n»« Q. — Que nomme-t-on jacfcère
R. — On donne ce nom h cette période de la culture où Ton abandonne le sol aux influences atmosphériques , pour qu'il s'enrichisse , par le repos , de certaines substances solubles que les récoltes précédentes lui ont enlevées. Ce système est basé sur Fobservation qu'on fit
qu'une terre ne peut recevûik* phisiearè nânéeli 4e Mte une même plante, sans. que la forée de végétation de ^elle-^ci 'h'fliRe graduellemèi^ ' en s'affarblîssant çhirque •année; de là, îa croyance que la terre était épuisée et qu'il lui fafllarft'du repos pour réparer ses pertes. En principe, l'interprétation du fait pratique est exatîte, mais les conséquences absolues qu'on en a tirées sont absurdes; •en effet, lorsque le soi est devenu impropre à la culture des céréales par la soustractiQn des alcalis et des pAospkates soluhles (I) , je suppose , il tsst bien momentané' mefit épuisé en ce qui concerne ces principes , mais 41 ne Vest point quant aux autres, il est donc évident que si , au lieu d*abandonner ce terrain à un repos onéreux , on y cfûltive une espèce végétale qui né réclame pas pour exister les éiéments qui manquerytau sol, ou «qui n'en de-" mande que fort peu , R est évident ^ dis-^je , que ce végétal pouiara se développer sur cette terre ^'on croyait épvA'^ sée, et f(Hirnir une réédite abondante et lucraUveti Peti'» dant ee temps, le terrtaitt n'en i^otAtinuéra ptfs moins % regagner peu à peu ee qui iui ifafit défaïut, de fsi^&A qfu'après quelques cultures înHermediaifes , on pourra •revenir à y cultiver de nouveau dt9 oéiiéales.
33."® Q. — Quels sont les principaux avantages attri* bues à la jachère et qu'efle est la valeur de chacun d'eux?
R. — 1.** On a prétendu que la jachère étaÀt le meilleur moyen de débarrasser la terré des mauvaises herbes ei surtout des mauvaises racines , uUes que cfrien* dent^ fis^ron, etcj eela n'^t vrai que pour autant qM Je sol sait i^nciennement <et profondément infecté. Jf sis A
(1) ywl«^ifmfi€âtiond« ces mois BU chapitre ut.
renvahi$8ément n-edt pas oÔDsidëriEibleét si, surtout, il est •réeeni , ks récoltes foonnigère», en étoaÉeinft les mau* vaises herbes , ou les récoltes sarclées ea nécessitant leur arrachement, remédient bien mieux. que la jachère au mal qu'on veut extirper, et ne laissent pas la terre impro- 'ductive , ce qui est toujours onéreuix*
i.^ La joefiàref a*t*o.B dit, repose te sal épuisé par les récolUê consécutives de céréales, Afais, comme jeTai dit plus haul; , ce repos ne doit élire qiie relc^tif aux^néa*^ les, et rien n'empêche de cultiver des végétaux dont les principes , n'ayant poiioft été enlevés k la terre par les récoltes épuisantes, s'y trouvent^ par conséquent^ encore; c'est un moyen d^engraisser le sol tout en le rendant productif.
3.^ Les labours et les hersages donnés pendant lajor rChére, augmentent la fertilité du sol en favorisant rabsorption des élénàents atmosphériques. Cette assertion» |>eut avoir quelque fondement mais elle ne prouve rien ,en faveur de la jadière , car ces avantages peuvent étrç xéalisés par le système de culture par assolement ; ^d'ailleurs» il ne faut point s'exagérer Fimportance delà fertDisation aérienne. Quant à l'opinion de ceux qui prétendent qu'une exploitation sans jadhère exige plus d^attelâge et plus d'embarras de travaux à certaines époque^, elle est généralement erreoée, car il n'y a pastk ,diSéronoe. entre les labours et les hersages donnés à la jachère,, et -ceux appliqués à une récolte de pamme$ d« terre; au contraire, les mêmes opérations deyieno<;)[|( plus coûteuses quand elles ne rapportent rien. Eh outre, «^il estviiBi que la culture alterne exige plus de dépenses, il est évident aussi qu^elle donne plQS de produits^ delà plus de bien être , plus de bétaH et par eonséquientplus
d'engrais , cet élément premier de toute agriculture en progrès. Ces explications suffiront pour faire comprendre l'importance des assolements.