‹ Eléments d'agriculture considérée dans ses rapports avec les sciences naturellesChapitre 58 sur 110 · Q. — Qu'est-ce que le ^tiano · texte numérisé non relu

Q. — Qu'est-ce que le ^tiano

R. — C'est un engrais, composé d'excréments d'oisesMX, dont on se sert depuis des siècles dans certaines parties de TAmérique du sud ; depuis quelques années on a découvert de nouveaux gisements de cette substance , dont Tintroduction en Europe ne date que de 1840. Quand on achète cet engrais^ on doit être défiant car, aujourd'hui, on le falsifie avec du tan , de la terre, etc. , etc.^ afin de pouvoir le livrer à meilleur marché. Le prix du guano a beaucoup varié , et il s'est vendu , en Angleterre , jusqu'à 600 fr. les mille kilogrammes ; maintenant , on peut se le procurer à raison de 220 à 290 fr. les mille kilogram.

259 ."'^ Q. — Gomment emploie*t-on le guano, et quelle influeace exerce-t-il sur les récoltes ?

R. — D'apràftdes fermiero anglti», SOO kilogniiiiniesde

?uano mélangés avec 25 à 50 kilog. de poussière de efaar^ on , suffiraient pour la fumure d'un hectare de terre à blé; Ce résultat peut être exact pour les terres fort productives, non épuisées, et dans une bonne exposition , mais, généralement, les quantités ci -dessus indiquées sont, à peu près, de moitié trop faibles. En effet , d'après des essais faits en Angleterre et en France depuis plusieurs années , il faut de 350 à 400 kil(^prainuBes de bon guano du Pérou , pour fumer complètement un hectare. Celte fumure serait très économique si le fuano avait de la durée comme engrais, ce qui, malheureusement, n'a pas lieu , car on doit ordinairement le rcnouvelei^ après chaque récolte. A ce compte, son emploi devient coâteux^ puisque la dépense, pour un hectare, serait annuellement de ii5 francs. Au reste, c'est sur les prairies que l'effet qu'il produit est le plus avantageux, mais, cependant, on pourrait l'employer avec beaucoup de succès pour toutes les récoltes, en suivant la méthode ci-dessous, expérimentée par Monsieur Girardin ; celui-ci mélange 200 kilogrammes de guano avec autant de plâtre en poudre , puis il répand cette matière mixte sur les terrains. L'utilité du plâtre est ici très grande, et il sert à fixer dans le sol les sels ammoniacaux volatils ( q. 287 , 288 ) que le guano renferme. £n Belgique , où le plâtre est cher et rare ,, on pourrait le remplacer, très économiquement, par le sulfaté de fer ( vitriol vert ou couperose verte ) ; son effet serait le même que celui du plâtre, eu égard aux sels aiamo>* niacaux.

260."' Q. — Quelle est la composition du guano ? R. — Elle est la même ^e Jcdk des «xcrémeate dm

oiBerax de b«8se*«our , sauf <[ue le goanb eentlènC i&oitié plus de sels ammoniacaux , c'est-à-dire moitié plus d'azote que ceux-ci ; cela rend compte de la supériorité du guano ^F les autres engrais animaux. Outre l'ammoniaque , le guano renferme encore :

De la potasse.

De la chaux.

De la soude.

De la magnésie.

De l'acide sulfîirique*

De l'acide phosphorique.

De l'acide carbonique.

Du fer.

De l'argile.

Et du sable.

ExerénfteDte des HerblTore*.

361 ."^ Q. — Dans quel ordre range-*t-on , habituellement, les excréments des herbivores ?

R. -«- fin eommençiant par ceux qui produisent l'effet le plus énergique , on les classe dans l'ordre suivant ;

Fiente de mouton* Crottin de cheyal.

fiouze de yache et de bœuf.

Fiente de piNTc.

âôS.*** Q. — Le fumier de parc esUO aussi infifriear aux autres qu'on le croit généralement ?

R. — Pour résoudre cette question, il faut tenir compte de la nourriture qu'on donne à ces animaux. En Angleterre, les cochons sont nourris avec beaucoup plus de soin que chez nous ; on leur donne des pommes de terre, des grains, des glands, et surtout une litière plus abondante; il en résulte, d*abord, que les excréments des porcs sont moins aqueux, plus substantiels, plus azotés, et ensuite, que la litière, absorbant dayantage d'urine, laisse perdre dans le sol une quantité moins grande de principes fertilisants. En Allemagne, on a également constaté, par des expériences nombreuses , que Te fumier des porcs à l'engrais produit plus d'effet , dans les mêmes terres et pour les mêmes récoltes, que le fumier de vache; en outre, cette supériorité d'influence se continue pendant deux années.

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