TUBE DIGESTIF DES GÉPIIYRIENS
peut se dévaginer en une longue trompe inerme, semblable à celle que l'on rencontre chez quelques Plalhelminthes (Triclades, Polyclades).
Tube digestif des géphyriens. — Seul parmi les Géphyriens, le Priapulus possède un tube digestif droit, et un pharynx armé
Fig. 28G. — Tube digestif de Sangsue [Ilxnwpis sanguisuga). — h-c, œsophage ; c-d, premier compartiment stomacal ; df\ le second, avec sou cœcum, e; f-f-h, portioQ moyenne de l'estomac, avec ses caecums, g; i-k, les deux grands cœcums; mn, entonnoir; nop, rectum.
Fig. 287. — Bonellia viridis, Rolando, femelle, ouverte par le dos. — jkl, portion antérieure de l'intestin ; a, commencement de la portion moyeune; b-i, s, replis ds celle-ci; n, rectum; z, glandes anales; m, néphridie (de Lagaze-Duthiers).
de papilles et de dents, montrant des affinités remarquables avec les Polychètes.
Chez tous les autres, l'anus s'ouvre sur la face dorsale, parfois très en avant, ce qui suppose que l'intestin possède deux branches en V, une directe, l'autre récurrente. Ces deux branches sont en général enroulées en spirale, soit autour de l'organe
VERS CILIÉS
excréteur (Bonellie, fig.
Fig. 288. — Anatomie de Phascolosome. — T, tentacules rétractés ; C, cerveau ; c, collier œsophagien ; N, chaîne nerveuse; œ, œsophage; i, intestin ; rectum , an, anus ; R, reins ; mv, muscles rétracteurs ventraux ; me?, muscles rétracteurs dorsaux.
ont une forme fixe, taudis que ceuxd les Géphyrieus, tous peuvent être a
, soit en s'enlaçant mutuellement [Sipunculus, Phascolosoma, fig.
288, i). La partie antérieure du tube digestif peut parfois se dévaginer en forme de trompe.
Le point le plus intéressant est la présence dans plusieurs genres d'un intestin annexe, homologue à celui de plusieurs Polychètes. Il se réduit parfois à une simple gouttière ciliée {Phascolosoma). Chez les Echiures, c'est un vrai canal, débouchant par ses deux extrémités dans l'intestin. Enfin, dans les Siponcles, il devient un diverticule, clos à sa partie postérieure et s'enroulant avec la double spire de l'intestin. La signification morphologique et le rôle physiologique de cet organe ne sont pas connus.
§ 5. — Circulation.
Liquides organiques des annélides. — Les liquides organiques qui existent dans le corps des Annélides sont au uombre de deux : l'un d'eux, le sa7ig proprement dit est contenu dans un système de vaisseaux, où il circule par suite des contractions musculaires de certaines parties. L'autre est le liquide de la cavité générale; il occupe les espaces iuterorganiques du cœlome.
L'appareil vasculaire étant parfaitement clos chez les Ciiétopodes et les GÉPHYRiENS, les deux liquides ne sont jamais mélangés dans ces deux groupes. Il n'en est pas de même chez les HiRUDiNÉEs; les deux systèmes de cavités communiquent, comme nous le verrons; il n'y a donc qu'un seul et même liquide. Le sang, comme le liquide cœlomique, présente des éléments figurés, les globules sanguins, dont la nature est assez variable. Chez les Chétopodes, les globules du sang la cavité générale sont amiboïdes. Chez liboïdes, sphériques ou biconcaves. Us