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INSTRUMENTS A COULISSE

La couhsse est une partie mobile glissant sans secousses sur le tube principal de l'instrument, pour en augmenter la longueur dans certaines mesures déterminées. Ces allongements s'obtiennent par des mouvements du bras droit.

La bonne qualité des instruments à coulisse exige que celle-ci

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malgré les allongements dont elle est susceptible, tienne hermétiquement Tair, quelle que soit la position dans laquelle elle est

employée. La nécessité de cette condition se passe d^explication, car si les vibrations de la colonne d'air trouvaient issue entre les parois glissantes,rinstrument perdrait son timbre et sa justesse.

Une coulisse semblable n'est évidemment possible que pour un tuyau cylindrique, or, un tuyau semblable terminé par un pavillon dont le développement a lieu sur une partie relativement courte de la longueur totale, n'engendre que des sons éclatants. Nous nous sommes déjà étendu sur ce sujet, en parlant de la trompette.

Le TROHBONE a une grande analogie de timbre avec la trompette, et, à part quelques applications exceptionnelles de la coulisse à cette dernière, c'est le seul instrument dont la construction ait eu la coulisse pour base.

La famille des trombones comprend trois instruments:

Le trombone alto, dont le son fondamental est accordé à l'unisson du mi^i de 153,7 vibrations simples; sa longueur théorique est de 2°i,21. Il est peu employé.

Le trombone ténor, ayant pour son fondamental le si^i de 115.2 vibrations et dont la longueur théorique est égele à2°^,95. C'est le trombonne le plus répandu; nous pouvons dire qu'il est presque le seul employé.

Le troisième instrument est le trombone basse, ayant pour fondamentale le mi^i de 76,8 v. s.; pour longueur de tuyau, 4ns422.

Les trombones sont les seuls instruments de cuivre dont la notation donne exactement Tefifet réel, c'est-à-dire dont les harmoniques portent le même nom que les sons qu'ils représentent.

Ainsi le trombone ténor à coulisses, ayant pour son fondamental le si^i, donne dans sa première position, c'est-à-dire dans celle où la coulisse ne fonctionne pas, les sons suivants :

r- lui f i l

Si nous allongeons rinstniment au moyen de la conlissef de façon à ce que le son fondamental s'accorde avec le Za i de 108,7 vibrations simples ce que nous obtenons en tirant la coulisse jusqu'à la longueur totale do 3", 126 nous aurons la seconde position de l'instrument et les harmoniques deviendront :

■ " ■'■ Il III II ' i

^-fc

L'allongement produit est de :

3™, 126 longueur de la^i diminué de 2™,950 »» 5i*i

mais, la . coulisse étant double, il sufiSra de la tirer de

— L — œO^jOSS pour obtenir l'abaissement du demi- ton désiré.

Augmentons encore la longueur de l'instrument pour l'accorder avecleZafi de 102,6 v. s., ayant pour longueur 3", 31 3. Nous avons, entre la première position et cette dernière, qui est appelée la troisième position^ un écart de :

3^,313 longueur de Za^i diminué de 2™,950 »

siti

Qm 3g3

Notre coulisse devra donc'être tirée de — ^ — =0™,181 pour donner les sons suivants :

,, ^ bfc t^ ^ é

A l'aide du tableau donné page 86 et d'après ce qui précède, il sera facile de calculer l'allongement nécessaire pour produire les autres positions du trombone ténor à coulisse ; elles sont encore au nombre de quatre et donnent les sons sui^ vants :

Quatrième position

Cinquième position

b4.bfc

=Ffc*

Sixième position

Septième position

tr=

Si nous réunissons tous les sons produits par ces sept positions, nous trouvons que le trombone ténor en si h â une étendue chromatique complète depuis le mi, deuxième harmonique de la septième position, jusqu'au si*, huitième harmonique de la première (*). Nt)us supprimons les sons fondamentaux de chaque position, le diamètre du trombone étant trop étroit par rapport à la longueur de l'instrument, pour permettre de le produire facilement.

Ce que nous venons de dire du trombone ténor s'applique également aux trombones alto et basse.

Nous connaissons le son fondamental de la première position de ces instruments, on trouve les six autres en abaissant progressivement de 6 demi- tons. Quant aux rapports des harmoniques, ils sont toujours les mêmes et ne pourraient être autrement : le deuxième harmonique est régulièrement à l'octave du son premier ou fondamental, le troisième est à la quinte juste du deuxième, le quatrième à la quarte juste du troisième, le cinquième à la tierce 'majeure du quatrième, exe, eDC.

On écrit quelquefois le trombone ténor en si^ en se servant, dans la première position, de la notation ordinaire des harmoniques : d(?, sol, doy mi, sol, si *, do, etc. Cette manière d'écrire devrait être généralement adoptée : Y effet réel serait alors à la seconde majeure inférieure de la note écrite. Il n'y a aucune raison qui légitime la différence employée dans la manière d'écrire pour le trombone.

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