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APPAREIL CIRCULATOIRE DES INSECTES

éludiées par Carus, où on voit neltement les courants sanguins d'une parfaite constance.

La circulation est assurée par les contractions du cœur. Leur rapidité varie non seulement suivant les espèces, mais encore chez le même individu suivant le travail accompli. Cliez un Sphinx Ligiistri, le nombre des battements est au repos de 60 à 70 ; après un vol rapide, il s'élève à 150. Dans la larve du Bombyx mori, le cœur fait 30 pulsations par minute ; ce nombre se réduit à 18 dans la chrysalide, mais se relève à 60 chez le papillon.

La circulation est aidée surtout par les mouvements du diaphragme formé par les muscles aliformes ; il existe un autre diaphragme de constitution analogue disposé au-dessus delà chaîne nerveuse ventrale, qu'il enferme dans une sorte de sinus sanguin. Le sang est de la sorte poussé d'avant en arrière dans le sinus ventral, d'arrière en avant dans le cœur et le sinus péricardique ; il s'établit ainsi une sorte de cercle circulatoire. De plus, les muscles, en se relâchant, augmentent le sinus qu'ils limitent aux dépens de la cavité générale, et déterminent de la sorte, dans ces sinus, un appel de liquide, qui complète le parcours du sang à travers tout l'organisme (rig.229).

Fig. 229. — Circulation de l'Ephémère. — ab, le cœur ou vaisseau dorsal; 6c, sa portion céphalique : dd courants sanguins céphaliques, décrivant deux anses a la base des antennes; e, point où les couranis après s être recourbés sur eux-mêmes, se réunissent pour retourner vers l'abdomen; /; le plus petit et le plus externe des deux courants de retour-, il décrit ordmairement dans les hanches de courtes anses, qoo

qui parfois s'étendent jusqu'en A; le plus gros des d^ux courants de retour le plus mtcrne et le plus rapproché du côté ventral, avec lèrcl 'exteîne' r, se réunit en partie par des branches transversale , /./^ et qùf nro£abl ment, rec.oû ensuite les petits courants des soies candi p? Pi^°^ibleinterne. i, aboutit enfin au cœur avec le couiant Sïernc lCAucs

§ 8. — Système ne^^veux.

Le système nerveux des Arthropodes se présente sous la forme typique du système nerveux des Artiozoaires. Les cellules nerveuses se groupent en petits amas de forme variable, en gaiiglions, unis entre eux par des filets nerveux. Typiquement, chaque anneau contient, à sa partie ventrale, une paire de pareils ganglions, symétriques, mis en rapport par un filet transversal, nommé commissure. Chacun d'eux est uni au ganglion correspondant des deux paires voisines par des filets longitudinaux, nommés connectifs. Il existe ainsi une double chaîne ganglionnaire, courant le long du corps, au-dessous du tube digestif. Dans la région céphalique, existe, dans les types primitifs, un ganglion unique, V archicerebrum , innervant les yeux et les antennes. Mais le plus souvent un certain nombre de ganglions de la chaîne ventrale viennent s'y souder, de façon à constituer un synce7'ebrum.

Dans tous les cas, ce cerveau placé au-dessus de l'œsophage est relié par un double conneclif aux premiers ganglions de la chaîne ventrale. II existe donc autour de l'œsophage un collier nerveux qu'on nomme le collier œsophagien.

Les ganglions cérébroïdes ne sont pas, comme on l'a vu plus haut, homologues d'une façon absolue dans toute la série des Arthropodes. Originairement, le cerveau est destiné à l'innervation des yeux et des organes sensosoriels de la tête. C'est à cela que se borne son rôle chez les Insectes et les Myriapodes, dont les antennes sont peut-être, nous l'avons vu (p. 339), des productions spéciales de la partie préorale. Ces deux classes ont un archicérebrum.

Mais chez les Arachnides, ces ganglions innervent aussi les chélicères, et chez les Crustacés, les deux paires d'antennes. Or, ces diCféreuts organes sont des appendices modifiés, et on admet dans ce cas que le cerveau est formé de l'archicerebrum, auquel seraient venues s'ajouter une ou deux paires de ganglions postoraux. C'est un syncerebrum.

Système nerveux des Crustacés. — Tel est le système nerveux typique, on peut dire ancestral des Arthropodes. Il se rencontre à peu près conforme chez les représentants les plus anciens du type, chez les PInjllopodes. Le système nerveux de VApus, par exemple (fig. 230), est formé d'un nombre considérable de ganglions, correspondant au nombre des segments pourvus de pattes ; ces ganglions sont espacés dans une même paire, et une double commissure les réunit ; le système nerveux a ainsi la forme d'une échelle. Il offre de plus un caractère ancestral, que nous retrouverons dans les groupes primitifs d'autres embranche-

SYSTÈME NERVEUX DES CRUSTACÉS. 393 ments, notamment dans les types de Mollusques qui représentent les formes primitives. Les ganglions, au lieu de se présenter en petites masses nettement distinctes, ont la forme de bandelettes, qui se continuent avec les nerfs sans une ligne de démarcation tranchée. Les cellules ganglionnaires, au lieu de se concentrer en amas compacts bien distincts des nerfs, se répandent sur une assez grande longueur à la surface des filets nerveux.

sales; a \ comu^issures transver-

e, nerfpharynSirDaIr p "^''^ commissure h:

tennaire?; /.rS^în o,', supérieure; ii, nerfs an-

la premi^^mLhoirerLrfrr'''"''? transversales; nerfs de •J'ie , mx, ncrls de la seconde mâchoire (Zaddacii).

féSrilTnoUbkdrT 'r'''^ c'iBtinguent donc par une in-

i-ysC'n .t:: de :;rs rf

ment du type c^énéral nnr f C'->-f acés se déduit très simple-

1° Il neuf v n ^ tf-o-s séries de modiPications principales •

n'ont pas de ganglions particuliers. De môme chez les Copépodt'S

Kig.[231. — Système nerveux de ïAstacus fluviatilis : — a, œil; 6, antenuule; c, antenne; gv, glande verte; œs, œsophage; an, anus; as,' artère sternale; gc, cerveau; gso, ganglion sous- œsophagien ; gt^-*, ganglions thoraciqués; ga'^-^, ganglions abdominaux; 7ia, nerf oculaire; tib, nerf antennulaire; ne, nerf antennaire; cno, collier œsophagien; st, stomatogastrique; en, chaîne nerveuse. — 1, 2, portions extrêmes de la chaîne nerveuse sous-intestinale.

parasites, où les sens sont complètement émoussés, la disparition des yeux et des antennes entraîne une extrême réduction des

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