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ESTOMAC DES RUMINANTS

l'estomac se divise en deux poches (Qg. 555), et la partie cardiaque {P,R) se présente comme une portion appendiculaire, tandis que la partie pylorique, qui fonctionnellement constitue le véritable estomac, semble être seule le prolongement de l'estomac La communication s'établit par une fente longitudinale nommée goultière œsophagienne {i yê). Lorsque les aliments, avalés sans êlre mâchés, arrivent à cette fente, les lèvres de

Fig. 555. — Estomac de Mouton. — 0, œsophage; P, panse; R, bonnet; F, feuillet; C, caillette; I, intestin ; i,2, gouttière œsophagienne (Ciiacveau).

celle-ci s'ouvrent, et ils viennent s'entasser dans la partie la plus volumineuse du cœcum cardiaque, qu'on nomme la panse {P).

Lorsque l'animal est au repos, il se met à ruminer; à cet effet une partie des aliments contenus dans la panse passe dans une petite poche appelée le bonnet {R), et où la muqueuse présente des plis disposés suivant des hexagones. De là, par un mouvement de régurgitation, le bol alimentaire ainsi formé remonte dans la bouche pour être soumis h la mastication. Lorsque celle-ci est achevée, le bol alimentaire est de nouveau avalé, des-

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cend le long de l'œsophage, mais passe sans s'y engager devant la gouttière œsophagienne et se rend dans la région pylorique. Celle-ci est constituée chez les Chameaux par une seule poche, mais elle présente, chez les autres Ruminants, deux dilatations successives : la première, nommée le feuillet, est remarquable par les phs longitudinaux et hérissés de papilles qu'y constitue la muqueuse {F). Ces plis se continuent d'ailleurs, mais très affaililis dans la caillette (C), qui constitue la dernière partie de l'estomac et la seule qui joue un rôle dans la digestion proprement dite.

Le phénomène de la rumination n'est pas particulier aux Ruminants, on considère aussi les Kanguroos, les Bradypm et quelques Rongeurs comme possédant cette fonction.

L'estomac des Mammifères est toujours fermé postérieurement par une valvule pylorique qui ne paraît manquer que chez les Cétacés et les E dentés.

L'intestin proprement dit forme toujours de nombreux replis, mais sa longueur relative est essentiellement variable, et sous la dépendance constante du régime alimentaire. Il est, en général, de diamètre assez petit, d'où le nom ^intestin grêle qu'il porte souvent. Sa muqueuse est rehaussée de plis transversaux (ua/m^/es conniventes), ou plus rarement (Cétacés) de plis longitudinaux, qui augmentent la surface d'absorption. C'est sur ces replis, en effet, que se trouvent les viUosités, qui absorbent les substances assimilables élaborées par l'intestin, et qui sont connues des lecteurs par l'étude de l'anatomie humaine.

§ 3, — Glandes de l'intestin moyen.

Les glandes attachées h l'intestin moyen sont : l- les glandes gastriques; 2« le foie; 3» le pancréas; 4» les glandes intestinales.

Les glatides gastriques sont de petites glandes en tubes simples ou ramifiés, cachées dans la paroi de l'estomac. Leur ensemble sécrète le suc gastrique. Chez les Poissons, elles n'existent pas à proprement parler; c'est plutôt un revêtement tout entier glandulaire, dont les cellules digestives se localisent parfois cependant dans des cavités aréolaires. Chez les Batraciens, les glandes gastriques sont très nettes, et déjà divisées en deux sortes : les unes tapissées d'épilhélium cylindrique simple, les autres, qui, avec ce même épilhélium, contiennent d'autres cellules grandes et claires (Heidenhain). Ces deux^ sortes de glandes se retrouvent dans toute la série. Les recherches récentes semblent montrer, au moins chez les Mammifères, que les cellules cylindriques sécrètent la.pepsine, tandis que les cellules claires sécrè-

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