‹ Eléments d'anatomie comparéeChapitre 27 sur 412 · T1ENS · texte numérisé non relu

T1ENS

MORPHOLOGIE DES RIIIZOPODES.

§ 2. — Morphologie extérieure.

Morphologie des ruizopodes. — PsEUDoroDEs. Mouvements ami- BOÏDES. — Il est évident que l'on ne peut décrire d'une façon précise la forme du corps que pour les Protozoaires pourvus d'une enveloppe. Les autres présentent, nous l'avons vu, d'incessants changements, par suite de l'émission de prolongements, de pseudopodes, qui déforment les contours de la masse protoplasmique. Il résulte de là des mouvements excessivement lents que l'on désigne sous le nom de mouvements amiboïdes. Four les observer, il faut suivre pendant quelque temps au microscope un même Rhizopode, et dessiner son aspect à intervalles réguliers ; on constate ainsi la série de modifications graduelles qu'a présentées le corps de l'animal.

Les pseudopodes sont irréguliers et essentiellement variables. Néanmoins ils peuvent se ramener à deux types principaux. Tantôt ils sont gros, courts, massifs, en forme de verrue (flg. 41); tantôt au contraire, ils sont effilés en filaments très minces, pouvant atteindre jusqu'à cinq ou six fois le diamètre du corps de l'animal.

Le premier type est peu répandu ; on ne le rencontre que dans un ordre des Amibes, les Lobés.

Ces pseudopodes sont toujours distincts et ne s'anastomosent jamais. Ils sont très

peu nombreux et leur forme varie avec la condensation du proloplasma (Qg. 20).

Les pseudopodes filiformes sont plus variables. Chez les Amibes, ils sont courts, pointus, et ne s'anastomosent que fort rarement. Chez les Foraminifères, ce sont au contraire des filaments extrêmement longs et minces, ramifiés et anastomosés ; ils atteignent jusqu'à cinq ou six fois la longueur du corps (fig. 21).

Chez les Radiolaires, les pseudopodes sont tous semblables, ils rayonnent autour du corps, quelquefois très régulièrement et peuvent s'anastomoser entre eux (fig. 22). Mais chez les HéliozoAiREs (fig. 23), ils sont plus difi'érenciés, el, ne s'anastomosent que rarement. Leur axe est occupé par un filament médian (s), hyalin et gélatineux, qui pénètre dans l'animal à une grande profondeur. Aussi possèdent-ils une certaine rigidité, et une stabilité qu'ils ne montrent pas dans les autres groupes.

Rôle des pseudopodes. — Les pseudopodes sont toujours par- H. l'F.nmEn. — Anat. comp. G

Fig. 20. — Amœha vulgaris, vue à deux moments différents.

courus par un double courant d'aller et de retour que manifestent les mouvements des granulations à leur intérieur. Us servent h la locomotion de l'animal; celui-ci émet des pseudopodes dans la direction où il veut avancer. Ils s'attachent en un point quelconque, et se raccourcissent ensuite, attirant vers le point fixé toute

Fig. 21. — GroJnia oviformis. Duj.

la masse du corps. Les Héliozoaires dont les pseudopodes sont rigides, se meuvent plutôt par une sorte de balancement de ces

appendices. , . , r

Les pseudopodes servent également à la préhension des aliments. Ils englobent en elîet les particules alimentaires et les amènent dans le protoplasma général. G. Vogt et Yung (4) ont

(I) Yoar et Yung. Anal. comp. piaf.

Page 1