‹ Eléments d'anatomie comparéeChapitre 172 sur 412 · VENTOUSES ET APPAREILS D'ADHÉSION · texte numérisé non relu

VENTOUSES ET APPAREILS D'ADHÉSION

en est de même des Cesïodes qui mènent la même vie parasite et dont nous connaissons déjà les variations morphologiques les plus importantes.

Mais un caractère essentiel de ces deux classes est la présence d'organes de fixation spéciaux, qui demandent une étude particulière : les ventouses et les crochets.

Ventouses (1) et appareils D'ADniisiON. — Ces organes ne sont d'ailleurs pas absolument spéciaux aux Plathelminthes parasites. -On les rencontre aussi chez un certain nombre de Turbellariôs Polyclades. Les Finyleptidés et les Prosthiostomidés ont, en effet, une ventouse ventrale, qui leur sert à se fixer sur les pierres au fond de la mer. Elle est tout à fait distincte de l'appareil buccal et située derrière la bouche. Beaucoup d'autres Polyclades ont des cellules adhésives qui leur servent au même usage [Gunda] ou des crochets sécrétés par des glandes monocellulaires.

1° Ventouses des 7>ema^oc?es.— ChezlesTRÉMADOTEs, les ventouses sont des appareils importants. Leur disposition suit dans ses variations l'ensemble de l'organisation et sert de caractère pour répartir les genres en groupes très naturels. Les Trématodes endoparasites, les plus voisins des Triclades et dont le développement s'accomplit par des métamorphoses, ont deux ventouses, une autour de l'orifice buccal, et par suite tout à fait antérieure, sauf chez les Gasterostomum, l'autre ventrale. Cette dernière fait par exception défaut chez le Monostommn, elle est ventrale chez le Distomum et toutà fait postérieure chez VAmphistomum. Les Poltjslomidés sont les Trémadotesectoparasites, à développement direct, plus voisins des Polyclades. Ils ont généralement deux ventouses antérieures de chaque côté de la bouche et une ou plusieurs à l'extrémité postérieure. La ventouse postérieure est simple et volumineuse chez les Tristomidés; elle est transformée chez les Calicotyle en un disque pourvu de sept fossettes et de deux crochets ; chez les Polystomum on trouve six ventouses, deux gros crochets et seize petits, etc.

2» Ventouses des Cestodes. - La disposition des ventouses des Cestodes n'est pas moins variable. Les 7'éniadés sont caractérisés (fig. 313 A) par la présence de quatre ventouses symétriques sur le^ côtes du scolex, tandis que la portion terminale de celui-ci porte une couronne simple ou double de crochets qui peut manquer exceptionnellement {T. saginata). Le mamelon auquel ces crochets sont fixés peut parfois s'invaginer et se dévaginer sous forme de trompe (7'. nana) (fig. 3U.). Les quatre ventouses des Tœnia se

(1) NiEMiEc. Les ventouses dans le Règne animal, R. Z. S. t. Il

j'à'O PLAIFIELMINTHES.

compliquent chez les familles voisines; chez les Anthobothnens elles sont longuement pédonculées et élargies au sommet en forme de cahce; chez les Phyllobothriens elles sont plus courtes, mais frisées et repliées. Elles portent des crochets chez les Acanthobothriens. EnQn les Tétrarhynchus possèdent, outre leurs quatre ventouses, quatre longues trompes pourvues de crochets et que peuvent rétracter dans des gaines des muscles spéciaux.

Dans le second groupe des Cestodes, celui des Bothriadés, le scolex est dimère au lieu d'être létramère. Celui des Bothrio-

Fig. 313. - A. Scûlex de Tsenia soli um, L, — A. Scolex: a, rostre; b, ventouses; c, couroune de crochets; d, bulbe; e, cou; f, premiers anneaux; B, crochets isolés : a, manche; h, garde; c, pointe. — B, scolex de Bothriocephalus lalus, Brems. — a, bothridies; b, cou.

Fig. 314. — Tète de Txnia nana, Bilh., grossie 100 fois, le rostre est invagiûé. — a, crochet isolé, grossi 600 fois (Lecckart).

cephalus (fîg. 313 B) porte simplement deux longues fossettes peu profondes (a) qui représentent les ventouses. Les ventouses sont encore peu développées dans VArchigeles. Elles ont, au contraire, la forme de deux gros cornets chez le Solenophorus ; enfin chez les Dulhiersia, elles sont longuement pédonculées et très élargies en un élégant éventail.

Par exception les Amphilinidés présentent une réduction remarquable de l'appareil de fixation : chez V Amphiptyches il n'y a plus qu'une ventouse, qui devient tout à fait rudimentaire chez VAmphilina.

Page 1