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APPAREIL DE REVÊTEMENT

substance iaterstitielle ; les tissus présentant cette structure sont réunis sous le nom d'rpithéliums; nous en retrouverons d'autres exemples. Les cellules peuvent être larges et plates (épi- Ihélium pavimenteux) (fig. 10, A), ou longues et étroites (épi- Ihélium cylindrique) (fig. 10, B) ; dans ce dernier cas, la partie superficielle est souvent formée d'un protoplasma plus dense, et C('.loré fortement par les réactifs ; c'est ce qu'on nomme le plateau. Les cellules peuvent d'ailleurs être disposées sur une seule assise, ou sur plusieurs assises superposées (fig. 10, C). Elles sont attachées, au moins les cellules profondes, à une membrane anhipte, la membrane ba&ilaire, qui est très probablement de nature conjonctive.

Le cas le plus simple est celui où l'épiderme, muni d'une seule assise, ou d'un petit nombre d'assises de cellules, existe seul audessus de la membrane basilaire. C'est seulement à son imperméabilité et à la résistance de la membrane basilaire, qu'il doit alors son rôle protecteur.

Le perfectionnement peut se faire de trois façons : 1° Les cellules épithéliales épaississent leur membrane superficielle, et celle-ci se modifie de façon à former un revêtement continu anhiste sur toute la surface du corps; ainsi se forme la cuticule des Vers, et la couche chitineuse des Arthropodes.

2° L'épiderme sécrète une substance cornée ou calcaire, qui se solidifie au-dessus de lui, et forme une croûte plus ou moins épaisse, anhiste, gardant avec l'épiderme formateur une indépendance assez grande. C'est le cas de la coquille des Mollusques, des tubes des Annélides, du tube chitineux qui enveloppe les Campanulaires, etc. C'est encore à ce genre de formation que se rattache la tunique des Tuniciers ; mais elle en diffère par la présence de nombreuses cellules qui ont émigré dans l'intérieur de cet organe, et qui en font dès lors, non plus une substance inerte, mais un tissu vivant, analogue en apparence à certains tissus de soutien que nous étudierons bientôt.

3" Enfin, dans le cas d'un épiderme stratifié, les couches superficielles se modifient : les membranes des cellules s'épaississent, deviennent cornées; les éléments meurent, et ce sont en quelque sorte leurs cadavres qui forment le véritable organe de revêtement. C'est ce qui a lieu chez les Vertébrés aériens, et particulièrement chez les Mammifères. Cette couche cornée continue peut d'ailleurs varier considérablement, et formerdes émergences plus ou moins longues et abondantes, les écailles, les plumes, les poils, qui constituent au-dessus de la couche cornée générale un second revêtement protégeant l'organisme soit contre

les chocs et les IVollements, soit contre la déperdition de chaleur.

Souvent, au-dessous de l'épidernie, le tissu conjonctif cutané qu'on désigne sous le nom de derme peut se durcir, s'imprégner même de calcaire, et former ainsi, tout en constituant des organes de soutien, un revêtement protecteur auquel peuveut ou non se joindre les productions de l'épiderme. C'est ce qui a lieu pour le test des Echinodermes, les écailles des Poissons, etc.

II. Appareil conjonctif. — Les tissus conjonctifs, toujours dérivés du mésoderme, présentent la plus extrême diversité; appelés en effet suivant les points du corps où ils se trouvent, suivant les organes auxquels ils sont attachés, à remplir des rôles très différents, ils doivent avoir par cela même des propriétés très variables.

Ils sont à peu près toujours formés de cellules séparées par une abondante substance interstitielle, et c'est en général des propriétés de cette substance que découlent celles du tissu.

Les cellules sont elles-mêmes très diverses, tantôt plus ou moins sphériques, tantôt au contraire étoilées et unies entre elles par leurs prolongements. Parfois ces prolongements sont très longs, et traversent une si grande étendue de tissu que beaucoup d'auteurs en font des éléments indépendants de nature non cellulaire. On a alors les fibres cellules. A la limite, on arrive aux fibres conjonctives proprement dites, allongées considérablement, et qu'on a souvent prises, ne voyant pas leur noyau, comme une dépendance de la substance interstitielle.

La substance interstitielle est quelquefois homogène; souvent on y aperçoit comme de fines fibrilles, colorées en bleu par le bleu de méthylène; mais les recherches récentes semblent indiquer que ce sont là de simples lignes de clivage de la substance interstitielle. Il peut cependant y avoir de vraies fibres, épaisses, résistantes, à réactions chimiques spéciales. Elles sont dépourvues de noyau et doivent être considérées comme de simples dépendances de la substance fondamentale, bien différentes par conséquent des fibres conjonctives. Ce sont les fibres c/astiques, elles-mêmes décomposables en fibrilles. Quand elles existent, la substance qui remplit les mailles du double réseau des fibres est ie plus souvent semi-liquide, albuminoïde; on l'appelle quelquefois le liquide interstitiel.

C'est suivant les proportions de ces divers éléments que les propriétés du tissu conjonctif varient.

Les cellules globuleuses existent seules dans le tissu conjonctif embryonnaire, dans le parenchyme des Plathelminthes, etc.

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