‹ Élémens pratiques d'exploitationChapitre 90 sur 140 · RESPIRATOIRES · texte numérisé non relu

RESPIRATOIRES

• Le masque de Pilatre de Rosier ne pourrait servir au reste que pour pénétrer à une très - petite distance du jour , car on ne saurait donner une bien grande longueur au tuyau de taffetas sans risquer de le déchirer ou de le plier, et dans l'un et l'autre cas il cesserait de remplir le but auquel on le destine.

L'appareil dont M. de Humboldt a fait usage dans les mines du Hartz permet au contraire d'aller porter du secours à une trèsgrande distance du jour, dans les galeries les plus longues et dans les puits les plus profonds. Il diffère du précédent en ce que le tube, qui dans ce cas est appliqué sur la bou* che (fig. 3), codimunique à un réservoir d'air que l'ouvrier porte sur son dos, comme un sac de soldat, ou qu'il tratne après lui sur un léger chariot, dans le cas où il aurait besoin deséjoumer et de travailler au milieu du mauvais air.

' Lorsque le réservoir doit être porté à dos, on peut encore lui donner une capacité de 6 % pieds cubes environ, ou 210 décimètres, savoir 3 pieds de long , 33 pouces de lai|;e et 14 pouces d'épaisseur, et l'on a calculé que ce volume d'air est à peu près celui qui est nécessaire à un homme pour respirer pendant quinze à seize minutes : dans la plupart des circonstances où il s'agit d'aller chercher un homme asphyxié au fond d'une mine, ce temps est plus : que suffisant.

4o6 APPAREILS

Suivant M. Communeau » un mineur use en TÎngt-quatre heures 19 mètres cubes d'air; sa transpiration en exige 181 mètres, et s'il brù* lait un kilogramme d'huile, la combustion en absorberait encore 40 mètres cubes: total ^40 mètres cubes, soit 10 mètres par heure.

Le réservoir doit être composé d'un sac de taffetas ciré bien souple, garni d'une tubulure à laquelle le tuyau vient s'adapter, et il doit être enfermé dans une espèce de cage d'osier, afin qu'il conserve la forme aplatie et qu'il soit à l'abri du choc et du froissement L'homme qui veut faire usage de cet appareil pour descendre dans une mine remplie, de mofettes, se l'attache sur le dos avec des courroies , applique ensuife et fixe sur la bouche l'embouchure en forme de portevoix, d'où part le tube qui va communiquer avec le réservoir. Ce tube, de 6 lignes (o,oi5) de diamètre , passe par-dessus l'épaule et n'a que 14 à i5 pouces de longueur (0,4 à o,5). Enfin, cet homme accroche en avant de la boutonnière de sa veste une lanterne qui contient une lampe ou une bougie et qui reçoit l'air expiré par les poumons , qui est encore assez pur pour entretenir la lumière.

La figure 2 donne une idée de la di^osition des tubes et de l'embouchure , garnie intérieurement de deux petites soupapes, qui jouent en sens inverse et de manière à ce que celle d'expiration, qui laisse passer l'air de la lanterne, se ferme quand celle d'a^

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