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GLANDES CUTANÉES DES BATRACIENS

lie l'épiderme des glandes assez volumineuses (Qg. 4.53, gl), qui repoussent le derme devant elles el sont logées dans l'épaisseur de celui-ci. Les plus nombreuses ont la forme d'une petite outre, s'ouvrant à l'extérieur et tapissée sur toute sa paroi de cellules glandulaires. Les produits sécrétés s'échappent dans la cavité de l'outre et de là s'écoulent à l'extérieur. Ces glandes sont répandues partout, mais les plus volumineuses se trouvent sur la tète et sur les flancs (1). En particulier deux groupes très considérables, connus sous le nom de parotides, mais sans rien de commun avec les glandes salivaires, s'ouvrent sur la nuque et se rencontrent

tig. 453. — Coupe de la peau de Salamandra maculosa : e, épiderme • gl, glandes cutanées, plongées dans le derme; s, cavité glandulaire' remplie de liquide sécrété; p, cellules pigmentaires ; m, revêtement musculaire en connexion avec la membraue basilaire de l'épithélium elaudu- Jaire; v, vaisseau; M, M', fibres musculaires sous-cutanées (Wiedershehi).

chez quelques Urodèles (Salamandra) et de nombreux Anoures (Alylidés, Bufonidés, Hhinopkrynidês, Phyllomédusidés). D'autres glandes en tube sont très développées sur la tête et surtout sur les extrémités des membres, chez les Anoures et les Urodèles

Le hquide sécrété par ces glandes n'est plus un simple mucus' mais un liquide spécial, blanc comme du lait, visqueux, et essentiellement vénéneux. Une injection de ce liquide tue rapidement un chien, par des accidents variables. En môme temps, ce li^ quide, riche en matières grasses, empêche la dessiccation de la peau, dont la fonction respiratoire ne pourrait s'exercer si elle n'était constamment humide (Wiedersheimj.

Cellules riGMENTAiHEs. — D'autres cellules cutanées se trans>

{I) WlEDERSIIEIM. Z. W. Z, B. XXVII, 1870.

forment en cellules pigmentaires (6g. 453, p) ; il en existe dans l'épiderme, mais surtout dans l'épaisseur du derme. Soumises à l'action des nerfs, elles sont capables de contraction, qui peuvent entraîner des changements de couleur (1).

C. Vertébrés allantoïdiens. — A partir des Reptiles, la peau présente constamment la constitution dont nous avons donné le schéma général.

Le derme (fig. 454, D) présente toujours àes papilles. Dans les unes se trouvent des anses vasculaires, dans les autres des ter-

Fig. ioi. — Coupe du tégument de l'aile du naseau d'un Cheval. — E, epiderme; D, derme ; 1, couche cornée; 2, couche de Malpighi; 3, couche papillah-e du derme; 4, 5, glande sudoripare et son glomérule; 6, follicule pileux; 7, glande sébacée; 8, couche interne du folhcule ; 9, bulbe au poil; 11), peloton adipeux (Chauveau).

minaisons nerveuses. Ce sont également des papilles dermiques qui sont le point de départ des phanères cutanés.

Les intervalles de ces papilles sont comblés par l'épiderme, qui s'élève toujours avec de nombreuses couches au-dessus du derme. Les cellules superficielles ( i ) sont mortes et cornées, elles s'exfolient périodiquement, soit par portions très petites, soit par plaques plus ou moins larges. Elles sont remplacées par les cellules superficielles de la couche de Malpighi (.2), qui meurent, se cornificnt et se dessèchent, tandis que des cellules de nouvelle formation se produisent constamment dans les parties profondes, contre le derme. Ces remplacements successifs portent le nom de mues.

(t) LisTEn. Ph. Tr., 1858. — Emkmann. SB. Akad. Wicn, B. XXXIV,

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