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RÉGRESSION DE LA COQUILLE DES CÉPHALOPODES

nous expliquons que ]a coquille de la Spirule soit entièrement nacrée.

Chez les autres Dibmnchiaux, la coquille est tout à fait interne,

fuSe TLr f du manteau à'Anodonta cycnea, normale à k Se%rpnl?i T"""' '^^'^^^ "^^^ P^'^""^^ calcaires; c, couche e -couche m n!^", '''^'T décrétant les couche; de nacre!

mmTXrntn: tZT'' '^^^'"^^^ Plasmatiques; A épithé!

et logée dans une poche close dépendant du manteau. En

même

\ ÏÏiprderc'^urSf .vtliL?^" 'V"'""'°r ^^^P'-'oPodes. rompu (phra-mosiDl onT r" , ; protochouque. Le siphon est inter-

cicntricr ot^Sr^ i" bht ^^^^ "^«"^^^nt la

coquillede^S^eV^^'a „ cô '/vSÏ? al • J i^^^ ' "'f"'?- " ^' *^°'^P'^ aérifères ; s, siphon • c ex^rém nn 5 '«^«3

temps, elle se modlQe profondément. La moins spécialisée est encore sép^on ou os de la Seiche,-qui n'a conservé pourtant aue peu d unalog.es avec la coquille primitive. C'est une sorïe de bou. n. PcnniEH. — Anat. comp.

clier ovale (Pig. 373A), limité sur sa face dorsale par une lame dure et convexe. Sur la face ventrale, se succèdent des lamelles calcaires, mélangées de conchioline, et creusées d'espaces aérifères, qui les rendent friables. Ce bouclier est particulièrement épais sur la ligne médiane. En arrière, la coquille se prolonge en un rostre pointu, très long dans certaines espèces.

pj„ 3.J2 Coquille coquille des Bélemnites, qui était aussi tout à fait

de Spirula austra- interne, nous montre comment le sépiou a pu dériver de la coquille typique (Og. 371 B).

Elle se composait en effet de trois parties (fig. 374A) : l» le phragmocone (p), correspondant à toute la coquille des Spirules, et dont la cavité était divisée en chambres très petites par des cloisons transversales ; 2" le rostre[r) développé sur les parois du phragmocone, mais énormément allongé; S» le prooslracum [po], sorte de bouclier s'étendant en avant, dans la région dorsale. D'autres types [Spiruliroslra] relient les Bélemnites aux Spirules (fig. 374 B).

Les trois parties constitutives de la Bélemnite sont conservées chez le Seiche; mais le proostracuma pris le principal développement; le rostre est en général très court, et le phragmocone'est seulement représenté par une petite fossette postérieure ventrale.

Fig. 373. — A, os de Sepia officinaUs. — B, plume de Loligo vulgaris.

Dans les autres types, la coquille est toujours exclusivement formée de conchioline, et on ne peut plus y retrouver les diverses

RÉGRESSION DE LA COQUILLE DES CÉPHALOPODES. 643 parties qui précèdent. Chez le Calmar et les types voisins elle a exactement la forme d'une plume d'oiseau (flg. 373 B), avec un rachisw^s.u, et, dans la partie postérieure, deux lames minces latérales, présentant des ondulations qui rappellent tout à fait les barbes d'une plume.

Dans VOmmastrephes , les deux lames se ' recourbent ventralement en arrière, se rejoignent et forment une cavité conique, où se loge la portion postérieure de la masse viscérale.

ap..

Fig. 374. — A, os de Bélemnite complet : r, rostre formé de lamelles déposées autour de la ligne apicale (ap); p, phragraacône et ses chambres aenfères, h, séparées par les cloisons,*; e, chambre initiale; w, chambre d habitation; po, proostracum, en forme d'écaillé continuant le rostre sur le côté dorsal. - B, Spindirostra Bellaniii : o, loge initiale; s, siphon; r, rostre (MuNiEn-CuALMAs). > ' i > j

Les Oclopodesnoni k l'état adulte aucune coquille. Mais ils en possèdent h l'état embryonnaire.

11 ne faut pas confondre avec une coquille la nacelle que sécrète YArgonaute femelle (fig. 375). C'est un simple nid où elle dépose ses œufs. Cette nacelle nidamentaire n'est pas adhérente à l'animal; sa structure diffère notablement des coquilles des autres Céphalopodes; elle n'est pas cloisonnée intérieurement. Enfin, au

lieu d'être sécrétée par ]e manteau, elle est produite par deux

Fig. 375. — Nacelle uidameutaire à! Argonauta Argo.

bras, dont l'extrémité est élargie en raquette, et qui, constamment

appliqués sur elle, la maintiennent contre le corps. Elle n'existe d'ailleurs pas dans le jeune âge.

§ 3. — Téguments,

Le tégument des Mollusques, — c'est là un des caractères primordiaux de l'embranchement — est remarquable par l'abondance des glandes qu'il renferme.

Il présente dans tous les groupes à peu près les mêmes propriétés et la même struc-

Fig. 376. - Coupe daus la régiou des ^"^'^ . (^)- Étudions-le plus

glandes à mucus du côté interne du spécialement chez les Gasté-

bord du manteau de Cardium edule. — ropodes. Les autres groupes

sd, glandes à mucus ; c, canaux de com- . • , i j

municatiou entre les glandes profondes P^'esenlent des caractères

et les glandes externes ; b, passage 'du tout à, fait analogues,

canal entre les cellules épithéliales Le tégument est d'une ex-

(Becherzellen ?) ; s, évacuation de 1 la . . ,

substance sécrétée ; fe, cellules épithé- '^essive mmceur sur les par-

liales ciliées (Drost). ties de la masse viscérale qui

(1) Leydig, a. N., t. LXir, 187G. — Flewmi.no, A. M. A., t. VI, 1870. — DnosT, M. J., t. XIJ, 1888.

TÉGUMENTS. g^g sont en contact avec la coquille. 11 s'épaissit davantage pour former le revêtement du manteau dans la cavité branchiale. EnQn dans la partie céphalopédieuse, il est très épais et très résistant'

Il comprend, comme toujours, un épithélium exodermiaue et une zone musculo-conjonctive (derme), d'origine mésodermique

L exoderrne est formé de cellules élevées, mais on ne saurait le faire rentrer dans les catégories classiques d'épithélium cylindrique ou columnaire. ^

Ses éléments sont de plusieurs sortes; leurs formes sont très différentes, et bien que chaque sorte présente un aspect typique ce aspect peut être plus ou moins altéré par le voisinage 7; cellules juxtaposées. i^uiage cies

Le premier type de cellules est la cellule ciliée, cellule de soutènement, dont le corps, aminci à la base, se termine pa un ^ ateau elarg,, couvert de cils. Ces organites disparaisssent presque e^ eff^tr d'ff'" Gastéropodes terrestres. L^es cils se locaS en effet, sur différents pomts de la sole ventrale : sur ses bords {Anon) autour de 1 orifice de la glande supra-pédieuse [Lil. Heh. Sochaczewer), plus rarement sur toute la surface .^ntrale Les eien^ents les plus abondants après les cellules ciliées sonj s cellules a mucus, qui forment des glandes mucipares un -ceTlu ires ; elles sécrètent le mucus qui couvre, d'uneïacon si con tante e corps d^ tous les Mollusques. Ce sont des éléments utriculaire ' renfles , et, lorsqu'ils sont mûrs, remplis d'un liquide d'I et ^'a nuleux; le protoplasma et lenoyausont alors r e'iéguésà abasfde a cellule; quelques filets protoplasmiques parcourent seuWn

plru'i-litmeir ir^^^^^^^^^^^^^ -nt région du manteau connue^To^s Lom ^ t:^:^:^'^ y prennen t un aspect particulier qui sera décr U plus loin p' 639)

Ce sont des cel u es spn=inpipiioc t?ii u , «««es.

lif et de fibres musculaires. 11 est percé de nombreuses cavités irrégulières, où le sang peut circuler, et qui sont par suite des

lacunes sanguines. Nous y reviendrons plus longuement à propos de l'appareil circulatoire.

Ce derme est particulièrement épais dans la portion céphalopédieuse , surtout dans la région qui forme la sole ventrale. Les muscles abondentsurtout. Nousavons vu en effet que c'est là le principal organe de locomotion. La tunique musculocutanée est en continuation directe avec le muscle columellaire, qui s'étend presque perpendiculairement àlasole ventrale, et va s'attacher à la columelle. C'est le muscle rétracteur du pied.

TÉGUMENTS DES CÉPHALO- PODES. — Les Céphalopodes seuls méritent ici une description spéciale. Ils sont constitués par un épithélium très fin et ne présentent de cils vibratiles que sur les tentacules du Nautile; cette couche exodermique repose sur une couche épaisse de fibres conjonctives et musculaires, au milieu de laquelle sont éparses des cellules toutes spéciales.

Elles sont de deux sortes :

1° Les iridocystes, qui contiennent des paillettes irisées, et qui donnent à la peau un aspect nacré; 2° Les chroma (ophores . Ces derniers sont des cellules rondes à l'état de repos et dont le protoplasma est rempli de granules pig-

Fig. 377. — Relations des chromotophores de la ^epiola Rondeielii avec les fiLres rayonnantes. — p, protoplasma de la cellule pigmentaire ; fr, fibres rayonnantes ; ft, fibrilles terminales; tf, espaces interfasciculaires, limités par les tractus arciformcs, la; c, cellules conjonctives contenues dans ces espaces ; b, cellules basilaires des faisceaux, avec leurs noyaux, n; c', cellules conjonctives accompagnant les faisceaux radiaires ; cf, cellules conjonctives foi'mant avec les fibrilles le rôseau de la couche des chromatophores (Ginoo).

FORMATIONS PALLÉALES CHEZ LES AMPHINEURES. 647

mentaires bruns, noirs, bleus, jaunes, niais toujours de lâ même couleur dans une seule cellule. Sous des influences déterminées, ces cellules peuvent se dilater d'une façon considérable; le pigment, se répandant dans toute son étendue, forme alors sur la peau une large tache, qui revient à ses minimes dimensions primitives lorsque l'excitation cesse. De là de remarquables changements de couleur qui ont depuis longtemps frappé les naturalistes. On a constaté que les mouvements des chromatophores étaient sous la dépendance du système nerveux. Kiemensievicz a même localisé le centre de leur activité dans le voisinage des ganglions optiques; il se pourrait dès lors que les changements de couleur s'effectuassent par dès réflexes dont l'élément initial serait une sensation visuelle. Mais ils peuvent être également le résultat de réflexes, dont l'origine est dans les terminaisons nerveuses tactiles qui entourent les chromatophores eux-mêmes.

Ils sont placés dans des espaces parcourus par des fibres rayonnantes qui s'attachent aux parois mêmes de la cellule (flg. 377). On a voulu y voir des fibres musculaires dont les contractions entraîneraient la dilatation de la cellule. Mais, d'après les recherches plus récentes, ce seraient simplement des fibres conjonctives; elles ne joueraient aucun rôle dans la dilatation des chromatophores, dont les mouvements seraient de nature amiboïde.

Tout récemment, Joubin a étudié le développement de ces organes ; le chromatophore est une cellule épithéliale, émigrée dans la profondeur; les fibres rayonnantes sont au contraire d'origine mésodermique ; elles seraient d'abord contractiles, puis deviendraient simplement conjonctives (?) (G. R., t. CXII, 1891).

§ 4. — Manteau et cavité palléale. — Appareil respiratoire.

Chez presque tous les Mollusques, il se forme, avons-nous dit, en un point du corps, un repli des téguments, qui limite une cavité plus ou moins largement ouverte, et destinée à loger les branchies et certains autres organes, ainsi qu'à, servir de débouché au rectum, au rein et aux organes génitaux. Le repli légumentaire est le manteau, la cavité est la cavité palléale.

Les Nudibranches [Doris, Abolis, etc.,) et les Ptéropodes Gymnosomes en sont seuls dépourvus.

Formations palléales chez les ampuineures. — Le cas le plus simple est celui des Ampkineures.

Dans les Neomenia et les Chœlodenna, la cavité palléale est représentée par une petite chambre placée auto.ur de l'anus à la partie postérieure du corps. C'est là le type primitif, d'où déri-

vent les diverses dispositions que nous allons rencontrer. La cavité palléale est donc essentiellement périanale. C'est dans cette cavité que sont logées les branchies, toujours bipectinées chez les bolénogastres, c'est-à-dire formées de deux séries de lamelles. Ces organes manquent dans la Proneomenia .

Chez les Chitons, le manteau forme tout autour de l'animal un rebord saillant, une sorte de toit, et c'est entre lui et le pied que se trouve disposée la cavité palléale, ou, pour parler plus exactement dans ce cas, la gouttière palléale. C'est là que se trouvent les branchies, s'étendant de la bouche à l'anus, et se présentant de

chaque côté sous la forme d'une rangée de lamelles membraneuses. A l'extrémité postérieure du corps se trouvent l'anus et les orifices urinaires et génitaux.

C'est cette dernière région de la gouttière palléale qui représente la cavité primitive. Les branchies qui sont développées en avant ne représententprobablement pas les branchies primitives, et doivent être considérées comme des replis palléaux de formation secondaire. Manteau et branchies

DE LA PATELLE. — C'eSt de

la même façon qu'on doit considérer le manteau et les branchies delà Patelle, seul type parmi les Gastéropodes où le manteau présente la même constitution que dans le Chiton, non pas probablement par suite d'une parenté directe, mais par suite d'un phénomène de convergence.

Le manteau (fig. 378, b) forme encore un repli tout autour du corps, et il règne sur les deux côtés une gouttière palléale continue, contenant les branchies ; celles-ci (e) sont réduites à des feuillets plissés parallèles, disposés en un cercle presque complet à la surface inférieure du repli palléal. Il n'est interrompu qu'audessus de la tête.

En ce point, la gouttière palléale s'approfondit et forme une

Fgi. 378. — Patella vulgata. — a, pied ; b, mauteau ; c, branchies; d, mufle ; e, tentacules.

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