces métaux ; mais comme leurs effets sont pernicieux, on ne doit rien négliger pour les noyer dans une grande masse d^air atmosphérique, ou pour les chasser hors des travaux par un courant d'air actif.

De Thjdrogene.

Le gaz kjrdrogène carboné des mines , que l'on nomme grisou j feu grisou on fou sau^ 9age, suivant le pays, est presque toujours mêlé à une certaine doae d'azote ou d'acide carbonique, qui le rend moins combustible. Cent pouces cubes de ce gaz ne pèsent que dix-neuf grains environ (i gramme), et c'est à cause de cette grande légèreté qu^il tend toujours à s'élever.

Ukydrogène ou grisou sort de la houille

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