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SACS AÉRIENS DES OISEAUX

au nombre de neuf, sont entièrement indépendants les uns des autres.

Pour comprendre leur disposition (fig. 571), il est nécessaire d'indiquer que le cœur, le foie, et l'intestin sont logés dans une cavité séparée du reste de la cavité générale par une double cloison fibreuse [x), attachée en arrière à la colonne vertébrale, en avant à la paroi ventrale du corps.

La région postérieure du corps, h partir du cœur, est ainsi divisée longitudinalement en trois cavités : l'une médiane, contenant les organes ci-dessus indiqués, les deux autres latérales, ne contenant aucun organe, mais en connexion avec les poumons.

Tout à fait en arrière, dans la cavité médiane, se trouvent deux premiers sacs aériens symétriques : les sacs abdominaux, où aboutissent les bronches principales. Leur extrémité postérieure est visible sur la figure, en 5. Chacune des cavités latérales présente deux cloisons, formant ainsi deux autres sacs, les sacs diaphragmatiques antérieur [3) postérieur [4). Ce dernier reçoit l'air de la bronche latérale; quant au premier, l'air y arrive directement par un orifice latéral de la troisième bronche divergente, qui en ce point rase la surface interne du poumon.

Au-dessus de la cloison antérieure, se trouve un vaste sac impair (9) placé entre les organes thoraciques, et auquel on donne le nom de sac sui^racoracoidien. Il communique latéralement avec deux appendices, les sacs pectoraux {p) qui n'en sont qu'une dépendance, et doivent former avec lui un seul et même sac. 11 reçoit la plupart des bronches divergentes. Enfin, sur le côté de la trachée, à l'origine du cou, se trouvent deux autres petits sacs, les sacs cervicaux (/), recevant la première bronche divergente. Ces sacs aériens sont de vraies dépendances du poumon, et naissent comme des prolongements creux du sac pulmonaire. Ils croissent rapidement, et se montrent sur les organes voisins, en se soudant à leurs parois.

Leur rôle est évidemment en rapport avec la locomotion aérienne de l'oiseau; ils sont d'autant moins développés que l'animal est meilleur voilier. Toutefois on n'est pas bien fixé sur la façon dont ils aident au vol.

Pour compléter cet ensemble, les sacs aériens donnent naissance à une multitude de cavités irrégulières, qui se glissent sous la peau, entre les muscles, partout enfin où existe un vide interstitiel, et, fait plus important, dans la cavité môme des os. On dit que les os des Oiseaux sont pneumatiques. La moelle osseuse qui existe toujours chez les jeunes est résorbée plus tard, et le

canal médullaire est rempli par de l'air, qui allège ainsi notablement les os. Les os du crâne reçoivent directement l'air par les fosses nasales ou par leurs dépendances, la trompe d'Eustache et la cavité du tympan.

La pneumaticité varie beaucoup, suivant l'aptitude au vol des diverses espèces. Chez l'Aptéryx, le Pingouin, et les oiseaux qui ne volent pas, les os du crâne seuls sont pneumatiques.

En général, outre ces os, l'humérus, le sternum, le coracoïde, une partie de la colonne vertébrale, les côtes, souvent même le fémur, sont creux. EnQn dans les cas les plus remarquables, les cavités à air se retrouvent dans toute la colonne vertébrale, et jusqu'aux extrémités de l'aile et des doigts de pieds, jusqu'enfin sous la peau, et dans les racines des plumes.

Appareil respiratoire des Mammifères. — Le poumon des Mammifères se distingue de celui des autres Vertébrés au point de vue de sa forme extérieure, en ce qu'un certain nombre d'incisions divisent sa, masse en lobes secondaires. Ceux-ci n'existent jamais dans les autres classes, oîi le poumon est tout d'une pièce. Ces lobes n'ont d'ailleurs aucune importance au point de vue morphologique; ils sont extrêmement variables et les deux poumons sont à cet égard différemment construits. Ils n'existent pas chez les Cétacés, l'Éléphant, le Cheval et quelques autres types. Les lobes n'ont pas de rapport bien précis avec le mode de ramification des bronches.

Celui-ci nous est bien connu par les importantes recherches d'iEby. L'artère pulmonaire pénètre dansle poumon, au-dessous de la bronche primaire et rejoint bientôt celle-ci, pour l'accompagner dans son trajet, sur le côté dorsal, pendant que la veine pulmonaire suit le côté ventral. Avant d'être i-ejointe par l'artère, la bronche a donné naissance à des bronches secondaires. On appelle système épartériel l'ensemble de celles-ci, réservant le nom de système hypartériel à celles qui naissent au-dessous. Les premières sont disposées sur une seule série, les secondes sur deux séries, une externe, l'autre interne.

Chez les Mammifères, le système épartériel est fort réduit. Il compte au plus une bronche qui peut partir soit de la trachée soit de la bronche primaire. Encore celle-ci inanque-t-elle parfois, soit sur l'un des poumons, soit sur les deux. Le lobe supérieur du poumon indique en général le domaine de la bronche épartérielle. On s'est servi de ce fait pour déterminer l'homologie des lobes dans les poumons de l'Homme. Le droit est divisé en trois lobes, le gauche en deux. C'est que le poumon gauche n'a pas de bronches éparlérielles. Le lobe supérieur manque, et c'est

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