‹ Eléments d'anatomie comparéeChapitre 222 sur 412 · I YEUX DES LAMELLIBRANCHES · texte numérisé non relu

I YEUX DES LAMELLIBRANCHES

j Mais chez le Peclen (fig. -412), le Spondijk, et, bien qu'à un plus faible degré, chez le Cardium, la complication est plus grande.

ti L'œil est porté au sommet d'un petit pédoncule. La coupe se I ferme entièrement, et l'œil prend, comme chez les Vertébrés, la forme d'un globe, dont la paroi est primitivement constituée [partout par des ommatidies juxtaposées. L'hémisphère extérieur :s'invagine dans l'autre, de façon à réduire la cavité de la sphère, qui présente alors l'aspect d'une coupe h double paroi. Les om- ■matidies de la paroi antérieure conservent la constitution ty- [ pique, et leur ensemble forme une rétine. Mais on comprend d'aiprès leur position, que montre bien la figure 412, que les éléments rétiniens au lieu d'être droits et de tourner leurs bâtonnets vers la

Fig. 412. — A, coupe schématique d'un œil de Pectert dans les derniers stades de sou développement. — c, cornée; l, cristallin cellulaire; rf, rétinophores tournés vers l'intérieur ; 7'v, corps vitré, au-dessus de la couche argentée ; M, les deux branches du nerf optique (Patten).

lumière, comme chez tous les Invertébrés, sont renversés, et tournent leurs bâtonnets en sens inverse. Nous verrons que cela se passe toujours ainsi chez les Vertébrés. C'est le seul cas analogue qu'on ail signalé avec netteté chez les Invertébrés.

Au contraire les ommatidies de la paroi postérieure de la coupe se sont notablement modifiées ; les rétinophores ont disparu à peu près, les rétinules au contraire se sont développées, et cette couche postérieure s'est transformée en un tapis coloré en rouge, ot terminé en avant par une couche argentée, qui donne des reflets irisés.

Ce qui reste de la cavité de la vésicule optique est occupé par une substance hyaline, anhiste, sécrétée sans doute par les cellules de la couche argentée.

R. Peuhier. — Anat. comp. 4g

A ces parties essentielles de l'œil, s'ajoutent des parties accessoires qui complètent la ressemblance avec l'œil des Vertébrés: 1" L'épiderme, qui a donné naissance par invagination à la vésicule optique, s'est refermé au-dessus de celle-ci, et, jointe au tissu conjonctif sous-jacent, elle a formé une cornée h'ansparenie qui limite l'œil en avant ;

2° Entre celle-ci et la coupe optique s'est développée aux dépens du mésoblaste une masse lenticulaire hyaline, qui joue le rôle de cristallin, et qui est formée de cellules polyédriques au centre, mais lamellaires à la périphérie. La présence de ce cristallin cellulaire est encore une exception unique chez les Invertébrés; 3° Enfin, le tissu conjonctif qui entoure la coupe optique, parti- ^^-lyrs-,. culièrement dans le voisi-

nage de la cornée, est for-

Les nerfs optiques des Lamellibranches sont tous des rameaux du nerf circumpalléal. Après avoir traversé le pédoncule oculaire, ils se divisent en deux branches : l'une aborde par un de ses côtés la rétine, la contourne et ses fibres se distribuent sur sa face antérieure, pour se terminer dans les fibres axiales des rétinophores; l'autre se rend aux parties accessoires de la membrane rétinienne.

Yeux Diîs Gastéropodes (1). — Les Gas^éro/jocfes possèdent tous des yeux. Mais ceux-ci sont, en général, tout à fait localisés. Us sont au nombre de deux, k la base des tentacules, sauf chez les Pulmonés Stylommatophores, où ils sont portés à l'extrémité des tentacules postérieurs. Ils appartiennent toujours au type des yeux invaginés.

lement pigmenté, sauf en son centre. Il joue le rôle d'iris.

Telle est cette structure, si hautement différenciée, qu'on a de la peine à l'expliquer chez des animaux aussi peu élevés en organisation que les Lamellibranches.

On ne retrouve son égale que chez les Vertébrés, où l'œil, à. quelques différences près, est constitué de semblable façon.

Fig. 413. — Coupe transversale de l'œil de Patella rota (Hilger).

(1) CAiiniÈnE, Sehorgane der Thiere, Leipzig, 1885.

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