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GLANDES SALIVAIRES

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Par contre, les glandes salivaires sont très répandues dans tous les autres groupes, où il en existe une ou plusieurs paires, placées dans la tête, dans le thorax, ou même s étendant plus en arrière dans la cavité générale/ Tantôt ce sont de simples tubes, plus ou moins longs et plus ou moins contournés' (Qg. 210 bis, gs) ; tantôt ces tubes se divisent de façon à . .donner a la glande l'aspect d>in buisson ; d'au très fois enfin, dans les' cas de plus haut perfectionnement, les cellules glandulaires se groupent à l'extrémité des branches, en petites sphères dont l'ensemble donne à la glande l'aspect d'une grappe de raisin (fig. 210 B, g); c'est alors une glande en grappe. Il peut même arriver que le canal excréteur se renfle en certains points ou même présente une poche appendiculaire spéciale communiquant avec lui par un canal, pour constituer de la sorte un réservoir salivaire (fig. 210 B, rs).

Ces différentes sortes de glandes peuvent exister chez les Myriapobes et les Arachnides, qui possèdent soit des glandes en tubes {Jidus, Galeodes), soit des glandes ramifiées, soit des glandes en grappes [Scolopendra, Aranéides), soit plusieurs sortes en môme temps {Acariens). Chez les Aranéides, les glandes salivaires sont transformées en glandes h venin, et leur canal excréteur débouche, non pas dans l'œsophage, mais à l'extrémité de la griffe des chélicères.

L'appareil salivaire des Insectes est aussi extrêmement variable non seulement suivant les ordres, mais même suivant les familles d'un même ordre.

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Fig. 210 />«. — Appareil digestif d'un Lépidontère — r q,,/,, (NEwronx). - œ, œsophafe; /, jabot • TSe. • 7 n^ln ^^^'•'^ • ^''^"^''"^ r, rectum; gb.nde? sali;ai;es ; tm', tubes I Malpi^hL

Dans certains groupes, il semble manquer complètement {Libellules, Éphémères, Pucerons), ou n'est représenté que par de petites glandes logées dans la paroi même de l'œsophage, sans faire saillie au dehors (beaucoup de Coléoptères). Mais chez les Hyménoptères, les Orthoptères et les Hémiptères, l'appareil peut se compliquer singulièrement et présenter plusieurs paires de glandes, souvent de structures différentes. Il en existe chez l'Abeille quatre paires et une impaire (i).

Structure iiistologique des glandes salivaires. — La structure histologique de ces glandes est très simple (fig. 211). Les cellules sécrétantes reposent

Fis. 211. - Fragment d'une glande salivaire de la première paire d ^/;w Lllifica ; - acu acinus non traité par les réactifs ; ac, acinus traité par KOH ac3, acinus d'uae jeune abeille; ac,, acinus traite par des reactifs fixateurs, cellules glandulaires; p, lunica propvia;c, caualicules excréteurs; e, leur point d'entrée dans les cellules- J, leur partie mince à l'iQtérieur de la cellule; pr, protoplasma adhèrent aux canalicules, m, dilatations des canalicules; ch, couche de cellules formant 1 intima k leurs noyaux; i, intima; h, mamelon crible de trous par où s ouvrent les canalicules; S, canal collecteur ; r, son contenu ; x, acmus umccUulaire

(SCUIEMENZ).

sur une tunique conjonctive qui forme le revêtement extérieur de la glande eî elks sont recouvertes par une lame de cuticule homog ne, une rn rma qui à mesure qu'on s'approche de l'oriQce excréteur, prend ous les carac- ?'rès d^îa couche chitineuse du tube digestif. Cette intima pi-ésente souvent dans le canal excréteur des épaississements spiralés qui font sailhe dans la

(1) Scuiemenz. Z. W. Z., t. XXXVIII, 1883.

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