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ADAPTATION DES GASTÉROPODES A LA VIE PÉLAGIQUE

Dans quelques lypes, la morphologie extérieure est peu modiliée. La Janthine, par exemple (tig. 335), devient pélagique par un simple artifice, qui n'a que peu d'influence sur la morphologie de l'animal. L'animal se soutient à la surface de l'eau à l'aide d'un flotteur formé de vésicules pleines d'air accolées les unes aux autres. Leur ensemble constitue une masse légère attachée à la paroi antérieure du pied, à peine modifié ; c'est également à cet organe que le flotteur doit sa formation. Les parois des vésicules qu'il sécrète sont formées d'abord par un mucus, qui durcit et prend une consistance cartilagineuse.

i" Béléropodes. - Tout un sous-ordre de Prosobranches, les Heleropodes, présente au contraire des modifications assez profondes pour qu'on ait cru devoir pendant quelque temps en faire un ordre à part. Mais ces difl-érences sont surtout extérieures; elles ont principalement rapport à l'organe locomoteur, au pied, et n'ont qu'un faible retentissement sur l'anatomie in-

et pédoncules oculaires ^Quoy et Gayaiard). ' ' '^"^^'^"'^^

terne. Les Hétéropodes sont simplement des Prosobranches spécialisés.

J:lr^!T "''p'' ^^"^ P^°- ^« nieso-podium

se sont transformes en une lame verticale avec laquelle l'animal nage, en l'agitant de côté et d'autre, comme la godille qui serTà manœuvrer les petites barques; cette nageoire port^ souvint

^'^Jf'J^'^^ tandis que le métapo-

d um se prolonge en arrière en forme de queue. Chez les Allanls, qm ont une coquille spiralée (fig. 350), ce dernier porte un opercule, comme chez les Prosobranches typiques

nip'^n/^^''"^''; ^"^^^^ Hétéropodes, nagent le

V um n"' T'I- ^«^^e masse vfscérale

d lan"':rA ' T Po- la P.-o«-'ession

1 animal. Aussi la voit-on peu à peu disparaître. Chez la Carinaire elle est réduite à de plus modestes dimensions, tandis eue la portion non difTérenciée du pied prend la prédominance ' Chez le Plerotrachea (fig 337), la masse viscérale entre tout

entière dans le pied ; la coquille disparaît, et l'animal a la forme d'une tige irrégulière aj'ant à sa partie postérieure une toute petite masse viscérale (nucleus), à peine saillante et surtout reconnaissable aux panaches branchiaux qui la couronnent.

2^ Ptéropodes. — Chez les Opisthobranches, nous voyons apparaître un nouveau mode d'adaptation, qui devient le caractère de spécialisation du groupe des Ptéropodes, autrefois considéré

Fig. 356. — Atlanta Peronii, Lesueur. — B, bouche; P, pro- et méso-podium développés en nageoire; V, ventouse; P', métapodium, avec l'opercule, op; T, tentacules; oc, œil; gr., ganglions cérébroïdes , portant l'otholithe, au-dessus de lui, et donnant en arrière la commissure viscérale; gp, ganglion pédieux.

comme une classe, aujourd'hui regardé comme un sous-ordre des Opisthobranches, auxquels les rattachent d'ailleurs des formes de passage, comme le Gaslropteron.

Le pied proprement dit est ici fort réduit ; on y distingue cependant parfois encore les trois parties fondamentales, et, dans les Limacinidés, le métapodium porte un opercule, qu'on retrouve dans les formes larvaires des Cymbulndés. Mais le caractère essentiel des Ptéropodes est la présence de deux lobes latéraux, à la partie antérieure du corps. Le battement de ces ailes dans l'eau entraîne un mode de locomotion analogue au vol des Papillons.

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