Q. — Que nomme-t^-an akaUs végétaux
R. — Ce sont des substances élaborées, dans les tissus mêmes de la plante, à l'aide des éléments pompés par la l*acine et par les feuilles ; elles sont composées d^oxigène^ à! hydrogène, de carbone et d'azote et se rencontrent, le plus souvent, dans l'écorce des plantes. Les Ktkalis vigé-' taux sont ainsi nommés , parce qu'ils existent toujoi»s combinés avec un acide organique avec lequel ils forment un se/. Ils se comportent donc, sous ce rapport, comme la pota96es la soude, Vammoniaque^ qui sont des alcalis mi^ néraux. Les alcalis organiques représenleat les propriétés vénéneuses ou médicamenteuses des végétaux qui les renferment. Exemples : le quinquina, qu'on administre dleins les fièvres intermittentes, n'agit que par la quinine qu^il Tïontient ; le pavot est un somnifère parce qu^il y existe tlivers alcalis, la morphine entre autres, qui eXei^nt sur rbomme et sur les animaux une puissante influence narcotique.
19â."»« Q. — Quels sont les caractères apéciaux 4e8 matières colorantes azotées ?
• A. -^ Ce iqne j W dit k propos des matières tsahrtmttè non 4imtée8 ( q« 179 ) es! & pm près i^plicâble de tons points à oelies dcmt il s'agit ici; seulement, parmi ces dernières , il en esl , et de très impoi1;antes eonime salt^ tances ândusâridies^ qui ne sent pas primitiineilMiit eolo^ rées M qui ne le deriennent que sous rinflueace de Tair ou de l'amnaoniaque. Ainsi, par exemples 1.^ Vi$utigo^ qui est une matière si précieuse pour la teinture , n est pas naturellement bleu , mais bhmc^ Ce n'est qu'en ab« sorbantroxigène de l'air qu'il devient en même temps bleu et insoluble dans Veau.
2.® Le tournesol^ matière colorante aussi très usitée « ne devient bleue que par le contact de l'ammoniaque eontenu dans Turine avec laqueHe on l'arrose de temps à autre ( voir le renvoi page 66 ).
flea éitila nmm lea^ads les él^wearts i|iil » les matières organisées des végétaux sont par eeiuc«ei^ et des étrconstanees dans lesquelles
193."** Q. — Quels sont les éléments qui oompoaent les maiières organiques existant dans les végétaux ?
|l<. — J'ai dît plus bàut ( q. 99 ) , que les matières orga^ niques , c'est-à-dire celles qui résultent de l'élaboratîbn par les plaiites de certains principes absorbés par elles, sont constituées par ifMre eorps simples, wigine^
hydrogène^eaHHine, azote^ei quelquefois par un cinquième, le soufre. J'ai ensuite subdivisé ces matières en deusE catégories selon qu'elles renfermaient ou non de Vazote y etj'ai indiqué, dans la section précédente, leurs propriétés caractéristiques. La conséquence de cette énumération , c'est que les plantes préparent, les nombreuses matières organiques, telles que le ligneux, le 8u>cre, Ir gomme, la fécule, V albumine, la fibrine, les acides et les alcalis végétaux^ etc., etc.^ avec cinq corps simples seulement.
i94.*« Q. — Où les plantes prennent-elles Voxigène , Yhydrogène, le carbone , Vazote et le soufre nécessaires à l'élaboration des matières organiques ?
R. — Elles ne peuvent les prendre qu'aux milieux où elles sont plongées constamment, c'est-à-dire dans la terre et dans l'air ; or , à part Voxigène qui est isolément absorbable par les substances végétales dans quelques circonstances particulières, les plantes ne sauraient s'as* similer directement les quatre autres éléments cités. Il faut que ceux-ci se présentent soit aux racines , soit aux feuilles^ dans un état de combinaison qui permette leur introduction dans les tissus végétaux.
195.'°*' Q. — Sous quelles formes Voxigène, le carbone, Yhydrogène , Vazote et le soufre se présentent-ils à l'absorption végétale qui doit les élaborer ?
R. — Sous des formes très simples et que la nature o£Fre constamment , savoir :
eiVhy&lène \ s'offrent aux plantes à l'état d'eau.
Le carbone ) s'offrent aux plantes à l'état diacide et Voxigène I carbonique.
VazoU I s'offrent aux plantes à l'état à^ammù^ et Vhydrogène ) niaque.
Le soufre ) s'offrent aux plantes à Tëtat d'acide elYoxigène ) sulfurique.
Or, Yeau existe toujours dans Yair et dans le soL » Yacide carbonique » )>
» Vacide sulfurique existe presque toujours dans lesol. » Yammoniaque existe presque toujours dans Yair et toujours dans le soL
Il résulte de ce qui précède que les végétaux trouvent toujours dans les milieux où ils vivent , les éléments qui doivent servir à l'élaboration des matières organiques gu'ils renferment.
i96.™® Q. — Quelle part les cinq éléments constitutifs des matières organiques prennent-ils à la formation de celles-ci ?
R. — Voici la manière simple dont peuvent se représenter les matières organiques ?
La cellulose
— fécule
— deictrine f peuvent être considérés comme for- Le sucre ? mes par du carbone uni à une cer»
Ia gomme [ taine quantité d^eau.
Le glucose
— ligneux
Vacide tartrique
— citrique ' I comme formés par du carbone , de
— malique \ Yeau et un extédant d'oxigène.
— acétique
L 8^ M ( comme formées par du carbotie^ de
Les Ai!?/Ibs I ^'^^^ ^^ ^^ excédant d^hydrogène.
Les alcalis végétaux ) comme formés de ear^
Les matières colorantes azotées ] bone, dHeau et d'azote. Valbumine %
La fibrine / comme formées par du carione^ de
La caséine r teau, de l'amnwniaque et dusoufre.
La glutine \
On voit aisément qu'en fin de compte^ toutes ces matières peuvent être produites facilement par les végétaux qui n'ont qu'à remanier, dans des proportions différentes, les quatre combinaisons dont la nature abonde, savoir : l'eau, l'acide carbonique ^ l'acide sulfurique etTammo^ niaque.
197.™* Q. — Quelles sont les voles par lesquelles ies végétaux absorbent les éléments qui doivent servir à l'éla^ boration des matières organiques ?
introduisent dans les j g . j^^rbone, à FétutdWiib
( carbonique existant dans l'oir.
i .* Loasigène et Vh/àtog^e à Frétât d'eaif.
l.** Vwiie carbonique du t«v rain.
5.** V azote h l'état d'ammoniaque provenant des engrais el de Veau de pluie.
4."* Le 90ufre à Fétat d'acide sulfurique combiné à la chaux , à la potoa^e^ etc., etc., du soL
plantes :