‹ Eléments d'anatomie comparéeChapitre 199 sur 412 · JE · texte numérisé non relu

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Fig. 384. — Glande à mucus (organe de la pourpre) de Purpura lapillus. — El, épithélium externe; N, nerf; ne, cellules neuro-épithélialcs; ce, cellules ciliées; g, cellules glandulaires. — B, cellules glandulaires après l'expulsion du mucus, montrant son extrémité ouverte; C, portion basilaire de cette cellule avec le noj'au et le rôticulum protoplasmiquc ; D, cellule à mucus jeune; E, relation des cellules ciliées et des cellules sécrétrices; ces éléments sont empruntés à la glande à mucus de VUalioUs tuberculala (F. Behnaud).

replis plus ou moins saillants qui augmentent la surface sécrétante, et qui sont particulièrement développés chez les Ténio-

MANTEAU DES LAMELLIBRANCHES. 661 glosses et surtout chez les Rachiglosses, où la glande arrive progressivement à se localiser d'une façon complète.

La glande qui produit la pourpre n'est que la glande à mucus de la Purpura, modifiée seulement par la constitution chimique de la sécrétion.

On , retrouve la glande à mucus chez les Ptéropodes Thécosomes, sur le bord libre du manteau, sous la forme d'une zone glandulaire tout à fait homologue à la glande à mucus. Chez VBl/atea, elle ne paraît pas mucipare; le contenu des cellules est rempli de granulations renfermées à l'intérieur d'un vésicule.

Manteau des Lamellibrancqes. — Le manteau des Acéphales est, nous l'avons vu, formé de deux lobes latéraux attaches tout le long du corps dans la région dorsale, et libres par leur bord mférieur. La cavité palléale n'est donc plus sacciforme, comme chez les Gastéropodes. Elle communique largement en avant, en bas et en arrière, avec l'extérieur, au moins dans les types primitifs. Le bord du manteau est simple chez les espèces archaïques (Nuculidés, Solenomija). Dans tous les autres, il présente trois bourrelets on plis longitudinaux : le pli externe est le pli de la coquille, car il est chargé de sa sécrétion ; le pli interne est le pli du vélum; le ph moyen, où se trouvent souvent des taches pigmentaires, considérées comme visuelles, est le pli ophthalmique.

Dans un certain nombre de types {Nucula, Anomia, Arca, Avicula Pecten, Lima, etc.), les bords de chaque lobe palléal sont absolument libres de toute soudure.

Dans la plupart des cas au contraire, une adhérence vient relier ensemble ces deux lobes.

Soudure DES BORDS palléaux. Dans le cas le plus simple

toujours non loin de l'extrémité postérieure, et s'avance plus ou moms en avant. Il y a donc deux orifices : l'un antérieur très étendu, pour le passage du pied; l'autre postérieur plus réduit, pour 1 entrée et la sortie de l'eau. Même chez les Lamellibranches à lobes hbres, en effet, grâce à la direction du mouvement ciliaire, le trajet de 1 eau allant à la bouche et aux branchies ou revenant de ces organes n est pas indéterminé. L'eau pénètre par la partie posleneure dans le milieu de la cavité palléale. la lîaverse d'ar-

JZT. t ^'^^^ ^ ««P^^« ^«n^Pn« entre les branchies et le manteau. Elle ressort enfin par la partie postérieure, le courant de sortie étant dorsal par rapport au courant d'entré^.

Chez les Lamellibranches plus dinercnciés, il se produit une amre suture postérieure. Il y a donc trois orifices palléaux :

l'orifice pédieux, en avant; en arrière les deux orifices aquifères.

L'orifice pédieux, primitivement très large, peut se réduire considérablement; de sorte que le pied, ne pouvant faire saillie au deliors, s'atrophie. La cavité arrive ainsi à se transformer en un sac à peu près clos en avant, et ouvert en arrière.

Des deux orifices postérieurs, celui qui est situé ven-

Fig. 385. — Lulraria solenoïdes. — A, l'animal et sa coquille, vus du côté" ventral, eu grandeur naturelle. — a, coquille; bd., ouverture antérieure du manteau; f, suture ventrale des lobes du manteau; g, muscle adducteur, eu partie séparé de la coquille ; /t, niasse commune des siphons revêtus de l'épiderme ; i, siphon anal ; j, siphon branchial ; k, muscle antérieur; i, pied; m,n, palpes ;o, lèvre supérieure. — B, ouvertures des siphons grossies : a, siphon branchial ; b, siphon anal; c, suture palléale intersiphonale ; rf, orifice du siphon branchial; e, les grands tentacules; ^ les petits tentacules ; g, orifice du siphon anal; h, tentacules.

tralement est l'orifice aspirateur ou branchial, l'autre placé audessus est Yorifice expirateur ou chacal.

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