‹ Éléments d'algèbre à l'usage des candidats au baccalauréat ès sciences et aux écoles spéciales (volume 2)Chapitre 94 sur 204 · II · texte numérisé non relu

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n’est démontrée (ju'autant que a est différent de zéro. Mais nous savons (102) que cette formule sera encore dans ce cas d’accord avec l’équation , si l’hypothèse non permise a = o lui fait acquérir des valeurs déterminées (ou infinies).

Or, pour a = o, on trouve

l’une des racines est infinie; l’autre se présente sous la forme - :

mais elle est cependant déterminée, car si avant de faire a — o dans l’expression

— b + \/ b 2 ■ — 4 flc

on multiplie haut et bas par

— b — \j b' — 4ac,

il vient

x » 4 ac

2 a ( — b — \j b- — 4oc)

qui, après la suppression des facteurs 2 », donne pour a = o,

RELATIONS ENTRE LES COEFFICIENTS ET LES RACINES. 182. Les racines de l’équation

tix 1 ■+■ br. + c = o ,

sont

— b -H \! b' — 4 nc — h -r- ^ b 1 — 4^c

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ÉQUATIONS UU SECOND DEGRÉ A UNE INCONNUE. 1 35

leur somme est égale à — -, et leur produit a pour valeur

b 1 — ( b ; — 4 flc ) c

4 tt 1 n "

En. opérant sur l’équation

x- px -f- C] — O ,

on eût trouvé — p pour la somme et q pour le produit des racines, en sorte qu’on peut dire : Dans toute équation du second degré dont le terme en x 1 n pour coefficient l'unité , la somme (les racines est égale au coefficient de x pris en signe contraire et le produit des racines est égal au terme tout connu.

Il suit de là : i°. Que si deux nombres ont une somme S et un produit P, ils sont les racines de l’équation du second degré

xJ — Sur -t- P — o. - ,

2 °. Que, pourfornier une équation du second degré dontles racines soient deux nombres donnés , il faut prendre l'unité pour coefficierit dc.r 1 , prendre ta somme de ces nombres changée de signe pour coefficient de x , et écrire le produit de ces nombres pour terme tout connu. Ainsi, l’équation du second degré qui a pour racines les nombres

est

185. Le théorème précédent permet encore de trouver les signes

des racines d’une équation du second degré, sans résoudre l’équa- •

lion , lorsque ces racines sont réelles.

D’abord ; suivant que - a le signe -f- ou le signe — , les racines

sont de même signe ou de signes contraires. Dans le premier cas ,

le signe commun des racines est celui de leur somme — dansle

second cas, le signe de la somme — - est celui de la plus grande racine.

Exemples :

les racines sont de signes contraires, puisque leur produit ï—

est négatif; la plus grande a le signe -+- , puisque leur somme - est

positive.

les racines sont de rucme signe, puisque leur produit ■ — est

positif; elles ont d’ailleurs le signe -4- , puisque leur somme -

a ce signe.

Avant d’appliquer ces règles, il faut toujours voir si les racines sont réelles, c’est-à-dire vérifier que le nombre b' — 4 ac tst P°~ sitif. 11 est un cas où, pour reconnaître la réalité des racines, il n’est pas nécessaire de recoùrirjk l’expression b 1 — 4 ac i A'.' racines sont " £

toujours réelles quand le terme — est négatif.

En effet , l’égalité

a 7 . - = ac

montre que lorsque - est négatif, il en est de même de ac ; par suite le produit — 4 ac est positif, et à fortiori l’expression b ’ — 4 ac -

Ainsi , A l’inspection même de l’équation *3 se* ■+• 2 x — 65 = o , on doit dire que les racines sont réelles.

PROPRIÉTÉS DP TRINOME nx'-s-br + c.

I{ 54 . Théorème I. — Tout trinôme du second degré ■ a.x- -f- b.r + c

EQUATIONS OU SECOND DEGRE A UNE INCONNUE

est égal au produit du coefficient a par les binâmes

qu'on obtient en retranchant de. x les racines de l’équation • ax r -t- bx -+- c = o.

En effet, on a identiquement

«x 1 ,+- bx -+- c= a ( x 1 -h

b c\ X< b Y è 1 cl

~ x H — ) — a I xH ) — 7 — -H — I

et en substituant à la différence des carrés située entre les crochets le produit de la somme par la différence des racines, on obtient

ax % -+- bx -t- c

= J,+± + JYZi )/.+£ .ÆIÏY

ou

«x 1 - (- bx + c

— b-\-\Jb‘ — 4ac\ i — b — i /b 7 — 4 ac ''

ISS. 11 résulte de là que l’équation

ax’ bx -4- c “ o

équivaut à ,

alx~ |.r - = o

laquelle tient lieu de ( 144 )

•b -+- \J b 1 — Lac

et de

b — si b * — Lac

d’où l’on conclut d’une nouvelle façon que l’équation du second

degré a deux racines données par la formule — b db \jb '‘ — 4 ac

' la

et n’en a que deux.

186. Le théorème précédent permet encore de trouver les relations du n° 182 entre les coefficients et les racines de l’équation

«x’-f- bx ■+■ e = o. •

En effet, dans les deux trinômes identiques (184)

«x’ 4- bx -+- c , a{x — x') (x — x') ou

a- — a ( x' -\- x" ) x + ax'x" ;

les coefficients des diverses puissances de x doivent être les mêmes ; on a donc

b= — a(x’-t-x") et • c=ax'x",

x'-t-x" = et x' x" — — •

Inversement , des relations

x 1 -f- x” = , sd x" — i

on déduit et

b = — a [x' -h x"), c — ax'x"

ax 1 -f- bx -F c — ax ? — a (x' x") ■+■ ax'x"

— a [x 3 — [x' + x") jç -f- x'x"]

187. Enfin, ce théorème permet aussi de former une équation du second degré dont les racines sont deux nombres donnés a et 6. I) suffit évidemment d’écrire

(x — a)(x — 6) = o ou x' — (a-+-6)x-Haë — o, puisque le premier membre s’annule pour x = a et pour x = 6.

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