‹ Éléments carlovingiensChapitre 34 sur 51 · PLANCHE V1H · texte numérisé non relu

PLANCHE V1H

de l'époque romaine ; celles-ci ne s'élèvent guère qu'à hauteur d'homme , les pierres superposées sont graduellement de temps plus récents.

6709. Dusque la tor qi est de marbre bis.

Aux portions angulaires on remarque des pierres remises à vive arrête, mais le plein du mur a été refait avec des matériaux antiques.

En sortant de l'intérieur de la tour, on peut tourner le donjon carré par une ruelle escarpée qui fait tangente : l'angle de la construction est remarquable ; on aperçoit encore à trois mètres d'élévation une épaisse spirale qui supportait l'escalier : en s'avançant dans l'orientation de Chartres, la tour reprend son antique physionomie; la partie circulaire, flanquée d'énormes massifs, laisse voir au centre une vaste meurtrière pratiquée à travers une large embrasure ; tout auprès, on remarque la forte saillie d'une guette; la pierre en biseau qui lui sert de console porte une tête d'homme sculptée en relief et tournée vers le zénith: elle est empreinte du caractère carlovingien.

6672. Parmi la tor qi fu faite à cisel.

Une voûte surmonte la meurtrière; elle a perdu tout revêtement, et les pierres de l'arceau mises à nu terminent une élévation d'environ vingt mètres.

La petite église moderne a conservé l'antique invocation ; elle est encore consacrée à saint Christophe :

7925. Vers Castel-Fort traions-nos à garant....

8091. Et li cevals le tresnoa errant

Dusqu'au castel sus la roce au Gaiant.

Aujourd'hui le bâtiment de la mairie et celui des écoles occupent en partie remplacement de l'antique forteresse.

Pour apprécier le site, tout féodal, il faut revenir sur la place du village, et tournant vers l'orient, on descend une gorge étroite et escarpée qui conduit au vallon : à l'entrée de ce défilé et vers la gauche, gisent les restes d'un vaste bastion qui avec la tour complétait la défense du côté de la plaine ; un angle seul est debout et menace de s'écrouler, il est en quelque sorte caché par des broussailles. Les souterrains subsistent toujours et sont alignés en forme de croix grecque; un habitant en a transformé une partie en cellier ; d'autres excavations antiques, que les paysans ont appropriées à leur usage particulier, s'étendent le long de ce défilé ; de l'autre côté de la route sont les anciens murs fortifiés : on y reconnaît des blocs primitifs.

A mi-côte se trouve la poterne qui communiquait avec les souterrains du donjon :

7757. Vers Castel-Fort aquelli son cemin;

Vint à la boue ki fu el sousterin Dont du castel l'autre fois se parti.

Cette poterne, dont on aperçoit quelques vestiges au fond d'une ravine, était orientée vers la Cour-Roland.

En descendant toujours, on trouve une fontaine qui affecte la forme de croissant ; elle est appelée Fontaine de la Trinité.

Puis on rencontre la petite rivière de Gironde, appelée Rhône du temps de Raimbert; appellation commune

à tous les cours d'eau (voir vers 6678); on la traverse sur un pont :

7208. D'une seule arce estoit li pons bastis.

En amont, on voit un lavoir public, et en aval deux moulins (vers 6669 et 6672).

Le chemin tourne brusquement à droite; il conduit au marais ( vers 6652 ) qui sépare le mamelon du château, à distance de deux cents mètres, de la longue colline boisée s1 étendant en face ( vers 6653 ).

De ce côté, l'antique castel, assis comme un nid d'aigle sur le sommet d'un immense cône, dont la base décrit un cercle dans le marais, est d'un admirable effet; l'escarpement et l'élévation expliquent l'impuissance de l'armée carlovingienne qui, selon le poète, y bivouaqua durant sept années (vers 3450 ) : les terrasses se dessinent au sommet et semblent autant de couronnes dont les cercles se prêtaient naturellement au stratagème d'Ogier : c'est là qu'il plaça les soldats de bois destinés à faire croire que la famine n'avait point anéanti la garnison (vers 8385 ). Il est à regretter que des constructions modernes viennent masquer la vue du donjon de ce côté.

Après avoir traversé le marais, se dirigeant vers le mamelon, on trouve, au pied de la côte, la fontaine qui, suivant la chanson, coulait dans l'intérieur retranché ( vers 6667 ) ; son urne circulaire fournit encore une eau de cristal aux habitants de la contrée, qui l'appellent la Goutte d'Or '.

Didier, descendant des ducs d'Istrie, qui relevaient de

■ Près de Château-Fort, on trouve Orsigny, ainsi qu'un château d'Ors.

276 ÉLÉMENTS CARLOVJNGIENS.

l'empire, fut proclamé souverain en 757, à la mort du dernier roi lombard ; seize ans plus tard, il faisait à Ogier donation de Château-Fort et de Mont-tCevrel ', transmis à titre héréditaire par ses ancêtres, possesseurs probables durant l'occupation romaine, prolongée jusqu'au vie siècle. Les sénateurs conservèrent longtemps encore la jouissance de leurs biens dans les Gaules 2. La forme de croix grecque, que présentent les souterrains, porte à croire que Château-Fort fut construit vers l'époque où le christianisme s'établissait; abandonné durant de longues années, il était délabré lorsque Didier en fit don à Ogier ; celui-ci s'empressa de le faire réparer et de le rendre propre aux usages de la chevalerie française :

3443. De Chastel-Fort fist les murs esforcier.

De cette époque datent probablement les changements opérés sur les premières assises, et qui aujourd'hui encore font disparate avec la base de la construction.

Cette excursion, peut-être trop facile, a cependant plus d'une similitude avec celle que, Pausanias à la main, on peut faire dans la plaine de Troie jusqu'à l'escarpement de Pergame : Ogier-Raimbert est ici un guide aussi fidèle qu'Homère lui-même. Le mamelon, la rivière, les fontaines, les terrasses élevées et ce marais qui arrêta si longtemps l'élan des héros français ; là un ciel brûlant, un sol calciné ; chez nous une nature luxuriante, conservant la beauté de ses formes et l'identité des détails, bien

1 Vers 3421 et 3425.

2 Voir Procope, et Fauchet, ses OEuvres, p. 54.

qu'elle ait revêtu plus de raille fois la parure du printemps.

La distance qui sépare Château-Fort de Chevreuse n'est guère que d'une lieue, les sinuosités de la route et le coteau font croire la distance plus considérable :

« Deus lieues a de Chasteau-Fort jusqu'à Chevreuse '. »

La colline interposée porte le nom de Goberville ; elle s'abaisse devant celles qui servent de bases aux deux constructions antiques ; le pays est fortement boisé et creusé en ravins. Du sommet de la plus haute tour de Chevreuse on aperçoit les débris de Château-Fort, et même lorsque le temps est favorable, on peut distinguer à l'horizon, malgré un intervalle de huit lieues, les restes élancés de la tour de Gaillardon.

La plus imposante portion des ruines de Chevreuse fait face à Château-Fort, mais l'escarpement du terrain est tourné vers le village bâti tout au fond de la vallée. Avant de pénétrer dans l'enceinte de la forteresse, on voit sur la gauche les restes d'une chapelle consacrée à sainte Madeleine; aux angles d'un mur latéral se trouvent encore deux têtes sculptées de style mérovingien.

La route qui de Chevreuse mène à Gaillardon, passe à travers la forêt de Rambouillet, puis d'immenses plaines conduisent à l'antique résidence de Gérard, posée sur une élévation plus escarpée du côté opposé ; les restes de la tour, élevés encore de quarante-trois mètres sur un sol qui lui-même forme éminence, semblent donner un continuel

* Fatrasies ou proverbes, à la Bibl. Royale, ms. 198 N.-D., fol. 47.

démenti à la loi de gravitation ; la partie tournée vers l'église montre, dans l'épaisseur de sa paroi, une longue traînée cylindrique et perpendiculaire d'environ trente centimètres de largeur, fourneau de la mine pratiquée probablement lors de sa destruction. Les deux tiers de l'énorme cône de la tour ont cédé, la portion orientée nord est seule debout.

En descendant vers la vallée qui conduit à Mont-Louvet, on trouve une chapelle dédiée à Notre-Dame-de- Gaillardon \ Chaque semaine les mères y amènent leurs nourrissons tardifs, avec l'espoir que la pieuse invocation les fortifiera promptement.

A demi-lieue de distance, une légère élévation, appe-

1 Le théotisque gai., g ail, gaw, gauw, geil , gow (lat., alacer, halacer, ghalacer ) a fait :

gal e, joie, gaill ardus, bouffon.

gal er, se réjouir, gaill aridus,

gal aise, femme enjouée, gaill aritus ,

gal a, réjouissance, gaill ari,

GALant, enjoué, guill ari ( chilpérienne ) .

GAi ) guill aritus,

gai » joyeux,

ga u ) guill aret,

GAUSser, s'égayer, guill eret,

gav ote, danse gaie, ghil ari , Philaris des Latins avec la

gail (caroline), joyeux, gutturale, more majobum, voir

gaill ard, adj. : terme de jardinage, Eckhart, Francia orientalis, t. I,

de marine, vent. p. 872. Les variantes phonétiques

gaill arde, subst., caractère d'impri- ont fait d'alacer, ilacer, hilacer, hi-

merie. laer, hilarer, hilari, hilaris. Lors-

GAiLLardise, qu'une racine appartient tout à la

gaill ardon , dénomination actuelle. fois au latin et au théotisque, on

gaill ardomus, peut la croire gomérique.

lée l'Esquillière, aujourd'hui déserte, recouvre les ruines d'anciennes habitations, des souterrains, d'énormes pierres, etc.

Au pied du Mont Louet, tout voisin de ce lieu, se trouve encore le hameau qui perpétue cette dénomination (rappelant sans doute le nom enfantin de Louis, fils de Charlemagne); il est probable que là était le Pou- Longine ou Pouligny de Gérard de Roussillon '.

Notre conviction s'est formée par la réunion d'un rare concours de circonstances. La forteresse décrite vers 601 6 comme au vers 6075 2 n'est autre que Gaillardon : poursuivi par Charlemagne, Ogier abandonne la position :

Un tertre monte li Danois à itant,

Et regarda ben loins en un pendant,

Voit Castel-Fort sus la roche séant

Et la grant tor sus la roche en estant

Et Mont-Chevrel, que il ferma l'autr' an. (Vers 6427 et suiv.)

Pour prouver que nous sommes dans l'erreur, il serait indispensable de montrer tout à la fois et à des distances précises, un Gaillardon près d'un Chevreuse et d'un Château-Fort; et si ce triple concours se présentait, il faudrait en outre qu'il fût dans les conditions de détails et de localités exprimées par la chanson; ensuite nécessité serait d'y rencontrer les débris de constructions carlovingiennes rappelant les exploits de nos paladins : est-ce scepticisme que de ne pas croire à la possibilité de retrouver ailleurs un pareil assemblage de faits et de

' Ms. 184, Bibliothèque de l'Arsenal, in-fol., p. b3; et ci-après, p. 291. = Chevalerie d'Ogier.

280 ÉLÉMENTS CARLOV1NGIENS.

concordances, réunis dans nos localités de manière à donner aux conjectures patriotiques l'équivalent d'une réalité ?

Le lecteur placé loin de la France aura quelque peine à comprendre la difficulté d'attirer sur le sol qui les nourrit, l'attention des antiquaires parisiens, dont la sagacité s'exerce de prédilection sur les monuments étrangers, controversés ou fantastiques. .

Sans doute il pensait à ses compatriotes, l'inimitable auteur, écrivant d'une plume presque évangélique :

« Se neglecto, cursum cœli considérât. »

En résumé, il ne faut pas perdre de vue qu'il s'agit ici du cycle carlovingien ; que par conséquent les lieux fréquentés et habités par l'empereur sont naturellement le théâtre le plus ordinaire des prouesses chevaleresques. Les pays des Avalois *, des Lorrains et des Français, dans la direction du Rhin à la Loire 2, réunissent les conditions les plus probables pour l'assiette des forteresses, perpétuels sujets de discorde, constituant le fond historique ; tandis que les contrées méridionales apparaissent seulement comme apanages octroyés aux douze fils de Droon à charge de conquête sur les Sarrasins, ou bien sous forme épisodique et pour ainsi dire exceptionnelle :

« Non omnibus placere, quod nulli concessum, « Sed omnibus prodesse studui 5. »

1 Habitants des Pays-Bas.

1 Analyse de Guy, ci-dessous, p. 302.

5 Ganauder, Gramm. lap. prxfatio.

FIANCEE VU.

Les trouvères de la fin du xnr9 siècle et leurs échos, les jongleurs, répètent les absurdités déjà introduites dans les chansons de gestes et surenchérissent; ils y intercalent des épisodes sans corrélation, affadissent et dénaturent les traditions, et les prolongent en récits lâches et fastidieux, conséquence de la fausse direction et du mauvais goût de leur littérature naissante ; les antiques traditions orales commandent autant de respect que ces absurdes palinodies méritent le dédain.

Tout en combattant les vaines hypothèses qui effacent les gloires nationales et métamorphosent les Francs en types ou en mythes, nous ne prétendons pas faire céder les documents historiques aux versions des chantres mal avisés : les contradictions sont une conséquence de la diversité des rapports oraux : des scribes du Nord de la France réunissent avec discernement les leçons moins abâtardies, laissant à découvert de précieuses traces d'antiquité et conservant mieux la naïveté des versions primitives.

Un manuscrit conservé à la Bibliothèque de l'École de Médecine à Montpellier, sous le n° 247 H, est de ce nombre : ce petit in-folio, sur vélin allemand , à deux colonnes, deux cent vingt-cinq feuillets, soixante-deux vers par colonne , environ cinquante-cinq mille vers , caractères carrés et coupés, connus sous la dénomination de gothique, présente, dans Tordre généalogique, la source primitive du cycle carlovingien.

Db'oon Gaufrey

comte de Mayence.

duc de Dane Marche.

Aïeul Père

j Adenez.

46 feuillets.

Ogiek

de Dane Marche.

Raimdert.

Garnies

de Nanteuil.

Oncle

| Huon DE

Guy

son fils.

Cousin

) Villeneuve.

Buef

d'Aigremont.

Oncle

Maugis

d'Aigremont.

Vivien

son frère l'Amachour.

> Cousins.

Adenez.

Quatre fils

i Aymon

Gérard de

ROUSSILLON SUR SeINE.

Oncle.

Anonyme.

Les conservateurs à la Bibliothèque de l'École de Médecine à Montpellier, ayant bien voulu nous confier temporairement ce précieux manuscrit, nous pouvons, grâce à leur obligeance, offrir au public l'analyse rapide des poèmes qui établissent la filiation et la corrélation, en même temps qu'ils donnent les moyens d'apprécier l'ensemble du cycle, dont les nombreux descendants de Droon font tous les frais, et viennent démontrer l'évidence des origines semiseptentrionales , désormais hors de question.

Adenez, en renouvelant une partie de ces vieilles traditions, n'a point osé altérer la consanguinité ni les rapports des personnes entre elles; son exactitude ne s'étend pas plus loin.

Voici l'ordre dans lequel les chansons de gestes sont transcrites au manuscrit de Montpellier :

1. Doon, comte de Maïence, sauf deux petites lacunes peu importantes, est complet, avantage que ne possède aucun des manuscrits conservés à la Bibliothèque Royale et dans les autres dépôts publics de Paris : la Pro typographie en signale une copie faite en 1463, n. 2293.

Nous devons à l'amitié la communication d'un autre manuscrit de Droon, du xve siècle, à longues lignes, ortographe wallone, petit in-folio, sur papier, remarquable surtout par l'exacte observance de la chronologie : il présente quelques bonnes variantes.

2. Gadfrey, duc de Dane-Marche, présumé unique ; nous ne connaissons aucun autre texte de cette chanson ; toutefois la Bibliothèque des Romans en donne un extrait, t. XIX (Ier vol. d'octobre 1777), p. 91.

3. Ogier de Dane-Marche ; c'est le texte de Raimbert de Paris, avec des variantes qui diffèrent peu de la version que nous avons publiée : la mentipn des Ardennes y est plus fréquente.

Vers la fin de la dixième branche, lorsqu'arrive le merveilleux, les textes sont moins d'accord, et le manuscrit de Montpellier contient des augmentations postérieures ; elles vont en croissant jusqu'à la fin de la chanson dégénérée.

4. Guy de Nanteuil; c'est la continuation de Dame Aye d'Avignon, par Huon de Villeneuve.

Il débute ainsi :

Oï avez de dame Aye, la bêle d'Avignon, De Garnier de Nanteuil le nobile baron, Près fu du parenté Girart de Roussillon, Et fu cousin germain Regnaut le fix Aymon, Aye prist à moillier par le congé Kallon ' .

1 A la fin du roman de dame Aye, la Belle d'Avignon, analysé par M. de Martonne, qui semble croire que le roman de Guy est perdu, on lit : Huimais commencera estoire à amender, De la painne Guyon, le fiz Aye, le ber, Si coin li parens Ganes le voudront défoler. Mémoires de la Société des Antiquaires de France, vol. XV, rp. 36.

Il en existait une copie dans la Tour du Louvre. Voir Protypographie, n. 174.

5. Maugis d'Aigremont. Une copie à la Bibliothèque du Roi, dans le ms. 7183, réputée unique par M. Paulin Paris, Manuscrits français, t. VI, p. 101 '.

Cette tradition, altérée par Adenez, débute avec présomption, suivant la coutume de ce jongleur :

Seigneurs, or escoutés, n'i ait noise ne ton,

Le Dame Dieu de gloire vos doinst bénéichon,

Et je vos canteroi d'une bone canchon ,

Feite est de vraie estoire, poi a se se voir non.

Chil jougléor nou chantent de Maugis le larron

Cornent il gueroia l'emperere Kallon

Pour aidier ses cousins les quatre fis Aymon ,

Mes clie n'est pas d'illuec que nos vos canteron,

Mes je vos en diroi la droite nation

Où il aprist le sens que il ot à foison.

Il est voir que Maugis fu assés gentis hom,

Son père fu duc Buef le sire d'Aigremont,

La duchoise sa mère à la clere fachon,

Fille Hernaut de Montcler o le flouri grenon,

Si fu aieus Maugis qui ot cuer de lion.

Deux copies à la Tour du Louvre, sous la dénomination de Maugis le Larron; Protyp., n. 119 et 493.

Entre le roman de Maugis, que le poète appelle aussi Maugis le Vaillant, et celui de Vivien li Amachour, on lit ces deux vers :

Explicit li romans de Maugis le Vaillant

Et de Vivien son frère l' Amachour de Monbrant.

1 Sur un rocher escarpé, près de la Meuse, on montre encore aujourd'hui une grande pierre carrée, appelée par les habitants Table de Maugis; là était Château-Regnault, célèbre par les exploits des quatre fils Aymon. (Voir Géographie historique des Ardennes, p. 175. ) Le mont Olympe, où les Romains avaient élevé un temple à Jupiter, est voisin de ces lieux .

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