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POUMONS DES OISEAUX

Chacun de ces derniers est lui-même alvéolaire, et peut être comparé à un poumon de Batracien. Ainsi se constitue un nouveau mode de structure du poumon, plus compliqué que celui que nous avons vu jusqu'ici, et plus parfait par suite de l'accroissement de^la surface respiratoire. Il va nous conduire directement au poumon des Mammifères et des Oiseaux.

Poumons des Oiseaux. — Cliez ces derniers, les poumons, toujours au nombre de deux, sont des organes massifs situés à droite et à gauche, dans la partie supérieure de la cavité du tronc, tout contre la colonne vertébrale et les côtes, auxquelles ils sont attachés. Mais le fait capital présenté par l'appareil respiratoire des Oiseaux est la présence de sacs aériens, répartis dans tout le corps, et qui ne sont que des dépendances de l'appareil respiratoire. Les bronches principales ne se terminent pas dans les poumons ; elles les traversent de part en part ]iour apporter l'air dans les sacs aériens.

La trachée-artère et les bronches sont toujours bien développées et soutenues par des anneaux cartilagineux complets, qui ont une tendance remarquable à s'ossifier. La longueur de la trachée peut varier dans d'énormes proportions. Dans quelques types, elle atteint une dimension considérable, et vient se loger dans la crête du sternum, creusée à cet effet d'une cavité centrale {Ci/gne, Grue) (fig. 370).

D'autres fois, c'est entre les muscles pectoraux et la peau qu'elle se place^ comme dans le Manucode, où elle fait jusqu'à 6 tours avant de prendre sa direction définitive.

Arrivée dans le poumon, la bronche s'y prolonge, toujours volumineuse, sans changer de direction. Elle constitue la bronche principale. Yers son extrémité, elle se bifurque, en donnant une bronche latérale externe. Sur son trajet, partent de 4 à 6 bronches divergentes, qui prennent toutes naissance non loin

Fig. 570. — Cygnus miisiciis. — Position de la trachée à l'intérieur du bréchet dont la moitié gauche a été enlevée.

VERTÉBRÉS

du point OÙ la bronche primaire pénètre clans le poumon. Toutes ces bronches donnent, sur leur trajet, naissance k des conduits beaucoup plus étroits, qui se ramiûent à leur tour, et vont se

Fig. 57 1. — Vue générale des sacs aéricDs du Gauard, ouverts par leur partie inférieure et montrant leurs rapports avec les pi'incipaux viscères : /, extrémité antérieure des sacs cervicaux; S, sac (thoracique) supracoracoïdien ; 3, sacs diaphragmatiques antérieurs; 4, sacs diaphragmatiques postérieurs; S, extrémité postérieure des sacs abdominaux; a, parois du sac diaphragmatique antérieur; b, paroi du sac diaphragtuatique postérieur; c, coupe du diaphragme thoraco-abdominal; d, prolongement souspectoral du sac supi'acoracoïdien ; e, péricarde ; /', foie; g, gésier; /i, intestin; m, cœur; n, muscle gi\ind pectoi'al ; o, clavicules; p, coupe des coracoïdes.

terminer ainsi dans une multitude de vésicules, où se fait l'échange de gaz qui constitue la respiration.

Les grosses bronches traversent le poumon de part en parti en ressortent par dfes orifices visibles à la surface antérieure de l'organe, et se rendent dans les sacs aériens. Ceux-ci, en généra

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