‹ Eléments d'anatomie comparéeChapitre 272 sur 412 · CÔTES DES VERTÉBRÉS ALLANTOIDIENS · texte numérisé non relu

CÔTES DES VERTÉBRÉS ALLANTOIDIENS

Les vraies côtes sont généralement formées de deux segments : vm segment vertébral et un segment sternal, qui s'articulent l'un à l'autre. Le premier est le plus souvent complètement ossifié, le second reste plus ou moins formé de cartilage hyalin ou calcifié (fig. 482).

CARACTÈnES PAnTICUIJRnS DES CÔTES CHEZ LES DIVEUS C.HOUPES DR VeRTÉBRÉS

ALLANToïniENS. — Les li/ii/iic/iocéphales ont conservé un type très primitif: leurs eûtes ne possèdent qu'une racine, les côtes cervicales seules montrent l'indice de la seconde. Mais chacune d'elles porte, sur son segment veitébral, une apophyse , dirigée en arrière parallèlement à l'axe du corps, et allant s'articuler à la côle suivante. Nous retrouverons cette apophyse oncinée chez les Crocodiliens et les Oiseaux.

Chez les Serpents, les vertèbres sont très uniformes dans toute l'étendue

Fig. 481. — Squelette de Tropidonoltis nalrix (Duvernoy).

■de la colonne vertébrale. Sauf les deux cervicales uniques, toutes les vertèbres en sont pourvues, et elles se rattachent à deux types distincts. Les côtes ■dorsales sont à peu près toutes de même longueur et de même forme. Elles ne sont pas bifurquées à leur base, mais ont une facette articulaire pour l'apophyse transverse. Elles ne sont jamais réunies ventralement, le sternum n'existant pas. Bru.squemcnt, aux vertèbres caudales, les côtes devieunent très courtes et se fusionnent avecles apophyses transverses pour former les prolongements latéraux.

Les Sauriens nous dirent des caractères identiques au point de vue de la forme et do l'articulation des côtes. Mais il existe ici des côtes cervicales. Trois ou quatre des côtes dorsales s'unissent au sternum, puis viennent les fausses côtes ; dans quelques types {Gecko, Caméléon, Scincoïdes), ces deraiières se soudent sur la ligne médiane de façon à former un cercle osseux •complet.

Chez les Chéloniem, les côtes thoraciqucs se soudent avec les plaques costales de la carapace; mais on peut les y suivre histologiquemcut, et souvent leur extrémité distalc dépasse ces plaques pour venir se terminer aux pla- ■«pies marginales. ' ^

Chez les Crocodiliens (fig. 482), toutes les vertèbres cervicales portent des

côtes, y compris l'atlas et l'axis ; ces deux premières côtes sont même les plus développées; ce sont les seules qui naissent par une racine; toutes les autres en ont deux, et ménagent par suite un foramen Iransversarium. Neuf côtes chez les Crocodilus, huit chez ïqs, AlLigalor atteignent le sternum. Chacune d'elles porte sur son segment vertébral une apophyse oncinée horizontale (Pu), la reliant à la côte suivante, comme nous l'avons déjà vu chez VHaiteria.

Les Oiseaux présentent à peu près les mêmes dispositions que les Crocodiliens. Les 3 ou 4 dernières côtes cervicales sont déjà mobiles. 11 existe de 5 à 10 vraies côtes, dont les deux segments sont en général ossifiés. Il n'y a pas de véritables fausses côtes.

Les côtes des Mammifères ne demandent qu'une courte étude : les côtes cervicales ont peu de développement; elles ont la structure indiquée plus haut et sont soudées à l'apophyse transverse. Les côtes thoraciques ontavec les vertèbres deux articulations, à quelques exceptions près [Monotremes,

Fig. 482. — Segment du squelette dans la région thoracique d'un Crocodile. — C, corps de la vertèbre ; Cpf, tête pour l'articulation de la côte; Tl, apophyse transverse; Z,Z', apophyses articulaires (zygapophyses) antérieures et postérieures; NS, apophyse épineuse; Cp, capitulum de la côte; t, son tuberculum; Vr, sonsegment vertébral; S/;-, son segment sternal; Vr', partie intermédiaire restée cartilagineuse; Pu, apophyse oncinée; St, sternum (Huxley).

où les côtes ne s'articulent qu'avec le corps; Cétacés, dont les dernières côtes s'articulent seulementavec l'apophyse transverse). Elles se divisent en vraies côtes et fausses côtes, ces dernières moins nombreuses (sauf chez les Cétacés). Chez le Myrmecophaga didactyla, les côtes sont si larges qu'elles se rejoignent presque les unes les autres.

Enfin, dans la région lombaire, les apophyses transverses doivent être en réalité considérées comme résultant de la fusion des côtes et des vraies apophyses. C'est ce que montrent à la fois l'embryogénie et la tératologie.

La première côte lombaire se développe parfois au point de simuler une treizième côte.

On désigne sous le nom de sternum un os impair et médian placé à la partie antérieure de la région thoracique, et en relation avec la ceinture scapulaire et les côtes.

Au point de vue morphologique, on doit le considérer comme une dépendance des côtes thoraciques. Chez un embryon humain de 3 centimètres, les côtes d'un même côté sont unies entre

Page 1