DIVISION DU TRAVAIL PHYSIOLOGIQUE
clusivement, les autres tissus ne possédant ces fonctions que d'une façon tout à fait obtuse. Au contraire les fonctions dé nutrition s'exercent toujours dans toute cellule. Chaque élément assimile, respire, excrète. Les appareils spéciaux des fonctions de nutrition ne sont que des appareils servant d'intermédiaires entre le milieu extérieur elles cellules. Il y a donc lieu, dans le cas de chaque fonction de nutrition, de distinguer la fonclinn élémentaire qui est exercée par tout élément anatomique, de la fonction générale, qui nécessite un appareil spécial.
Dans tout organisme suffisamment élevé, on trouve en définitive un appareil digestif, un appareil respiratoire, un appareil excrcieur, un appareil locomoteur, et un appareil de la sensibilité.
Mais cette séparation des fonctions nécessite, il est facile de le comprendre, des rapports continuels entre toutes les cellules d'un individu. Ces cellules ont en effet toutes besoin, par le fait seul qu'elles sont vivantes, d'aliments et d'oxygène. Elles doivent donc avoir des relations constantes avec l'appareil digestif et l'appareil respiratoire; de même elles doivent être constamment reliées à l'appareil excréteur.
Ces besoins entraînent l'apparition d'une nouvelle fonction, \q. circulation, d'un nouvel appareil, l'r/pparei/ aVcu/a/oire; l'oxygène, les matières assimilables sont versés par les appareils chargés de les fournir, dans un liquide, le sang, constamment en mouvement dans l'organisme, qui les amène au contact de toutes les cellules du corps, leur apportant ainsi la vie; il est chargé d'autre part de les débarrasser des matières de désassimilalion, qu'il emporte à l'appareil excréteur pour être définitivement éliminées.
Les éléments anatomiques intérieurs cessent dès lors d'avoir aucun rapport direct avec le milieu ambiant; ils vivent en quelque sorte dans le sang, de là le nom de milieu intérieur que Claude Bernard a si justement donné à ce liquide organique.
Si à tous les appareils que nous venons d'énumérer, nous ajoutons un appareil de soutien, nécessaire, aussitôt que l'organisme devient un peu volumineux, pour maintenir dans leur position réciproque toutes les parties du corps; un appareil conjonciif, destiné à unir les uns aux autres tous les organes intérieurs, afin de leur assurer une solidité et une solidarité plus complètes; enfin un appareil de revêtement, formant à la surface du corps une couche continue, protégeant tous les organes délicats contre l'action destructrice du milieu extérieur, nous arriverons au total de dix appareils, que nous retrouverons plus ou moins complètement, et développés à des degrés variables dans
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les divers groupes, et que nous étudierons toujours autant que possible dans l'ordre suivant :
1° Appareil de revêtement;
2° Appareil de soutien;
3° Appareil conjonctif;
A° Appareil digestif;
5" Appareil respiratoire;
6° Appareil circulatoire;
7° Appareil excréteur;
8° Appareil locomoteur;
9° Appareil de la sensibilité;
10" Appareil reproducteur.
I. Appareil de revêtement. — La nécessité d'une protection contre les dangers pouvant venir du milieu ambiant se montre
Fig. 10. — A, épithélium pavimenteux (Robin). — B, épithélinm cylindrique : rt, vu de l'ace; b, cellules isolées. — C, épithélium straliûo (Kilss et Duval).
déjà dans le groupe des Protozoaires. Même dans le cas où leur corps est formé de sarcode nu, la partie superficielle du protoplasma se modifie en une couche plus dense, plus résistante, Vectosarc. Dans les types plus élevés, il se constitue une membrane, qui s'épaissit parfois au point de former une véritable carapace.
Cliez les Métazoaires, ce sont naturellement les cellules les plus externes du corps, qui se modifient alors tout entières, pour former un véritable lissu de revêtement, Vépiderme issu de Vexoderme. Ces cellules sont juxtaposées, sans interposition de