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APPAREIL TRACHÉEN DES INSECTES ET DES MYRIAPODES

chez tous les Insectes, les trachées émanant de tous les stigmates sont unies par de gros troncs trachéens, présentant les dispositions les plus variées, et envoyant eux-mêmes des ramifications à tous les organes (fig. 222). Nous n'insisterons pas sur l'agencement de l'appareil trachéen à l'intérieur du corps; nous dirons seulement que, presque toujours, il existe deux grosses trachées suivant d'un bout à l'autre les côtés du corps et recevant les trachées primitives issues des stigmates. Enfin çà et là se trouvent des vésicules renflées, pleines d'air, dont le rôle est évi-

Fig. 223. — Trachées et stigmates des Insectes. — A, stigmate de papillon {Vanessa urticm) et les trachées qui en partent; te, tunique externe ou périlrachéenne contenant des noyaux ; ti, tunique interne, avec ses plis chitineux; s, ouverture du stigmate entouré de son péritrème (H. Landois). — B, stigmate de la mouche commune {Musca domestica) ; s, ouverture du stigmate; le péritrème porte une frange garnie de poils; au-dessous, on aperçoit la membrane couverte de cellules qui sert à l'occlusion du stigmate (Landois).

derament d'alléger l'animal. La structure des trachées (Qg. 223 A) est partout la même, elle otTre beaucoup d'analogie avec celle des glandes. Une couche externe de cellules, tapissée par une iniima cuticularisée, se retrouve partout. Celte intima qui est rejetée à chaque mue présente presque toujours des lignes réticulées ou spiralées qu'on décrit en général comme des épaississements de la cuticule, destinés h servir de squelette au tube trachéen, et qui lui donnent un aspect caractéristique. Suivant Macloskie, ce seraient simplement des plis de la cuticule, permettant l'allongement et le raccourcissement des trachées pendant les mouvements respiratoires.

, D'après Packard (1), ces épaississements ne sont spirales

U 10 9 8 7 Coi 1 Fig. 224. — Disposilion des stigmates sur une Chenille. — Chenille du Bombyx mori. Les numéros sont ceux des segments auxquels correspon-

dent les stigmates.

qu en apparence;

ce sont en réalité des cercles parallèles et juxtaposés ; au moment delà formation de la trachée, il se produit une prolifération des cellules, qui donne naissance à une couche interne. Les cellu-.

les de cette dernière, chargées de sécréter l'intima, se disposent en bandes parallèles faisant saillie dans la lumière du tube. Ce sont les origines des lignes saillantes, qui plus tard se réunissent à leur base par des lamelles également chitineuses. Ce mode de formation concorde avec lesrésuHals de Macloskie.

La disposition des stigmates présente plus d'intérêt. Ces orifices sont limités le plus souvent par un cadre rigide, nommé péi^irèine, de forme circulaire ou ovale (fig. 223 B).

L'ouverture ainsi circonscrite est protégée soit par une coul'onne de poils, soit par deux

„ u- i w 1 , lèvres membraneuses atta- Fig. 225. — Branchies trachéennes du

Pteronarcys regalis. — A, Filament chées au péritrème et ne laisd'une houppe avec sa trachée et ses g^^^^ qu'une fente étroite, soit trachéoles. — B, houppe branchiale. '

- c, Pieroiiarcys adulte vu par la enfin par une membrane contiface ventrale ; b, b, b, b, les houppes mie percée de trous comme un branchiales, prothoraciques.mésotho- Tvpiquement, tous les

raciques et abdominales (Newport). • ,

anneaux, a 1 exception des an-,

(t) Packaud. Am. Nat., f. VII et XX, 1 87 -5, 1S8C. — Macloskie, id. t.XVIlI, 1884.

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