Q. — Quel parti peu(H)a tirer «(es foins en-vases t
R. — Il arrive assez fréquemment soit par des inondations imprévues I sôît par des plaies continuel, que les foins s'envasetUf pourrissent ou ne se dessèeheat qu'avec peine.: Quand leur altération «est assee notable ,
îl eeX ai^nta^eux. dk Les coayertk' en fumier par la mé^ thode de JaiwSiret. Les moyens de c0nTersi4)D sont peu eoûAeuptetfocilesi^misttirç en pratique. Il suffît de disposer rherbe en tas , en formant avec elle des couches succesrsives, de 50 centimètres d'épaisseur, soupoudrëes chacune de chaux vive ; on arrose suffisamment et on couvre la meule de 10 centimètres de terre, afin d'empêcher Tëvaporation et la perte des ga^ fertilisants.
SS^.*^** Q. — Comment peut-on emptoyev les phntes aquatiques comme engrais ?' .
R; — Oi> extrait les Tegétaux qui croissent dans les rivières, dans les canaux et dans les mares, et on les transporte imffiédiaiement sur le terrain.. Cest particulièreim9à pour la eiddure de. la pomme de terre que eel engrais, est cooreiiiable. , surtout dans le& terres Itères. OnjetleCes plantes au fond du silloo qu'on a pratiqué, et l'on place les pommes de terre dessus^ ou bien dessous si k tarais est trop sec; dans tous les cas, on recouvre Âè teire. Cette méthode donne, de forts bons résultats.
Un Guano artificiel*
553."' Q. — Peut-on remplacer avantageusement le gtMno du Pérou ?
R. «- Depuis que Temploi du guano du Pérou s'est étendu, la fraude s'est attachée à le dénaturer, et, au-
jourdliui , il est difficile de se procurer ce produit piv et exempt de matières étrangères. On a cherche à le rem* placer et on y est parvenu. Le D/ Johnson a indiqué le mélange suivant :
Fr.
Poussière d*os • • •
515 kilog. coûtant 47,50
Sulfate d'ammoniaque
Sel marin ....
Cendres neuves • •
Sulfate de soude sec •
Total. . . 551 kilog. coûtant 102,50
Ces 551 kilogrammes renferment les éléments fertilisants de 400 kilog. de guano , et produisent conséquemment les mêmes effets. Seulement^ les prix ci-dessus sont des prix anglais, qui doivent subir une modification résultant de la différence de valeur qu'ont, chez nous, quelques-unes des substances qui entrent dans la compo* sition du mélange. Ainsi, le sel marin revient à 1 7 francs les 100 kilog. et le sulfate d'ammoniaque à 50 francs au moins. Les 551 kilogrammes de guano artificiel revien-dront donc, en Belgique, à 119 francs environ»
-^\Sb^
SECnON 4.
Se I« Pondrette.
SSi."* Q. — Qu'est-ce que la poudrette ? (i).
R* — On donne ce nom au résidu sec résultant du travail en grand des excréments humains^ tel qu'il se pratique à Paris, Rouen, etc.
SSS."** Q. — Gomment obtient-on la poodreUe?
R. — C'est particulièrement à Montfaucon^ près de Paris , qu'on en fabrique d'énormes quantités , au moyen des matières fécales que la grande ville fournit journellement. La méthode d'obtention est, d'ailleurs , excessivement simple, trop simple même, car elle entraîne la perte de presque toutes les matières liquides (eaux vannes),
(1) Au § i28 de son Traité d'agriculture, M.r R , donne de
la poudrette la définition suivante : « Ceat une matière charbon-^ « newe réetdtant de la caleinationd*une terre calcaire mélangée de « terreau^ que Von êatture ensuite d'excrémente humaim,» Pour une
raison difficile à comprendre , M.' R confond la poudrette «vec
le noir animalisé , et pour le prouver, je n*ai qu*à citer la définition
de ce dernier produit donnée par Boussingault , dont M.'R a,
ainsi ç|ne moi , consulté Touvrage; on le prépare « en mêlant les « matières fécales avec une sorte de charbon animal , obtenu en « calcinant en vases clos une terre poreuse imprégnée de substan- « ces organiques ; c*e8t le not>antfna{t«^»( Boussingault, t. 2, page ii3). Pour quel motif donner au lecteur des désignations inexactes et de nature à Tinduire en erreur ?
qui sont, précisément, les plus riches en éléments salins et azotés , et qui représei4^, comme engrais, trois fois au moins la valeur dès matières solides et molles dont elles se séparent par le repos. Lea eaux vannes étant écoulées dans des bassins inférieurs^ les matériaux mous sont enlevés et transportés sur un vaste terrain plus ou moins incliné et dont la surface est bien battue. Lorsque la matière péteuse est uniformément répandue^ onTàltandonne à eljc-méme pendant quelques heures ^ après quoi on y passe la herse afin de la remuer et de faciliter Tévaporation de Thumidité qu'elle contient. On répète, ce hersage tout le temps qu'il faut pour la dessication de la matière, qui est ensuite écrasée sous les pieds des ouvriers et réduite en poudre grossière qui, finalement, est passée au crible. Ainsi préparée, la poudrette se vend, moyennement, au prix de 4 frs. 50 centimes Thectolitre.
€e mode de fabrication ésl non-seulement condamnabB^ en ee sens , qu'il feit perdre la meilleure et la plus éner*gfque partie de la ^adOMe, mais, aussf, parce qu'il donne lieu à des émanations pestilentielleis qui se répandent à des distances considérables. En résumé , la conversion de la gadoue en pqudrelte est une opération monstrueuse , quand on la compare aux procédés ordijoaires de Tiadu^f^ trie actuelle qui, tous, teâdeot à ne rien laisser inutfle.