‹ Éléments d'analyse mathématique à l'usage des ingénieurs et des physiciensChapitre 55 sur 210 · Vérification. — Voici comment on peut vérifier que les · texte numérisé non relu

Vérification. — Voici comment on peut vérifier que les

deux développements ci-dessus représentent bien sin .r et cos^.

Posons

Il — X —

et proposons-nous de déterminer les fonctions u et v de la variable x. On voit immédiatement, en difïerentiant, que l'on a

(hi dv

dx ' dx

On en conclut, en multipliant la première équation par u et la deuxième par v et ajoutant,

du dv

dx dx

Le premier membre de cette relation étant la dérivée de - (m- -4- p'-), on en conclut, par l'intégration, que u- -f- r- est constant

G désignant une constante. Pour déterminer cette constante.

l48 CHAPITRE VI.

faisons ^ := o ; alors a se réduit à o, p à i , donc G = i et l'on a On lire de là

et, en portant dans la relation — - = c,

du , , ■ ^ , du

-7— = ±1 1/ 1 — w- , =b dx = — ^z=z=^ •

Dans cette dernière relation, le premier membre est la différentielle de =h a?, le deuxième de arcsinw; on a donc, en prenant le

signe +,

iT -h a = arc sin m, u — sin(:r -4- a),

a désignant une constante arbitraire; en prenant le signe — , on a

de même

— ;r -h |j — arc sin z^, w = sin( — x-^'^),

p désignant une constante arbitraire. Ces deux expressions rentrent l'une dans l'autre, car, en posant

la deuxième devient

-> w=:sin(- — X — a j = sin (a:- -H a).

Ensuite la formule v = -r- donne

dx

.V = cos(a" -t- a).

Pour déterminer a, remarquons encore que w et t^ se réduisent,

respectivement, à o et i pour x = o. Nous aurons, en faisant

o = sina, 1 = cosa.

Donc

où k est un entier positif, négatif ou nul; et l'on a enfin

w = sin (a: -h 2 A' 7:), ^' = cos(^ + 2/17:),

u = s'mx, V = cosa7.

DÉVELOPPEMENT d'UNE FONCTION. l49

93. Développement de (i-f-.x)'". — Soit m un nombre quelconque, positif ou négatif, entier ou fractionnaire. Appliquons la formule de Mac-Laurin au développement de

On a immédiatement

/'(:r) = /n(i-+-ar)"'-i, f" (x) ^ m{m -\) U-^ x)"^-^, f^P^(x) = m{m — i) . . .{m — p -^ i) (i -h xy^-P.

En faisant a: = o, on en déduit

La formule de Mac-Laurin donne alors

On a ainsi la formule du binôme étendue à un exposant quelconque.

Pour voir dans quelles limites cette série est convergente, prenons le rapport du terme en xP'^^ au terme précédent en xP : nous avons pour ce rapport

Quand p augmente indéfiniment, ce rapport tend vers — x. Donc, quand x est moindre que i en valeur absolue, la série est convergente ; quand x est supérieur à i en valeur absolue, elle est divergente. Nous allons vérifier que, dans l'intervalle de — i à -H i , la somme de la série est bien égale à ( i -f- x)"'-.

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