Q. — Quelle est la composition dç la powlrettQ
R. — La poudrette de Paris pèse 650 à 670 grammes le litre. Elle contient d'après M.' Jacquemard :
Eau 5^,5 \
Sels ammoniacaux .. . . . ^»^ \ jaq a Matières organiques azotées „ 18»i 4 ^^^i^ — minérales fixes • • 2S^5 /
8^7.°» Q. ^ GomUen faudml^il de paudrtUe pouir fumer un hectare de teirraia?
R. — On sait (voir q. 279] que Yéqmvalent d'un engrais est le chiffre représentant la quantité de cet engrais qui équivaut à iOO parties de ban fumier de ferme. Or , poiir remplacer iOO kilogrammes de celui-ci, îl faut 21 kilogrammes 28 de pqudrette. En d*autres termes, il faudrait pour fumer un hectare de terre, 6,3&4 kilogrammes de poudrette. C'est là Te poids indiqué par la théorie, quand on n*apprécje la valeur de Tengrais que d'après la proportion d'azote qu'il contient. Maïs l'azote n*est. pas le seul élément indispensable que renferme la poudrette, et Ton ne saurait méconnaître la haute utUilé des matières minérales fixes qui s'y trouvent pour plus d'un quart de son poids. L'expérience, au reste ^ constate amplement l'importance de ces sels minéraux^ et notamment des phosphates , puisque! est reconnu que 18 à 25 hectolitres combles, soit i,400 & 2,000 kilogrammes de poudrette, suffissent à la fumiire d'un hectare.
358."»« Q. — Ne peut-on conserver la gadoue autrement qu'en la convertissant en poudrette ?
R. — Dans certaines localités , on mélange la gadoue avec de la cendre de bois ou bien avec de la terre contenant beaucoup der chaux. Cette méthode a l'avantage de désinfecter les matières lecdles , mais a l'inconvénient grave d'en chasser l'ammoniaque et de diminuer notablement leur puissance fertilisante. Il serait bien préférable d'employer de Vaçid^ suf/uriqu^ ( huile de vitriol ) , d^ la couperose v^rte ( sulfate de ferO , du plâtre ( sulfate de chauds ), ou du sel de Gl(iuber.( sulfate djQ soude ) ;, avee
300 grammes d'acide sulfurîque , ou 2,000 grammes des autres substances , on pourrait désinfecter un hectolitre de gadoue, tout en y conservant la totalité des principes ammoniacaux. Quant à la dépense , elle serait très faible , car elle ne s'élèverait pas à 50 centimes par hectolitre désinfecté, main-d'œuvre comprise. On pourrait encore employer un mélange intime de charbon de bois en poudre, de plâtre et de couperose; avec 12 kilogrammes du premier et 1 kilogramme de chacun des deux autres , on peut désinfecter, presque instantanément, 5 hectolitres de matières fécales. Dans une exploitation de moyenne importance, on peut aisément jeter , tous les jours , dans la fosse d'aisance, la quantité de mélange désinfectant calculée d'après la proportion de la masse des excréments produits. Lors de la vidange , on mêlera toutes ces matières avec un bâton, on les disposera en tas, et on les couvrira de terre. On évitera , par Temploi de ces moyens, les émanations fétides qui sont exhalées au loin , et on conservera à Fagriculture de précieux éléments de prospérité.
Du Noir anfanallBé.