FUMURE
pour un nectare.
richesse en azote.
Paille de pois. . .
dlog. 4/2.
6,750 kilog.
lentilles. .
millet . .
froment aBcien.)
sarrazin. .
d'avoine. .
froment (récente) 167
d'orge . .
seigle. . .
ij2.
510.™* Q. — Pourquoi certaines pailles constituent* elles des engrais si actifs?
R. — Parce qu'elles renferment plusieurs des principes nécessaires à l'alimentation des végétaux. Ainsi, par exemple , les pailles de sarrazin, de fèves , de vesces^ de colza , de pois f de millet et de lentilles , sont douées d'une grande puissance fertilisante, due aux sels à base dépotasse, de soude et de chatix qu'elles contiennent, outre une forte proportion de principes azotés pouvant fournir de Yammoniaquey en se décomposant dans la terre* 11 en est autrement pour les pailles des céréales^ qui, à part une quantité assez notable de phosphates de chattx et de magnésie , ne possèdent que peu de sels alcalins, comparativement aux pailles des légumineuses et des crucifères. Il n'y a guère qu^en silice ^ que la paillé dei
cëréales soit fort riche, et cette substance existe, ordinairement , en abondance dans tous les terrains.
Sli."** Q. •— Quds avantages peuvent résulter de remploi des pailles de eolsa , de sarracin^ de pois , de fèves I etc., etc., comme litières pour les bestiaux?
R. — D*abord , ces pailles, dont la valeur est, en général, beaucoup moindre que celle des pailles des céréales, représentent, par leur emploi, une économie proportionnelle â la différence des prix. Ensuite, elles communiquent aux fumiers dans la composition desquels elles entrent, des facultés précieuses comme engrais et comme stimulant.
5i2."* Q. — L'habitude de brûler, sur les champs,Ies pailles de sarrazin et de colza, est-elle avantageuse ou nuisible?
R. — Elle est, évidemment, nuisible aux intérêts du cultivateur;. en effet, en les bruknt, il n'augmente pas la proportion des sds alcalins que ces pailles renferment, et qui constituent une bonne part de leur énergie ; en* fouie avant ou après avoir été réduite en cendres, la paille ne peut donner que ce qu'elle contient, et rien de plus. Or, en brûlant, le cultivateur n'augmente pas la masse des produits salins, et il perd, par la volatilisation , tous les composés ammoniacaux qui se forment lors de la combustion de la paille. Il convient donc d'abandonner ecHuplèteraent cette habitude absurde, reste des aBciennes coutumes ; et de réserver les pailles des légumineuses et des crucifères, pour les employer comme litières pour le bétail»
SI?.*"' Q. — Quelle q^&tiié de litHre doii-on donner aux animaux ?
R. — Cette quantité varie , non-seulement suivant les règles économiques , mois aurtout, sdon la nature et la quantité des fourrages composant la nourriture du bétail. Plus Falimentation est aqueuse et plus les excréments sont liquides; plus, par conséquent , il faut de litière, car on ne doit pas oublier que celle-ci est destinée , surtout, à absorber les parties liquides des déjections des animaux. Ainsi, les bétes nourries en vert, réclament une litière plus abondante que celles alimentées avec des fourrages secs; il en est de même lorsqu'on se sert de pulpe de betteraves, de drèche, etc. ^ pour la nourriture des bestiaux. D'après ce qui vient d'être dit, on comprend que la litière doit varier avec les saisons , et que telle qui serait suffisante en hiver , ne suffirait plus en été. Si on veut reeueilHr les urines à part , eomme eela se fait quelquefois, il n'est pas nécessaire de rendre la litière aussi forte, ks matièrâ liquides à absorber étant infiniment moindres. Voici des données générales, relativement à la quantité de la litière à fournir aux herbivores:
A* Le cheval exige un poids de litière sèche égal au poîds du fourrage consommé ; de 2 à 5 kilog.
B. Les vaches et les bœufs en réclament d*avantage , leura excréments étant plus mous que ceux du cheval f de 3 à 5 kilog.
C Les porcs en exigent plus encore en raison de la grande fluidité de leurs déjections.
li« Les moutons , donnant des crottins à peine humi* des y ne doivent recevoir de litière que ce qail faut pour
absorber leurs urines, c'esUi-dire assez peu de chose. D'ailleurs, nous verrons plus loin comment on peut remplacer les litières en paille.
514.»*«Q. — Comment devrait-étre la litière donnée aux animaux?
R. — Dans le plus grand état possible de division , car c'est alors, seulement, que sa faculté absorbante est à son plus haut degré; il y aurait donc économie notable, surtout quand la litière est chère, à broyer ou couper les pailles longues et dures, avantde les répandre dans retable. Leur mélange avec les excréments serait beaucoup plus intime, et la composition du fumier plus uniforme.
51 S."* Q. — Peut-on remplacer la paille pour la litière des animaux ?
R. — Ouï, sans doute, et le plus souvent avec une économie très notable. Rien n*empéche, en effet, de se servir de feu iiles d*arbres (t), de fougères, de genêts, de bruyères , de roseaux , de gazons , de mousses , d'ajoncs , de buis, de tourbe, de sciure de bois, etc., matières à très bon marché presque partout. En outre, la plupart de ces matières étant riches en principes azotés et salins , constituent d'excellents matériaux pour la confection des fumiers , et surpassent souvent, sous ce rapport, les pailles et surtout celles des céréales ; voici des chiffres et des équivalents pour quelques-unes d'entr'elles :
(I) Au moment de leur chute, bien entendu, car à toute autr« époque de Tannée on nuirait, en les enlevant , à la nutrition du végétal.