Développements de sin x et cos x — Soit d'abord
/(.r) = sina7; Appell. — l'Acinents d'analyse. — st.
l46 CHAPITRE VI.
on a, successivement,
f'{.T) = cosx, f"{x)— — sin:r, f"'(^x)— — cos:r, f^^'ix) = sina?, ....
Faisant x = o, on voit que la fonction et tontes les dérivées d'ordre pair s'anniilent; les dérivées d'ordre impair sont alternativement égales à -|- I et à — i .
On trouve ainsi le développement
Ce développement est convergent pour toutes les valeurs de x de — 00 à 4- c/^.
Mais ce fait ne suffit pas pour qu'on puisse affirmer, en toute rigueur, que la somme de la série est bien égale à sinj?. C'est ce que nous vérifierons plus loin. On peut aussi vérifier que l'erreur £„ du n** 89 tend vers zéro.
Pour avoir le développement de cos^r, il suffit de prendre la dérivée du développement précédent. On a ainsi
cosa:- = I —
91. Formule d'Euler. — On peut rattacher ces deux développements à celui de e^. Soit / l'unité complexe telle que
l^-^ — i et, par suite,
on a, par définition,
ix /2-y2 j3;y3 l'*jr.'t
En remplaçant les puissances successives de i par leurs valeurs, n voit que les termes de rang impair sont
et forment le développement de cosa;, puis, que les termes de ranj
DEVELOPPEiMENT D LNE FONCTION.
pair sonL
et forment le développement de i sin:r.
On a donc
g/x — ces a; H- isin:r.
Changeant x en — x^ on a de même
cosa7 — L siii^r.
Si, enfin, on ajoute et retranche ces formules membre à membre, on a
s\ux = — : (e'-^ — e-'^).