DISPOSITION GÉNÉRALE DU SYSTÈME NERVEUX
breux nerfs, et unis par la commissure pédieuse qui passe au-dessous de l'œsophage,
3° Un nombre variable de ganglions viscéraux, tous placés sur le trajet d'une commissure viscérale [h), pouvant affecter une forme variable, mais passant toujours au-dessousde l'intestin. Les deux gii^nglions extrêmes de la commissure, tousles deux placés à
Fig. 403. — Système nerveux de Lillorina litlorea. — C, ganglions cérébroïdes; P, g. pédieux; P,, P^, g. pédieux accessoires; Pg-, Prf, g. palléaux droits et gauches; S6, g. sub-inteslinal ; Sp, g. intra-intestinal ; V, g. viscéral ; c, commissure cérébroïdc; /(, commissure viscérale ; p, nerf palléal gauche ; 6, nerf branchial gauche ; z, anastomose palléale gauche (Bouvier).
la partie antérieure, l'un à droite [Pd], l'autre à gauche {Pg), généralement près des ganglions cérébroïdes, servent à l'innervation du manteau; on les appelle les ganglions palléaux (g. pleuraux).
Chaque ganglion cérébroïde est uni par un connectif au ganglion pédieux et au ganglion palléal du même côté. II en résulte la formation de deux colliers œsophagiens, l'un cérébro-pédieux l'autre cérébro-viscéral. Enfin, le ganglion palléal est uni par un connectif au ganglion pédieux voisin. 11 se forme ainsi de chaque R. PEumen. — Anat. comp. 45
côté un triangle limité par les conneclifs que nous venons d'indiquer. C'est le triangle latéral.
Dans les Mollusques pourvus d'une radula, il existe en outre dans le voisinage du bulbe buccal deux petits ganglions, les ^anglions buccaux (fig. 405, B). Ils sont unis entre eux par une commissure et aux ganglions cérébroïdes par un connectif. De là, un troisième collier œsophagien, destiné à l'innervation de la partie antérieure du tube digesliT.
COMPARMSON DU SYSTÈME NERVEUX UES AmPHINEURES AU SYSTÈME NERVEUX ORDI- NAIRE DES Mollusques. — Malgré sa dissemblance eu apparence complète avec le système nerveux des Auiphiueures, ou peut ramener cependant ce système nerveux fondamental à celui que nous avons considéré comme primitif.
Revenons à l'anneau circulaire qui représente le système nerveux central des Amphineures, et supposons que les ganglions se soient individualisé? sur cet anneau, à savoir : deux sur la portion dorsale, les ganglions cérébroïdes; les autres (5 par exemple) sur la portion ventrale : ce seront les ganglions viscéraux. Le premier de chaque côté est destiné a l'innervation des téguments : il innerve à la fois le pied et le manteau; c'est ce qui a lieu chez les Amphineures, où le cordon palléal et le cordon pédieux partent du même point de la commissure.
Par suite de l'importance et de l'individualité que prennent plus tard ces deux organes, les ganglions considérés se divisent en deux. Ces deux .ganglions restent naturellement unis l'un à l'autre par un connectif j mais, les nerfs du pied devant être rattachés directement au cerveau, la division se fait sentir aussi sur le connectif qui reliait le ganglion palléo-pédieux primitif au ganglion cérébroïde; il se divise en deux, et ainsi se trouve réalisé le triangle latéral. D'un des ganglions part le cordon pédieux; ce ganglion mérite le titre de gatiglion pédieux; l'autre, innervant le manteau, est le ganglion pleural ou palléal. Ce type est réalisé chez les Diotocardes et la Cyprée. Par réduction des cordons pédieux, les ganglions pédieux se concentrent, et les commissures nombreuses qui unissaient les cordons fout place à une seule commissure pédieuse.
Système nerveux des GASTÉROPonEs (1), — Le système nerveux des Gastéropodes est conforme au type général.
Étudions-le d'abord chez les Prosobi'anches, où .ses modifications sont des plus instructives, et vont apporter les preuves à l'appui de l'hypothèse phylogénétique que nous venons d'émettre (2). Nous pouvons diviser le système nerveux en deux parties : la partie antérieure cérébro-palléo-pédieuse et la commissure viscérale.
La portion cérébroïde n'est bien distincte que dans les types élevés. Plus bas, elle constitue une bandelette où les ganglions sont difficiles à isoler. Le centre palléal n'est pas distinct du centre pédieux chez les Diotocardes. Ces deux centres forment de chaque côté un gros cordon, sans ganglion distinct, et ne sont
(I) IiiERiNG, Vergleichende Analomie des Nervensystems der Mollusken, Leipzig, 1877.
{■1} Bouvier, A. S. N., 7« série, t. III, 1887.