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dans l'octave suraiguë, les sons
lô 17 18 19 20 21
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Tous ces soius, dans leurs rapports avec la note fondamentale, ne sont pas justes au point de vue des rapports qu'exige notre organisation musicale. Nous les avons notés en nous servant des s^es de la musique dont ils se rapprochent le plus.
Le classement des harmoniques en octaves, déterminées par
les désignations précédentes, nous permettra bien souvent de restreindre des explications sans manquer de clarté.
Il nous reste à examiner comment se comporte le son à l'égard des quelques autres lois auxquelles il est soumis.Ceslois, quoique de moindre importance pour le sujet qui fait l'objet de nos études, méritent cependant notre attention. Nous examinerons donc la réflexion, la réfraction et Vinflexion du son, en passant rapidement sur les phénomènes qui en résultent.
Les lois de la réfleanon du son sont les mêmes que celles de la réflexion des rayons lumineux : les ondes sonores qui rencontrent un obstacle sont renvoyées absolument comme le sont les rayons lumineux, c'est-à-dire que l'angle du rayon incident est égal à celui du rayon réfléchi :
Supposons un son quelconque frappant la ligne AB dans la direction EC et formant, conséquemment, avec la ligne CD, l'angle ECD. Arrivé en C, le son, rencontrant l'obstacle, sera réfléchi dans la direction CF, de façon à former un angle FCD parfaitement égal au premier. L'angle ECD est l'angle d'incidence^ l'angle FCD est l'angle de réflexion.
Il est évident que plus la ligne EC se rapprochera de la ligne DC, plus la ligne FC s'en rapprochera également, et que si nous avions comme rayon incident E'C, nous aurions pour rayon réfléchi F'C. Si le rayon incident se confondait avec la ligne DC, le rayon réfléchi CD reprendrait la même direction.
Le son frappant des obstacles durs est naturellement réflé-
chi avec plus d'intensité que celui qui frappe des corps mous, n'ayant aucune élasticité. C'est pour cette raison qu'une salle nue est plus sonore qu'une chambre garnie de meubles et de tapis.
La sonorité d'un orchestre peut être jugée excellente à une répétition et trouvée très-mauvaise à l'exécution, alors que la salle est remplie de monde, le son s'amortissant contre les habits des auditeurs. Contraii'ement, une salle jugée mauvaise à la répétition, par suite d'une trop forte résonnance ou de trop d'échos, peut être trouvée excellente lors de l'exécution, pour les mêmes raisons qui la rendaient mauvaise dans l'exemple précédent.
C'est la réflexion du son qui donne naissance aux échos. .
En supposant que la ligne AB représente la direction d'un mur et qii'on veuille entendre l'écho de sa propre voix, il faudra se placer dans une direction perpendiculaire à la surface du mur AB, conséquemment en un point de la ligne CD, puisqu'il est évident que la voix émise sur un des points de cette ligne sera renvoyée dans la même direction.
L'essentiel est de ne pas se mettre trop près du mur pour que l'écho ne se confonde pas avec la voix. Voyons donc qu'elle est la distance minimum nécessaire pour produire un écho.
H est généralement admis qu'on prononce en moyenne 5 syllabes en une seconde; conséquemment il nous faut j de seconde pour prononcer une syllabe ; et, pour que l'écho répète cette syllabe immédiatement après nous, il faut que nous nous placions à une distance assez grande pour que le commencement de la syllabe renvoyée par l'écho succède à celle prononcée par la voix.
Nous avons vu que le son parcourt 340 mètres en une seconde; en-^ de seconde, il parcourra donc ^ =. 68 mètres, En nous plaçant à 34 mètres du mur, le son, pour revenir à nous, aura à parcourir deux fois la distance, une fois pour l'aller, une fois pour le retour.
Dans ces conditions; nous obtenons un écho monosyllabique.
H est évident que pour obtoiir tul éckô polysyliabiq^iifit il fanidra mnltipEar la distaoee par 2, 3^ 4, nsian qu'on; %^mixs& oiAemr un écho de 2^ 3, 4 sjUaJ^es*.
La réflexion du son donne lieu bien souvent à des phéoû^ iBènes très-curiaux.
Il exi&te à Lc»idres^ à Téglise Saint-Paul,, tme galerie ciceKlaire que Ton montre à tous les étrangers et qui est appelée « Wkisjpermg gcdler^, » galerie de ckuc^terîe, à eause du phénomène qui s'y constate.
Une phrase dite à voix basse en se tournant pour la pron£»icer contre le mur de la galerie, est entendue distinctem^it par l'observateur placé en face et séparé de celui qui parle de tout le diamètre de la. coupole qui est immense. Si l'observateur se rapproche de façon à diminuer la distance entre lui et la source du son, il n'entend absolument rien.
Cet écho ne peut s'expliquer autrement que par la ré* fl^on des ondes sonores contre la muraille circulaire et ae réunissant au point opposé de la voûte qui est le foyer de la courbe.
Si l'on place deux miroirs, paraboliques à une certaine distance l'un de l'autre, de façon à ce que les rayons parallèle de l'un viennent converger au foyer de l'autre, il est possible d'enflammer un morceau d'amadou placé au foyer de l'un par une source de chaleur placée au foyer de l'autre. De même, si nous plaçons une montre au foyer de l'un des miroirs, son mouvement est silencieux pour tous, excepté pour l'observateur écoutant au foyer du miroir opposé à celui où se trouve la montre.
C'est au foyer que les ondes sonores parallèles émises par' le miroir opposé convergent et que se reproduit le plus léger bruit qui surgit au foyer de l'autre.
C'est par réfradian que les ondes sonores, ainsi que les moyens lumineux, changent de direction en passant d'un milieu dans un autre
Si l'on plonge une canne dans l'eau, la canne semble se déformer : la partie qui est dans l'eau paraît se pUer et for-
— aimer un angle avec la partie restée en dehors. Cette illusion est due à la réfraction de la lumière. Au moyen d'une lentille faite d'un ballon rempli d'un gaz plus dense que Tair, on arrête la marche des ondes sonores qui la traversent et on peut condenser en un certain point les rayons divergents provenant d'une source sonore.
C'est par inflexion que les ondes sonores contournent les obstacles, en perdant, toutefois, une partie de leur intensité, ils produisent ainsi, encore une fois comme la lumière avec laquelle ils ont beaucoup d'analogie, une ombre du son.
La construction des instruments de musique est basée sur les vibrations des corps sonores et conséquemment sur :
10 Les vibrations des cordes ;
2** La vibration de l'air dans les tuyaux;
3<> Les vibrations des verges, lames, plaques et membranes.
Nous étudierons sommairement chacune de ces classifications afin de nous familiariser avec la théorie sur laquelle repose la construction des instruments de musique dont nous nous servons.
Cette théorie est d'une utilité plus grande qu'on ne le croit généralement; elle nous aidera, dans tous les cas, à combattre victorieusement ces erreurs grossières, ces vieux préjugés qui semblent vouloir faire de la facture instrumentale un art n'ayant d'autres procédés que ceux que lui fournissent la routine et les tâtonnements.