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FIBRILLES CONTRACTILES

driques, tantôt armés d'épines plus ou moins ramifiées qui donnent à l'ensemble un aspect des plus compliqués.

Dans quelques cas enfin (quelques Phxodariés),' le test se présente sous la forme d'une coquille porcelanée (fig. 32).

Fibrilles contractiles. — Si nous entrons un peu plus avant dans l'étude des Protozoaires , nous serons frappés de la complication que peut présenter leur organisme , réduit cependant à une simple cellule. Tandis que chez les Métazoaires la division du travail se fait par différenciation des cellules en éléments doués de propriétés

Fig. 60. — Squelette d'Acfhiomma asteracanihion, Hck., formé de trois sphères concentBiqiies, unies par six gros spicules rayonnants (les deux pi-emières sphères ont été partiellement enlevées) (FLeckel).

l'ig. 61. — Car/iocanium Diar/ema, Ilck. — A. L'animal entier, avec ses pseudopodes étalés, p. A rintcrieur du lest, T, se voit la capsule centrale trilobée, C. — B. Capsule centrale de l'animal rétracté : T, test, va en coupe optique; n, noyau; p, champ poreux; /), gouttelettes graisseuses. Gr. o.nv. ÔOO. (A, d'après ILeckel; B, d'après IlEnTwio.)

distinctes, chaque élément se transformant d'ailleurs tout entier,

l'élément analomique qui constitue le Protozoaire ne reste pas identique dans toutes ses parties. Nous en avons déjà la preuve dans la présence, chez un certain nombre d'entre eux, de filaments contractiles, jouissant de propriétés semblables à celles des^ fibrilles musculaires, et remplissant le même rôle dans la vie de l'être.

On a décrit chez les Radiolaires de pareilles fibrilles. Elles sont disposées par groupes autour des piquants, auxquels elles s'attachent par une de leurs extrémités (fig. 53). Par l'autre elles plongent dans le protoplasma extra-capsulaire dont elles ne sont qu'une différenciation. Leur rôle est d'étendre ce protoplasma, qui vient ainsi former une gaine autour de chaque piquant. A la mort de l'animal, ces fibres, qui sont tout à fait constantes, se détachent du piquant en restant adhérentes au protoplasma, et entourent la base du spicule comme une touffe de cils. On n'a décrit ces fibrilles que dans les Radiolaires à squelette d'acanthine.

C'est chez les Ixfusoires que les formations contractiles atteignent leur plus grand développement. Chez tous d'ailleurs, l'eclosarc est éminemment contractile,mais des fibrilles pseudo-musculaires apparaissent dans le sein de cette couche externe, et jouissent plus particulièrement de cette propriété. Elles ont été étudiées surtout sur ] es Stentors et les Vorticelles, où elles constituent de fines stries parallèles. Elles sont constituées, suivant les recherches d'O. Schmidt, par une substance transparente et pigmentée, semée de nombreuses granulations. On les rencontre surtout chez les Hololriches et les Hétérotriches, mais parfois aussi dans les deux autres groupes.

Le pédoncule des Yorticellidés est constitué par un tube creux, prolongement de la cuticule, renfermant un muscle dépendant de l'ectosarc (fig. 54). Ce muscle tantôt unique pour toute la colonie {Zoothamnium), tantôt interrompu k chaque bifurcation [Carcheûum), est formé de fibrilles longitudinales qui se rattachent aux muscles du corps ; il ne se présente nullement comme un ruban aplati, comme l'avaient décrit Kolliker et Stein. Le pédoncule est dès lors rétractile chez tous les Yorticellidés, sauf chez VEpisLylis où le muscle manque.

Fig. 52. — Challengeria .

TRIGIIOCYSTES. 109

TRicnoCYSTES (1). — Chez un certain nombre d'Infusoires, existent parfois, mélangés aux cils, des organitesbien curieux. Ce

Fig. 53. — II. Âcanthomelra pellucida J. Miill, avec ses spiculcs partant du centre dans diverses directions, et entourés à lenr base par une gaîue d'ectosarc. Endosarc rempli de zooxantiielles. A la base des spicules, fibres pseudo-musculaires contractées. En b, elles sont saillantes {Acanthomelra lelracopa) (IIertwio).

Fig. 54. — Carclii^sium Epislijtis, Ehrb. — n, noyau ; o', bouche ; o, œsophage; vc, vésicule contractile; à l'intérieur du pédoncule, le muscle rétracteur ^Stein).

sont de petites baguettes considérées autrefois comme des organes de tact, mais que l'on doit plutôt regarder comme des appareils urticants, analogues aux nématocystes que nous décrirons

(I) Maupas, a. Z. E., 20 série, t. I.-Géza Entz., il/. S. NeapeL, t. V, 1884.

chez les Cœlentérés et chez quelques Plathelminthes. Bulschli les a mises en évidence et a montré leur propriété urticanle dans VFpisiylis flavicans. On leur donne le nom de trichocysles.

Digestion (1). — La préhension des matières alimentaires se fait presque toujours, comme nous l'avons vu, par l'intermédiaire des pseudopodes ou des organes de locomotion, qui cumulent en général les deux rôles. Il nous reste à voir comment s'effectue le travail digestif. Chez les Rhizopodes, l'ingestion se produit en un point quelconque du corps par la coalescence de deux pseudopodes, qui englobent les particules alimentaires, et avec elles une

portion de l'eau extérieure; celle-ci forme autour des matières alimentaires une vacuole liquide, qui persiste pendant tout le temps de leur séjour au sein de la masse protoplasmique. Les particules alimentaires ne pénètrent jamais ni dans letestdesForaminifères ni dans la capsule centrale des Radiolaires; elles sont digérées par le protoplasma extérieur.

Chez beaucoup de Flagellés, notamment chez les Choanoflagellés, oîi les matières étrangères sont absorbées, puis rejetées à travers le protoplasma hyalin qui constitue la partie supérieure de l'entonnoir, l'ingestion, encore d'ailleurs mal étudiée, semble se faire par un procédé peu différent de ce que nous ont présenté les Rhizopodes.

Chez les Infosoires ciliés il y a au contraire, en général, une bouche et un 55).

La bouche ne manque que chez les Opalina, qui vivent en parasites externes sur les Poissons d'eau douce. Dans d'autres cas, elle n'est visible qu'au moment du passage des aliments {Amphileptus). Mais le plus souvent elle existe, toujours visible, parfois à, l'extrémité antérieure, généralement sur le côté, sous la forme soit d'une fente, soit d'une ouverture ronde, large, et toujours béante chez les Vorticelles.

Elle est en relation avec un tube nommé œsophage, le long duquel la cuticule se recourbe, pour lui former un revêtement. La bouche est toujours entourée de bandes de longs cils (Pig. 56)

(1) Le Dantec, Bull. Se, t. XXIII, 1891.

Fig. 55. — Schéma de deux Paramecium A urelia Ehrb.

— a, bouche; i, anus, par où une particule non assimilable est rejetée ; 7-, particule alimentaire dans sa vésicule. — Dans lafigure de gauche, les deux vésicules contractiles montrent leurs rayons; dans celle de droite, elles montrent en V l'expulsion du liquide intérieur.

œsophage distincts (fig.

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