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BRANCHIES TRACHÉENNES DES INSECTES

neaux céphaliques, portent une paire de stigmates. C'est le cas de

la plupart des Myriapodes, ils peuvent d'ailleurs occuper les positions les plus variables, jusque sur la ligne médiane du dos (5cu-

tigera). Chez les Insectes, ce nombre

subit de notables rédactions. Jamais on

n'en trouve plus de dix paires, dont

huit appartiennent aux six premiers

anneaux de l'abdomen, les deux autres

au méso- et au méta-thorax (fig. 224).

C'est le cas le plus fréquent chez les

Insectes adultes. Mais il peut arriver

que les stigmates abdominaux, ou que

ceux du thorax fassent défaut. La plus

grande réduction se manifeste chez les '

Insectes aquatiques. Ils n'ont que deux

stigmates situés à l'extrémité de l'abdomen, et des dispositions spéciales leur permettent souvent d'aller puiser l'air au dehors sans avoir à sortir de l'eau. C'est ainsi que les stigmates des larves à'Eristalis sont portés sur un long pédoncule commun, qui peut se déployer comme une lunette et atteindre jusqu'à six fois la longueur du corps. D'autres fois (Nèpe, Ranatre), les stigmates sont tr placés à la base d'un long siphon respiratoire, formé par l'accolement de deux filets creusés en gouttières, et c'est par ce long canal que l'air arrive aux 'Stigmates.

Branchies trachéennes des Insectes. — Enfin chez beaucoup de larves aquatiques, les stiffmates s'oblitèrent complètement; l'air n'est

Fig. 22G. — Appareil trachéen d'une larve de Libellule. — s, stigmates thoraciques inférieurs imperforés; s', stigmates thoraciques postérieurs également imperforés; a, les cinq appendices oecluseurs de la chambre branchiale ; r rectum transformé en chambre branchiale, sur laquelle on voit les trachées qui ramonent l'air vivifié des lamelles branchiales; e, cerveau et lobes optiques lèvre

longitudinaux à IVHat nat'urd il^^^t co oTés^^^'r^se granulations pigineulaires (Gazionairr). par.des

plus puisé en nature, et de nouveaux organes, qu'on nomme branchies trachéennes, sont chargés d'aller puiser l'oxygène contenu dans l'eau. Ce sont soit des poils branchiaux (larves de Phryganes), solides lamelles branchiales (larves d'Ephémères), qui sont traversées par des rameaux tracliéens terminés en cul-de-sac. L'air dissous dans l'eau dialyse à travers la membrane et vient se réunir à l'état gazeux dans les trachées des branchies pour être ensuite réparti dans tout l'organisme. Les branchies disparaissent a 1 état adulte, et font place h des stigmates qui occupent e.xactement la même situation.

On ne reucontre de pareilles branchies que chez un Insecte adulte, étudie par Newport, le Pleronarcys regalis, Névroptère du Canada (fig. 22,->).

Dans les larves de Libellules, il existe aussi des branchies trachéennes, mais, au lieu d'être externes, elles se localisent dans la paroi du rectum et font saillie dans la cavité digestive (fig. 226). Il e.xiste six bandes longitudinales formées chacune de deux séries de lamelles imbriquées, et le nombre total des lamelles est de près de trente mille. Les mouvements rythmiques des muscles de l'abdomen, en dilatant et contractant alternativement la chambre rectale, amèuent un flux et un reflux continuel d'eau aérée, et assurent dès lors le travail respiratoire.

§ 7. — Appareil circulatoire.

Nous voyons pour la première fois apparaître un milieu intérieur, le sang, chargé des relations de l'extérieur avec les tissus. Ceux-ci vivent exclusivement dans le sang, et n'ont aucun rapport direct avec le milieu extérieur.

Le sang est un liquide incolore. Par exception, il est rouge et renferme de l'hémoglobine dans les Copépoies parasites (Van Beneden), dans YApus, quelques Cxjpris, etc., et dans la larve de Chiroiiomus. Dans la règle, il renferme des globules transparents, amiboïdes, nucléés, qui donnent au sang incolore un aspect opalescent. Le plasma sanguin où siègent ces globules contient en dissolution de la fibrine, qui se précipite quand on abandonne du sang à l'air et entraine la coagulation.

Il renferme également une substance spéciale qu'on n'a pas jusqu a présent isolée et qui joue le même rôle que l'hémoglobine. C'est r/iémoc/anf^'/e, qui a été trouvée dans le Scorpion, le Homard, l'Ecrevisse, le Crabe, etc. A l'état ordinaire elle est incolore; mais sous l'action de l'oxygène elle devient bleue, en donnant naissance à une combinaison nouvelle, l'oxyhémocyanine.

Haiieck a montré (1847) que cette substance contenait du cuivre, qui, pensait-il, devait jouer le même rôle que le fer de l'hémoglobine, mais ce dernier point n'est nullement démontré.

Le sang présente en outre fréquemment une légère temte rosée, due a la télronérythrine, qu'on rencontre également dans la carapace des Crabes.

L'appareil où circule le liquide sanguin est sous la dépendance directe de l'appareil respiratoire. Mais, malgré les diverses modifications qu'il peut présenter, il est toujours construit sur le même type.

L'organe actif de la circulation est un cœ?^?- tantôt plus ou moms arrondi, tantôt au contraire très allongé ; on le désigne alors souvent sous le nom de vaisseau dorsal. De ce cœur partent un certain nombre d'artères se rendant dans les différentes parties du corps. Ces artères quelquefois bien développées sont ailleurs

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