‹ Eléments d'agriculture considérée dans ses rapports avec les sciences naturellesChapitre 69 sur 110 · MATIÈRES PROPRES · texte numérisé non relu

MATIÈRES PROPRES

Quantité équivalente

FDHUaE

à servir de litière.

à 100 kilog. de

FUMIER D£ FERMR.

pour

un nectare.

Feuilles de bruyères sèches.

25 kilog.

6,900 kilog.

» de poirier . . .

Tiges et feuilles de genêts.

Feuilles de hêtre . . .

» de chêne . • .

Rameaux et feuilles de buis.

Balles de froment . . .

Roseaux.

Feuilles d'acacia • • .

Sciure de chêne, sèche .

Feuilles de peuplier • •

Gazon de prairie . • •

Sciure d'acacia , sèche. •

» de sapin , sèche. •

La fougère^ dont on ignore la richesse en azote, est très riche en sels de potasse. La tourbe contient 81 à 92 pour cent de matières organiques, et 7 à 18 pour cent de matières minérales; c'est-à-dire de sels alcalins et terreux, de silice, d'argile, etc.^ etc.

En général , on doit employer les végétaux et leurs débris quand ils sont verts, car à l'état sec leur décomposition est très lente. Les substances trop ligneuses, c'est-àdire trop dures, doivent être coupées, hachées, ou. simplement écrasées sous les roues des chariots^ il faut , en

outre, les laisser assez longtemps sous le pied du bëtaîl pour qu'elles s*emprègnent bien des urines et qu'elles soient froissées le plus possible. On peut, si on ne veut pas les employer seules, mélanger ces matières avec la litière ordinaire ; on épargnera ainsi de la paille, qui pourra être utilisée comme fourrage.

316."*' Q. — Gomment emploie-t-on les bruyères , les genêts et les gazons, à la confection des fumiers ?

R. — Dans plusieurs parties des bords du Rhin , on procède comme suit : le niveau du sol des étahles est plus oas, deSOà 50 centimètres, que celui du sol environnant; on vide rétable et on y met, sur le fond, unecoucbe de 25 à 50 centimètres de bruyères et de gazons de bruyères, puis on répand par-dessus de la litière de paille qui ne garde que les excréments solides , tandis que les urines sont absorbées par la couche de bruyères. Lorsque edle-ci est imprégnée, on en met une nouvelle par-dessus, et ainsi de suite jusqu'à ce que le sol végétal de Fétable sok à peu près de niveau avec celui du dehors. Alors on enlève tout Tengrais de bruyères et on en fait un tas, en le mettant par couches alternatives avec du fumier de paille.

Dans la Campine et en Hollande, on traite les gazons à peu près de la même manière; il en est de même en Rretagne et en Bavière, à propos du genêt. Souvent on le coupe, et on l'abandonne sur les chemins fréquentés par les chariots et par les animaux de la ferme. La tourbe est aussi employée comme Jitière dans certaines localités où elle abonde , et après être restée quelque temps sous les bestiaux , elle donne un excellent engrais.

317."' Q. — €omment peut-on se servir de la terre pour remplacer, en partie^ la litière?

R. — En Angleterre, ea Allemagne et en Suisse, on supplée quelquefois à l'insufiSsance des pailles comme litière , en couvrant le sol des écuries , des étabtes , des bergeries, avec une couche de terre sèche qu'on recouvre dle-méme , chaque jour, d'une nouvelle couche , et ainsi de suite jusqu'à ce que la masse terreuse soit suffisamment imprégnée par les urines et les parties liquides des excréments. Il est bien entendu que la terre est sèche, afin de ne pas nuire aux animaux, et surtout aux moutons qui sont très délicats. Les bêtes accoutumées à ce couchage s'en trouvent aussi bien, sous tous les rapports, que celles qui ont une abondante litière de paille; la porosité de la terre est même un avantage comme hygiène , car les émanations sont absorbées au fur et à mesure qu'elles se dégagent des excréments. En Hollande, les vaches sont sur un lit de planches , sans litière , et ne s'en portent pas plus mal. Une légère couche de paille est, cependant, toujours bonne pour la propreté des animaux.

Quant à la terre qui devrait servir à l'usage dont je viens de parler, rien ne serait plus facile que de Temmagasinersous de mauvais hangars, pendant les époques où le travail des champs laisserait les chevaux disponibles. On choisirait la terre suivant la nature du sol sur lequel elle devrait être répandue, plus tard, comme engrais. Ainsi, on prendra une terre crayeuse pour un sol argileux , et, par contre , de l'argile pour une terre calcaire. On amen« dera donc le sol en même temps qu'on le fumera. On aura soin de remuer fréquemment le fumier terreux obtenu de cette façon , afin de rendre sa fermentation bien égale et sa composition uniforme.

3I8.'*<' Q. — Quels sont les avantages de la terre enh* ployée comme litière ?

R. — Ils sont nombreux et importants :

1.** On économise beaucoup de paille, qui peut être appliquée à la nourriture des bestiaux.

2." Puisqu'on a plus de paille on peut augmenter, proportionnellement, le nombre du bétail.

3.® L'augmentation du bétail entraîne pour conséquence celle de la masse des fumiers produits.

4." La terre absorbant mieux que les pailles les liquides des déjections, et se mêlant mieux, d'ailleurs, avec les excréments , les principes fertilisants de ceux-ci sont mieux conservés.

5.® Le fumier terreux qu'on obtient est plus lourd, plus tenace, fermente plus également, et à une énergie plus durable.

C'est, particulièrement, dans les étables de moutons que la terre serait utile pour absorber les urines et en atténuer l'odeur, qui est très forte. D'ailleurs , en employant la terre comme litière , on cesserait de perdre les engrais liquides qui sont absorbés par le sol des bergeries non pavées, sans compter que les animaux seraient plus sainement coucbés, sur' une litière presque sèche, que dans la fange humide et fétide qui se voit dans les écuries et les étables ordinaires. On a prétendu que cet emploi de la terre était coûteux comme main-d'œuvre ; il n'en est rien. En effet, le curage des mares et des fossés produit déjà une grande quantité de terre , et il en est de même quand on redresse ou qu'on trace des chemins d'exploitation; on a alors la terre de l'encaissement, qu'on peut remplacer par des pierres dont on aura déblayé ses champs; d'ailleurs, on pourra toujours prendre la terre

à la sorfiiee. de ces derniers. Qaelle que sait la manoetiTre, elle sera peu coûteuse eu comparaison des avantages qa*dle pourra fiermettre de réaliser, surtout^ si on choisit les moments ou les chariots et les chevaux ne sont point nëeessaires aux travaux de Texploitation. En résumé, l'emf^i de la terre comme litière est une des coutumes les phis à conseiller aux cultivateurs de notre pays, car en Hollande, en Angleterre et en Bavière , les résultats les plus remarquables en ont été la conséquence. En effet, chaque tête de gros bétail fournit, en plus que par la méthode ordinaire, iO i 13 mètres cubes de bon fumier annuellement 1 1

De la HUUilère de traiter les Fomlers aYant ieiur

emploi eomme Engrais*

81 9."* Q. — Gomment dispose-t-on généralement les tas de fumiers?

R* — Quelquefois, dans les fermes, les bergeries, les bouveries et les écuries sont plus ou moins éloignées les unes des autres, ce qui fait qu*on ne mélange pas leurs fumiers, et qu'on forme avec ceux-ci des tas séparés que le cultivateur transporte, sans distinction, là oà il a besoin de fumer. Cette indifférence est blâmable, et dans les fermes oà le mélange des fumiers ne se Mi pas, il conviendrait de résefv&t les excréments des chevaux et des moutons pour

les terrains argileux , froids et bumidcs , landis que le fumier des vaches servirait pour les sols légers , secs et poreux. Le plus grand abus, celui qui entraîne pour Tagriculteur le plus de pertes , réside tout enti^ dans la dis* position et remplacement du tas de fumier« Celui-ci existe souvent au milieu de la cour, dans une fosse plus ou moins profonde, ou on entasse tout le fumier qu*on peut* En été , dans les grandes chaleurs , le soleil fait fermenter outre mesure les éléments qui composent les fumiers, tandis qu*en hiver , les fortes pluies lavent et entraînent une très grande proportion de leurs principes fertilisants. D*un autre côté , les bestiaux et les volailles en piétinant , grattant et fouillant sans cesse le fumier , multiplient les surfaces de contact avec Fair et facilitent la déperdition des sels ammoniacaux. Ainsi donc, la disposition ordinaire des tas de fumier entraine constamment des pertes , en même temps que leur voisinage est incommode et insalubre pour les habitations , tant à cause des émanations qui s'en dégagent que des insectes qu'ils attirent.

320.°"® Q. — Gomment faudrait-il disposer le tas de fumier pour éviter les détériorations et les pertes?

R. — On peut s*y prendre de diverses façons assez différentes entr'elles , mais toute manière est bonne quand elle satisfait aux conditions suivantes :

!•** Élever le tas de fumier sur une partie de terrain bien battue et couverte d'une couche d*argile (terre glaise) bien corroyée, afin d'éviter l'infiltration du purin dans le sol.

2."" Donner au terrain une certaine inclinaison qui dirige tout le purin vers un seul côté^ ou bien , entourer

tout le tas de fumier d'une rigole glaisée qui reçoive le purin et le conduise dans un réservoir ou citerne.

3." Placer le réservoir à purin à proximité du tas, afin qu'il soit facile de reverser, au besoin, ce liquide sur le fumier.

4." Puiser le purin avec une pompe grossière, qui puisse le conduire aisément sur le dessus du tas.

5.* Ne laisser arriver sur le terrain aucune eau étrangère que celle qui est indispensable à ^arrosage.

6.® Garantir le fumier contre les rayons du soleil qui y déterminent une fermentation trop prompte , soit en plantant des arbres autour du tas, soit en le couvrant avec de la paille , maintenue avec des pierres ou quelques planches afin que le vent ne Tenlève pas.

7.** Même observation qu'au n." 6 à propos des eaux pluviales abondantes ; le mieux serait d'élever le tas de fumier sous un vieux hangar.

S."* Donner à remplacement du fumier une largeur suffisante pour qu'on ne soit pas obligé d*élever le tas à une trop grande hauteur, ce qui rend la manœuvre difficile , tout en nuisant au fumier.

9.® Diviser le tas de fumier en plusieurs parties qu'on peut charger et enlever séparément, afin que l'ancien fumier ne soit pas toujours enfoui sous le nouveau.

10.® Préserver le fumier du piétinement des bestiaux et du grattage des volailles.

il.** Disposer l'emplacement de telle sorte que les voitures puissent facilement en approcher, et qu'il ne faille pas de trop grands efforts pour enlever d'assez lourdes charges.

Le fumier étant extrait des étables , doit être transporté au tas sur des brouettes basses et sans côtés , puis il doit être étendu bien uniformément , foulé aux pieds et tassé afin qu*il ne reste pas de vides dans la masse. Un bon moyen pour éviter la trop prompte dessiccation et Tévaporation des principes azotés fertilisants , tout en rendant la fermentation plus lente et plus régulière ^ c'est de couvrir la surface du tas avec des gazons, des mauvaises herbes ou des terres , mélangées de plâtre , si on peut s*en procurer. Ces matières deviennent elles-mêmes un en* grais fort énergique.

321 ."• Q. — Indiquez-une disposition pratique, applicable à rétablissement des tas de fumier dans les fermes de notre pays ?

R. — Je crois bien faire, en reproduisant ici la description, que fait M/ Girardin , du tas de fumier établi h la ferme de Rôville , dirigée par M.' Mathieu de Dombasie.

« Dans la ferme de Rôville , la place au fumier est dis- « posée d'une manière très simple. C'est un espace plat « et de niveau avec le sol environnant , mais dont le fond n est glaise de manière à ne permettre aucune infiltrait tion. Cet espace a 12 mètres de longueur sur 7 mètres « de largeur; et, lorsque le tas de fumier occupe toute « cette étendue sur une hauteur d*environ 5 mètres, il (( contient 500 à 350 voitures de fumier, du poids moyen tf de chacune 650 kilogr . Sur les quatre côtés de cet espace, « règne, au pied du tas de fumier, une rigole que Ton » entretient toujours bien curée et qui conduit tout le « purin qui s'écoule , dans un réservoir de 2 mètres en- •t viron en carré sur i mètre de profondeur, et qui est (f pratiqué à la partie la plus basse de remplaçaient.

m En dehors de la rigole et tout autour du tas, on a pra- «c tiqué , en gravier mêlé d*argile , une espèce de levée 4c de i mètre 1/â de largeur, afin d*enipécher que le Il porin puisse jamais sortir des rigoles et que les eaux M extérieures puissent s'y mélanger. Cette levée n'a que « 2 décimètres (!20 centimètres) de hauteur au milieu, « et se termine en pente douce des deux côtés , en sorte « qu'dle est presque insensible k la vue, et qu'elle ne ce gêne nullement l'accès des chariots qui peuvent entrer « et sortir sur tous les points. Dans le réservoir est placée « une pompe fixe en bois^ au mojen de laquelle on peut « verser le purin , soit sur le tas de fumier pour Tarro-* « ser, soit dans un tonneau placé sur une charrette, pour « le conduire sur les prairies.

« Le fumier est disposé avec soin sur cet emplacement. « On élève toutes les faces du tas aussi verticalement u qu'on le ferait pour les muraille d'un bâtiment; et « afin que l'ancien fumier ne se trouve pas toujours « enfoui sous le nouveau , comme cela arrive communé- « ment , on forme à volonté , dans remplacement , 2 ou « 3 divisions que Ton change et que l'on enlève successive vement; mais les tas qui forment ces divisions sont ■m «ntièremeni contigus les uns aux autres, en sorte que, K lorsqu'ils sont élevés à la même hauteur, ils présentent « l'apparence d'un seul tas régulièrement rectangulaire. M C'est dans une de ees divisions qu'on forme les composts « de chiffons et autres. Voilà la disposition du principal « tasde famier de la ferme de Rdville , celui qui reçoit les « ftimiers de la bergerie , des bœufs à Tengrais , des « vaebes et dès porcs. Un autre tas, moins étendu mais « di^sé à peu près de même , avec réservoir et pompe « à purin, reçoit le fumier des étables des bœufs de trait « et des chevaux , à portée desquelles il est situé. »

En procédant comme on vient.de Findiquer, on peut retirer d'un tas de fumier ayant les dimensions ci-dessus , 150 tonneaux de purin annuellement. Chacun de ces tonneaux, d'une contenance de 6 à 7 hectolitres^ est estimé par Mathieu de Dombasle , à 5 francs , et il affirme que s'il en trouvait h acheter à ce prix> il considérerait le marché comme fort avantageux. Voilà donc une valeur de 450 francs environ, qui eut été perdue, h peu près complètement, si le fumier eut été mal soigné, ou si on l'eut déposé sur les champs au fur et à mesure de sa sortie des étables , comme cela se fait quelquefois. 11 est encore une bonne disposition à conseiller; c'est de diriger dans la fosse aux urines et au purin , les matières excrémentitielles humaines, et de placer au-dessus de la fosse , les latrines des valets et ouvriers. De cette façon on accumule, en quelque sorte , vers un point central, tous les principes fertilisants produits par l'exploitation.

522.'"* Q. — La méthode consistant! laisser le fumier se faire dans les étables^ est-elle bonne?

R. -^ Bien que préconisée par un agrteultcur expérimenté, par Schwerz, cette méthode ne doit point être suivie, car les avantages qu'elle peut réaliser sous le rapport de la qualité des fumierâ, et de l'économie des transports, ne sont pas à comparer avec les inconvénients auxquels elle est susceptible de donner lieu. £n effet^ les animaux reposant des mois entiers sui^ une couche de fumier humide et détrempé par les urines, sont sujets k plusieurs maladies^ à des enflures , et à des inflammations aux cuisses, qui peuvent devenir mortelle».. Ensuite, les litières qui pourrissent dans dés lieux clos^ éprouvent

souvent laî chancissure ou le blanc , qui les détériore beauco>op^ et détruit presque toute leur vertu comme engrais.' ' ;;

325.>' .Q. — Quelle est Tinfluence de la disposition des élables sur la production des fumiers ?

R. — Les ëtables les mieux disposées seront celles qui permettront de recueillir, sans pertes, toutes les déjections animales et particulièrement les urines. Si cette condition essentielle se trouve remplie, rien ne sera perdu pour Tagriculteur. En Belgique, où la disposition des étables est, surtout en Flandre, beaucoup meilleure que celle adoptée dans les fermes françaises, la quantité des engrais recueillis s'élève quelquefois , dans les premières , à un chiffre double de celui que rapportent les secondes.

524^me Q^ — Quelles sont les conditions de propreté auxquelles il faut avoir soin de satisfaire, pour assurer la salubrité des étables ?

R. — R faut, de toute nécessité, quele cultivateur veille & ce que ses étables soient aussi propres que possible , car là est la santé des animaux. Lorsqu'on a enlevé les litières pour les porter dans la fosse ou, mieux, sur le tas de fumier, il faut, avant d'en répandre de nouvelles, bien laver les pavés de l'étable et faire ensuite écouler les eaux de lavage; cet écoulement eomplet est indispensable, car l'eau stagnante qui s^oiurnerait dans les joints, ou dans les parties du pavement où la pente est insuffisante, eutretieodraît dana l'étaUe une humidité miisible. u On « ne iSMitait aussi^ avec tropi de soin,* dit le baron de «c Morogues, rehausser le sd des écuries et des étables ,

ic quand , après des curages sucoessifc , il te trouve assez

« creusé pour que les liquides y s^icmmeiit. D«is jdn*

« sieurs étables où les urines séjournaient, je n'ai pa

« arrêter la mortalité des bestiaux qu'en faisant rehausser

M le sol avec du sable ou des cailloux , et en loi donnant

« une pente suffisante pour conduire toutes les eaux ^

u hors des étables , où , en outre , la pureté de l'air doit

« être soigneusement entretenue. »

Pe la nourTMore d«MUiée A l'^taU* » ^^oniMk^rée le r»f^i^art 4e la pi>oditètt<Ni #ee ftuolevft.

^â^.***" Q« — Quête sont les airaiïtagesde fa tiearrftiii^ exclusive des bestiaux àf^aMe?

R. — M.' Mathieu de Dmnbasle donne le» ^liiflpes suivants, cemme représentafit les quantités de ftMiier ob^ tenues de chaque espèce 4e bétail :

€be?al . . • fiœaf à l'engrais Vache laitière .

MoQtOQ adulte • Pore . • , • Bœuf de trait .

Famier produit pir an

WitltM

en

Hoarritnre représentée par foin sec

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Kilogr.

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DansTénuroération des résultats, la quantité deKtièren^a point été déterminée , mais elle a constamment été suffisante pour absorber tau teslesparties liquides des déjections. S on compare nvainteaant la quantité de fumier produite par^n bœuf de trait, i celle que fournit un bœuf & l'engrais, ou ra^me une vache laitière qui reste toujours à 1 étable , on est surpris de l'énorme différence qui existe eiÉxe les ehiffires comparés. En effet, un bœuf nourri à rétable donne annuellement 59 voitures de fumier du poids de 650 kilogrammes chacune, tandis qn'un bœuf de trait n'en produit que 12; te différence est de plus des deux ti&rs ! On dit bien que les eitcréments du bétail fioorrî le jour au pâturage, et ceux des bétes qui tra* vaillent, parofitent égalemiofit au terrain sur lequel ils tombent , mais odtte ass«rtM)n , quoique vraie , est la iiased^a mauvais rafisonDement* Quand l\irîâe du bœuf ou du ohèv^l de labour tombe sur la terre , elle y exerce une inflUenee fertiliaante, e-est vnâ; mais cette urine^

au lieu de fertiliser parfaitement plusieurs mètres carrés, n'agit que sur une surface grande comme une assiette; et encore, cette trop grande proportion d'engrais répandue sur une place trop exiguë, y occasionne assez souvent plus de mal que de bien, car si là végétation y est excessive, le rapport n'en est pas toujours plus grand. On peut conclure , de ce que je viens de dire , que pour obtenir d'un nombre donné de bestiaux , la plus grande quantité de fumier possible, il faut trois conditions qui sont :

i»^ De les nourrir copieusement, car la quantité de fumier produite est proportionnelle à l'alimentation.

2.*" De leur donner constamment une litière assez abondante pour que toutes les urines soient absorbées par elle.

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