‹ Élémens pratiques d'exploitationChapitre 91 sur 140 · RESPIRATOIRES · texte numérisé non relu

RESPIRATOIRES

pîration vient à s'ouvrir. Les narines sont fermées au moyen dune pince à ressort, afin d'empêcher toute respiration par le nez.

Comme on éprouverait beaucoup de peine k soutirer les dernières parties dé l'air contenu dans le réservoir, on obvie encore à cet inconvénient en chargeant légèrement le sac d'air» de manière à ce qu'il s'affaisse de lui-même au fur et à mesure qu'il se vide. Malgré toutes ces précautions on doit bien penser qu'un hoiQme armé de la sorte éprouve toujours une certaine gêne, et qu'il ne pourrait continuer à respirer de cette manière sans éprouver quelque fatigue. Mais aussi on ne propose cet appareil que pour Tenlèvement des asphyxiés ou pour exécuter un travail pressé et de peu de durée ^ Nous ne saurions trop le recommander, non-seulement pour le service des mines, mais aussi pour celui des villes et des manufactures où les ouvriers sont exposés à l'asphyxie.

1 Y oyez f po«r de plut fnnds deuils, l*inftnicUon du doctemr Macquart, Joamal des mines, n.^ i3, pag. 78. La description de denx machines destinées k consenrer la TÎe des hommes et la lumière des lampes, etc., Journal des mines, n.* 4? 7 c^ Hnstniction publiée sur le m^me sujet par le conseil ^es mines en Avril 1894* Annales des mines, tom. X , pag. 1.'*

4o8 EMPLOI DU CHLORURE

De remploi du chlorure de chaux pour T assainissement des mines de houille qui contiennent de Vhjdrogene carboné et autres lieux infectés de gaz méphitiques.

M. Fincham, fabricant de chlorures en Angleterre , vient d'employer le chlorure de chaux dans une mine de charbon pour détruire le gaz hydrogène qui s'y développaiL Il fît répandre ce chlorure dans la mine de Bradfort^ où les ouvriers ne pouvaient pénétrer qu'avec la lanterne de Davy. Un lundi les ouvriers pouvaient travailler sans accident avec la lampe ordinaire , quoique le gaz se fut accumulé depuis le samedi. L'o-* deur du chlorure, que Ton avait répandu en excès pour épreuve , ayant rebuté les travailleurs , ils refusèrent de s'en servir , ce qui fut cause qu'un ouvrier qui pénétra iuLprudeipment dans la mine avec une chandelle, détermina une explosion dont il mourut M. Fincham fît répandre de nouveau chlorure à l'endroit même où l'accident était arrivé , et l'on y porta une chandelle sans qu'il se soit fait de nouvelle explosion. On continua à répandre du chlorure dans cette place, qui était la seule où le gaz se dégageait, et aucun accident n'eut lieu. Les expérien-

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