DANS LES MINES. ^OQ
ces avec' le cblorure furent continuées plus tard avec le même succès.
Le curage des égouts de Paris a fourni un nouvel exemple de l'efficacité de ce précieux réactif pour l'assainissement des souterrains les plus infectés de gaz délétères.
Dans le curage de l'égout de la Roquette à Paris, qui eut lieu en 18^6, on employa difierens moyens d'aérage et de désinfection : la ventilation au moyen des fourneaux d'appel fut l'agent principalement employé, et cette ventilation a quelquefois agi à i38 et i^S mètres; mais on a remarqué ici, comme dans les mines, que ce genre de ventilation était d'autant plus efficace, que l'air mis en mouvement avait moins d'espace à parcourir. Parmi les agens chimiques, la Commission avait d'abord pensé qu'en dégageant du chlore à proximité des ouvriers, de manière à ce qu'il leur fut apporté par le courant d'air que produisaient les fours d'appel , il les mettrait complètement à l'abri de l'action des gaz délétères; mais elle eut bientôt reconnu que ces vapeurs, lorsqu'elles sont trop abondantes , gênent la respiration des ouvriers , et qu en passant dans la cheminée d'appel , elles éteignent le feu et arrêtent ainsi le courant d'air. On renonça donc à ce moyen , et ces fumigations furent bien plus utilement placées au-dessus du foyer même. De cette manière elles ne purent plus arrêter la combustion en se mêlant aux gaz que le feu n'a-
4lO EMPLOI OU CHLORCRE
Tait pas détruits; mais alors le bien ne fut que pour l'extérieur et nullement pour les tra- Taillears.
Le cKIorure de chaux fut employé utilement en solution dans l'eau et à l'état sec. On se servit de la solution en le plaçant dans des baquets à l'entrée de chaque égout, afin que les ouvriers s'y lavassent les mains, les bras et la figure chaque fois qu'ils entraient ou qu'ils sortaient. On leur faisait porter du chlorure sçc au cou , renfermé dans des sacs de toile ou de crin ou dans de petits paniers d'osier. Enfin» une manière d'employer le chlorure de chaux qui parut préférable à toute autre pendant cette longue et périlleuse opération, consistait à jeter du foin dans les parties de l'égout qui paraissaient trop infectées, et à répandre sur ce foin du chlorure en poudre : cela tient probablement à ce qu'en «multipliant les surfaces , on active la décomposition du chlorure et on accélère la destruction des gaz délétères à mesure que le chlore se dégage.
Ccymme les tombereaux de boue que l'on enlevait des égouts traversaient les quartiers les plus populeux dé Paris, on répandait dessus un demi-seau de solution de chlorure, et cela a toujours réussi à les désinfecter complètement. ^
On s'occupe dans ce moment-ci aux mines
I RecQeil industriel et manafacturier de M. de Moléon, t. X.