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PLUMES DES OISEAUX

Les premières sont de beaucoup les plus importantes. Celles qui couvrent le corps sont les tectrices. Celles de l'aile et de la queue sont beaucoup plus grandes; ce sont elles qui constituent les organes essentiels du vol. Les premières sont les rémiges (fig. 461), que, d'après leur insertion, on peut diviser en trois groupes : les i^émiges primaires, dont le nombre ne dépasse pas dix, attachées à la main {2) ; les rémiges secondaires (3), qui s'attachent à l'avant-bras, et les rémiges tertiaires, bien moins développées, fixées au bras. Cet ensemble forme un éventail qui

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Fig. 461. — Pennes de l'aile du Geai : 1, pennes du pouce (rémiges bâtardes) • 2, remiges primaires (main); 3, rémiges secondaires et tertiaires (bras et avant-bras); a, grandes couvertures de l'aile; b, couvertures moyennesc, petites couvertures.

frappe l'air et produit le vol. Les plumes supérieures de l'aile, imbriquées, les couvertures, se confondent avec les lectrices. Dans certains types (Coureurs, Pingouin), les rémiges ne se développent pas. L'oiseau ne peut pas voler. Mais les membres antérieurs peuvent aider encore à la lomocotion, soit en battant l'air comme chez l'Autruche, soiten servant de rames (Pingouin, Manchot, etc.). Les plumes de la queue sont les rectrices, qui sont chargées, entre autres fonctions, de diriger le vol.

tpJtrï<f """^ disposées dans un ordre bien déterminé (I). Les

méSe, W ^'^"r" '° °t les parties de peau inter-

médiaires, les apteria, ne sont couvertes que de duvet. Leur disposition vane avec les groupes et a été employée pour la classiOcation. ^ JjT l^ ''1' ' l'Kchidné, du Porc-Épic, du Hérisson doi-

^fumerderSaux.^"^' '^^"^ développement, à côté dos

(1) C. L. NiTzscH. System der Pteryto graphie. Halle, 1840.

R. Perrier. — Anat. comp.

VERTÉBRÉS. — EXOSQUELETTE.

§ 3. — Exosquelelte.

Dans les organes étudiésjusqu'ici, le derme joue un rôle nutritif, par les vaisseaux qui pénètrent la papille; mais les éléments de l'épiderme seuls prolifèrent et entrent dans la constitution de l'Organe produit.

Dans les formations exosquelettiques, c'est le derme qui produit l'organe protecteur, avec ou sans le concours de l'épiderme.

ExosQUELETTE DES POISSONS. — Chcz les Poissons, nous n'avons pas eu à décrire de phanères épidermiques. .

Par contre, l'exosquelette est à peu près constamment repré-

Fig. 462. — Coupe verlicale de la peau d'uu embryon de Requin, montrant une écaille placoïde en voie de développement. — E, épiderme ; C, couches profondes du derme; d, couche superficielle du derme; papille du derme; e, couche profonde de l'épiderme; o, couche d'émail.

senlé. C'est lui qui forme les écailles et aussi les os dermiques de la carapace de quelques Poissons.

Les Cyclostomes n'ont pas d'écaillés ; on n'en rencontre pas non plus dans d'autres types isolés, où leur absence est due sans doute à une régression.

On peut distinguer trois types essentiels d'écaillés, qu'Agassiz le premier a mis en évidence. Il y avait attaché une importance systématique, dont la valeur, quoique moins grande qu'il ne l^avait crue, n'est pas moins certaine.

1° Écailles placoides. — Le type le plus primitif est celui des écailles placoides, qu'on trouve chez les Sélaciens. La peau de ces Poissons est remplie d'une foule d'ossicules qui la rendent rugueuse et chagrinée. Certains d'entre eux sont plus volumineux, et deviennent des plaques surmontées d'un aiguillon qui en fait de véritables armes défensives.

ÉCAILLES GANOIDES.

Le développement de ces ossicules, comme leur structure montre qu'ils sont morphologiquement identiques aux dents, dont la position seule les distingue.

Une papille dermique (fig. 462) pénètre dans l'épaisseur de l'épiderme, qui l'enveloppe comme une coiffe. Son tissu se cal- <:irie peu à peu, à partir de la périphérie, en donnant de l'ivoire (dentine) ou du tissu osseux véritable. Le centre reste longtemps occupé par du tissu conjonctif, qui forme une pulpe vivante, ■envoyant de nombreux prolongements à travers l'enveloppe calcifiée (fig. 463, 6). Cetossi- •cule, jusqu'ici purement dermique, est immédiatement recouvert par la membrane basilaire de l'épilhéliumépidermique.G'est cette membrane qui s'épaissit considérablement, se cal- ■cifie et forme en définitive un revêtement continu d'eîrta/Zanhiste, presque exclusivement formé de sels calcaires, notamment de phosphate (90 p. 100).

L'examen en lumière polarisée montre celte cuticule formée de prismes accolés les uns aux autres, comme dans l'émail dentaire.

2° Écailles ganoides (fig.

463, 3.). — Le développement des écailles des Ganoides se fait d'une façon

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— Écailles des .

1, écaille cycloïde; 2, écaille ctéooïde; 3, écaille ganoïde ; 4, écaille placokle ; 6, boucle de raie ; 6, coupe d'une écaille placoïde : B, partie basilaire ;p, papille ; i. ivoire, parcouru par des prolongeœeuts de la pulpe (vaso-dentinc) ; e, émail.

tout à fait semblable, mais Vécaille ganoïde développée est no- ^ablement différente.

Elle est dépourvue de pulpe; sa forme est en général rhombique ; elle est enfoncée dans le derme par une de ses extrémités libre par l'autre, et est reliée à ses voisines par des prolongements, au nombre de un à trois, qui vont s'articuler dans des <:avilés correspondantes des écailles juxtaposées. La portion dermique de l'écaillé est tantôt nettement osseuse, avec des o'^léoblasles et des canaux de Ilavers, tantôt formée d'ivoire que I .parcourent de fines trabécules dépendant des odontoblastes formateurs. Maia.ce qui caractérise surtout i'écaille ganoïde c'est

836 VERTÉBRÉS. — EXOSQUELETTE.

sa couche épaisse d'émail, qui donne au tégument un éclat tout particulier.

Ce genre d'écaillés est spécial aux Ganoïdes, notamment aux

Polyptéridés et aux Lepidosléidés. Chez les Acipenséi'idés, les écailles n'existent pas sur la plus grande partie du corps; mais on trouve cinq rangées de larges plaques carénées, ayant la même structure (fig. 464). Les Spalidaires ont le corps nu, ou parsemé de petits ossicules étoilés.

Le type se modifie notablement chez les Amiadés, dont le corps est couvert d'écaillés arrondies ti^ès minces. C'est un])assage fort net au dernier type dont nous ayons à parler, qui est propre aux Téléostéens.

3" Écailles cycloides et cténoides (flg. 463, 1, S). — Il comporte des écailles minces et flexibles, attachées au derme par leur bord antérieur, libres par leur bord postérieur. Celui-ci est arrondi [écaille cycloïde) ou denticulé [écaille clénoïde).

L'écaillé est presque tout entière dermique : l'émail, qui dans les premiers temps du développement la. recouvrait entièrement, cesse bientôt de s'accroître; l'écaille, s'agrandissant au-dessous de lui, ne tarde pas à dissocier la mince couche d'émail, et, dans l'écaille complètement formée, on n'en retrouve plus que des fragments formant des lignes concentriques autour d'un point central. Dans les intervalles de ces lignes, l'émail n'existe pas.

Ces écailles sont en général rehaussées d'un éclat métallique par des cristaux microscopiques de guanine.

Dans certains types, le squelette exodermique se développe davantage; on en trouve des exemples isolés dans les divers groupes, soit qu'il y ait deux rangées latérales de plaques osseuses contigucs [Callickthys, Gaslrosteus, etc), soit qu'il se développe

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