‹ Eléments d'agriculture considérée dans ses rapports avec les sciences naturellesChapitre 59 sur 110 · Q. — Comment faut-il employer le/timter de porc · texte numérisé non relu

Q. — Comment faut-il employer le/timter de porc

R. — Avec assez de discernement pour n'en retirer que des avantages. Le cochon ne digère qu'imparfaitement une partie de la nourriture qu'il incorpore , et rend par ses excréments une forte proportion des graines qu'il a avalées , semences qui, n'ayant point perdu la faculté de germer, sont une source de mauvaises herbes pour le sol sur lequel on dépose la fiente de porc. D'un autre côté , ce fumier, quand il a été bien traité , est doué d'une énergie due aux urines , énergie qui , dans certains cas , peut être nuisible à la plante. Cette dernière circonstance peut être mitigée par les cultivateurs , et un assez

bon nombre prëCendent avoir employé , avec succès , le fumier de porc pour là culture du chanvre et celle du houblon. Il ne paraît pas en être de même pour la betterave, le navet, etc., etc., et Ton est d'avis que les racines contractent un mauvais goût quand on se sert de fiente de porc; on soutient même que rarôme du tabac peut être altéré par l'usage de cette fumure. En résumé , on ne doit appliquer qu^avec précaution le fumier frais de porc aux terres arables, mais il est susceptible de donner d'excellents résultats quand on le répand sur les prairies, pour lesquelles sa fluidité même est plutôt un avantage qu'un inconvénient.

264.™" Q. — Quelle différence générale peut-on faire entre les fumiers des herbivores^ celui du porc excepté ?

R. — On a toujours remarqué que , dans les mêmes circonstances , le fumier frais des bêtes à laioe et du cheval, est beaucoup plus actif, moins aqueux et plus énergique que celui fourni par les bêtes à cornes; le premier est un engrais chaud, le second un engrais /rotd (q. 230,251).

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