COQUILLE DES CÉPHALOPODES
chsena est peu modifié; ses valves sont fortes et reliées par un ligament externe. Le tube siphonal, qui manque parfois, est court, peu développé, et adhérent aux valves, dont il semble la continuation. Il s'allonge au contraire et devient libre chez Fistulana, proche parente du genre précédent (fig. 3fi9 A).
Dans les Clavagelles et les Aspergillum, les valves se réduisent à de petites écailles de nacre qui se soudent (la valve gauche seule chez les Clavagelles) au tube palléal. Celui-ci est long; son extrémité antérieure, simplement percée d'une fente médiane dans la C lavage lie, est en outre perforée dans V Aspergillum comme une pomme d'arrosoir, et porte une couronne de petits tubes surtout son pourtour. L'extrémité siphonale est souvent entourée de plusieurs couronnes en forme de manchettes, montrant les divers stades d'accroissement des siphons (Qg. 369 D, E).
Stbucture de la coquille. — La structure de la coquille des Lamellibranches ne diffère guère de ce que nous avons vu chez les Gastéropodes Ou y retrouve les trois couches fondamentales (fig. 370) :
1» Le peviostmcum (a), uniquement formé de conchioline et sécrété par le bord extrême du manteau;
2" La couche prismatique (6), formant la majeure partie de la coquille Elle est formée de lamelles de conchioline séparant des couches de prismes calcaires, que remplacent parfois des granules {Cypvina) ou des lamelles oui lui donnent la constitution de la nacre. Cette couche manque complètement dans le Cyclas cornea de nos eaux douces;
30 La couche nacrée (c), formée de lamelles alternantes de calcaire et de conchiohne; elle est sécrétée par toute la surface du manteau, mais n'est pas toujours irisée.
Coquille dks Céphalopodes. — Le Nautile est, à l'époque actuelle, le seul Céphalopode qui possède une coquille bien développée et capable de lui servir d'abri.
Elle est enroulée en spirale dans un pian, et des cloisons transversales la divisent en chambres successives dont l'animal n'occupe que la dernière (fig. 361). Cependant son extrémité postcneurese termine par un long prolongemeut qu'on nomme siphon [st). Par des orifices médians perçant chaque cloison, il traverse successivement toutes les chambres. Dans certaines espèces il est lui-même revêtu par un tube de nacre continu. Les chambres inoccupées sont remplies d'air, et servent de flotteur à l'animal lui permettant ainsi de nager. '
La chambre initiale o\x protoconque (fig. 371 A, a) est comparativement plus petite que les autres; elle est traversée de part en part par le siphon, qui vient s'attacher à son extrémité. Celui-ci porte extérieurement une « cicatricule » spéciale (fig. 371 B) dont on ne connaît pas la signification. Hyatt a voulu l'expliquer en supposant que c'était la trace d'une autre loge, antérieure encore
à celle-ci, et qui serait postérieurement tombée; mais les recherches de Munier-Chalmas montrent qu'il n'en est rien, la cicatri-
cule n'étant pas en face du
point d'attache du siphon.
Chez les Dibranchiaux au contraire (fig. 371 C), la loge initiale est élargie, le siphon pénètre à son intérieur, mais il ne la traverse pas, se renfle et se termine en un cul-de-sac, revêtu d'une paroi de nacre (c).Le fond de ce cul-de-sac est relié à la paroi de la protoconque par un funiculetrès grêle, corné ou calcaire, le pj'osip/ion (p).
Régression de la coquille chez les dibranchiaux ac- TUELS. — Les Dibranchiaux h coquille bien développée ont eu une grande extension pendant la période secondaire. Ce sont les Ammonites. Actuellement, la coquille est dans ce groupe en voie de régression. La Spirille seule possède une coquille externe; mais elle est déjà singulièrement réduite (Qg. 372); elle est enroulée
Lamellibranches aberrants, en spirale, mais les tours
— A, Fistulana clava, dans son tube. — ne se touchent pas. Elle est
B, les deux valves internes. - C, Gas- divisée en chambres comme trochsena modioiina, Lain., moutraut les j tu t - t
dimensions relatives du corps et des celle du JNautlle, et présente
siphons. [Cette espèce s'entoure d'un nid un siphon. Mais la dernière
formé de petites pierres agglutinées.] - , ^ pour ainsi dire dis-
D, Aspcrgillum vagmiferum : a, disque ° '
antérieur; b, valves de la coquille; c, paru, et la dernière cloison
manchettes de l'extrémité siphonale. — gst au niveau même de l'e.x-
E, disque antérieur, montrant la fente t -ii.^ pédieuse, les oriQces et les tubes. t''en>ite du tube. La coquille
ne sert plus d'abri à l'animal à l'état adulte. Le manteau donne deux lobes qui recouvrent la coquille presque complètement. Comme la surface générale du manteau est, dans tous les types, chargée de la sécrétion de la nacre, nous