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TEST DES FORAMINIFÈRES

sentant une ouverture, par où s'échappe le proloplasma. Quand celui-ci a atteint un volume suffisant, il se forme une seconde loge (I) attachée à la loge initiale, et présentant un orifice diamétralement opposé au premier. Le processus se continue de la sorte par formation de loges successives, l'ouverture de la dernière loge se trouvant alternativement en haut et en bas. Mais à partir de la troisième loge, trois cas peuvent se présenter. Dans la Biloculina, celle-ci se place dans le même plan que la première, de l'autre côté de la loge initiale. Toutes les loges sont disposées alors suivant une spirale ordinaire, où chacune occupe la moitié d'un tour de spire (fig. 46, lA). Il n'y a à chaque instant que deux loges visibles. Chez les Triloculines (fig. 46, IIA) et les Quinqueloculines (fig. 46, IIIA), la troisième loge se dispose à 120" ou à 144° de la seconde et ainsi de suite, l'angle formé par deux loges successives restant constant. 11 y a alors trois ou cinq séries radiales de loges, dans chacune desquelles la dernière loge formée est seule visible.

Jusqu'ici nous avons supposé que le test des Foraminifères pouvait être assimilé à un tube continu, ou divisé en loges par des cloisons internes. La complication peut être bien plus grande.

Les loges peuvent être disposées en séries transversales, s'ajoutant les unes aux autres (Peneroplis) et aboutissant à la formation d'un disque {Orbitolina).

Pour expliquer les formes les plus compliquées {Alveolina, Nummuliles), on peut imaginer qu'un ruban, comprenant sur une même coupe transversale plusieurs rangs de loges, tant en largeur qu'en hauteur, s'enroule en spirale, en recouvrant ou non les parties déjà existantes.

Toutes les loges communiquent entre elles soit par un large orifice, soit par une multitude de pores. Lorsque l'épaisseur des parois devient plus grande, les pores sont remplacés par un réseau de canalicules qui permet au protoplasma de pénétrer toute l'épaisseur du squelette et de s'épancher à l'extérieur.

En outre, la loge terminale ou la série des loges terminales s'ouvre en général h l'extérieur par un orifice relativement large, la bouche. Elle est quelquefois simple, souvent munie d'une fourche en forme de T, quelquefois d'un opercule criblé de trous ou trématophore (M iliolidés fossiles). La bouche peut manquer quelquefois.

La loge initiale, qui généralement est entourée par toutes les autres, mérite maintenant d'appeler notre attention.

Un certain nombre de Foraminifères, notamment les Miliolidés étudiés par Munier-Chalmas et Schlumberger, donnent lieu à cet égard à une observation bien remarquable. 11 existe en effet dans

une même espèce deux sortes d'individus : chez les uns, la loge initiale est très grande, on VdippeWe mégasphère; chez les autres, elle est au contraire extrêmement petite, c'est une mia-osphère . Dans les deux types la disposition des loges est de plus assez différente : dans les individus à mégasphère, les loges successives

prennent tout de suite la disposition définitive de deux, trois ou cinq séries, suivant qu'on a affaire à une Biloculine, à une Triloouline, ou à une Quinqueloculine.

Dans les individus à microsphère, au contraire, les loges centrales sont toutes disposées comme dans une Quinqueloculine, et ce n'est que plus tard que la disposition suit la règle spéciale aux différents genres.

Les deux formes ne sont reliées par aucun intermédiaire, et on est réellement en présence d'un véritable dimorphi&me. Un pareil état se retrouve chez les Nummulites et d'autres

Fig. 47. — 6Va//jrîiZma e%«ns, Greef. Foraminifères; on

en connaît mal la signification.

Toutefois, comme la microsphère ne se rencontre jamais que chez de grands individus, on a proposé d'admettre que les formes à microsphère représentaient une phase ultérieure du développement; les loges internes de disposition quinqueloculinaire ne se produiraient que quand l'animal a acquis déjà une certaine taille.

SQUELETTE DES RADIOLAIRES. 10b

Squelette des Héliozoaires. — Les Héliozoaîres et les Radiolaires ne présentent jamais, comme les Foraminifères, de lest continu et pouvant être assimile à une coquille. Leur squelette est constitué en général par des spicules siliceux, ou par un ensemble compliqué de sphères grillagées et de longs spicules rayonnants, de la plus grande élégance.

ParlTii les Héliozoaires, quelques-uns (Aphrotroraca) sont dépourvus de squelette proprement dit [Actinosphasrium, Actinophrys, etc.), à moins que l'on ne veuille considérer comme une formation de cette nature les filaments axiaux qui courent tout le long des pseudopodes et qui présentent parfois, en effet, une grande solidité.

D'autres (les Ghlamtdoprora) sont enveloppés d'un squelette gélatineux, homogène, ou hérissé de pointes qui semblent être de nature siliceuse [Heterophrys).

Enfin dans les deux autres groupes d'IIéliozoaires, le squelette est nettement siliceux. Celui-ci se présente parfois (Desmotuoraca) sous la forme d'une sphère percée de larges trous, par oij passent les pseudopodes ; elle peut être libre ou portée par un pédoncule siliceux [Clathrulina, fig. 47).

Mais le plus souvent (dans les Chalarothoraca), il est constitué par des éléments isolés, probablement unis entre eux par une substance organique, et ayant la forme soit de petites sphères siliceuses {Hyalolampe), soit de spicules tangentiels(^ap/u'6?2o;5/«?7ys) ou radiaires [Acanthocystis).

Squelette des Radiolaires (I). — C'est surtout dans le groupe des Radiolaires que le squelette présente sa plus grande complication. Il ne manque que très rarement [Thalassicola] (Qg. 48). Il est tantôt siliceux, tantôt formé d'une substance spéciale, Vacanthine, assez analogue à la chitine. A cette différence dans la composition, correspondent des différences de forme assez grandes.

Les squelettes à acanthine ont pour type fondamental une sphère trcillissée (fig. 49), traversée par 20 piquants très régulièrement disposés, et pénétrant jusqu'au centre. Il peut exister plusieurs sphères concentriques (fig. 50), ou au contraire les sphères peuvent se réduire à quelques portions unissant les piquants. Elles peuvent môme disparaître complètement. Le test se réduit alors à de longs spicules rayonnants (fig. 53).

La disposition des squelettes siliceux est beaucoup plus irrégulière et beaucoup plus variable. Ils ont la forme de casques

(1) RuTsciiM, lieitrûfje zw Kenhiiss der liaiiolaviens/celetle, Z. W. Z . t. XXXVI, 1881.

(fig. 51), de grilles, de corbeilles, et leurs spicules offrent la plus

Fig. ■49. — Squelette d'IIeliosphxra elegans, Hceck. grande variété, tantôt minces, tantôt très épais, tantôt cy'

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