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APPAREIL COPULATEUR DES MAMMIFÈRES

sur la ligne médiane et finissent par se fusionner en un bourrelet médian, le scrotum, à l'intérieur duquel sont logés plus tard les testicules.

Examinons avec un peu plus de détail l'organe copulateur.

C'est une lige entourée par un repli de la peau qui lui est attaché par un tissu lâche, et qui est entièrement Hbre à l'extrémité renflée, c'est-à-dire sur le gland. Ce repli cutané est le prépuce. Il est parfois libre d'adhérence avec la peau de l'abdomen, de sorte que le pénis est absolument indépendant dans toute sa longueur (Primates, Chéiroptères); plus fréquemment, il est fixé à cette peau, et le pénis est alors attaché à la paroi abdominale.

Kig. 650. — Coupes du pénis de l'Homme. A, à sa base; B, au niveau du gland.

A, prolougemenls fibreux des corps caverneux dans le gland; B, faisceaux vasculaircs superficiels du gland ; C, prolongements des corps caverneux dans le gland; D, canal uro-génital; E, coupe du frein; F, tissu spongieux de l'urèthre; G, téguments.

A, veines dorsales de la verge; D, corps caverneux; C, urèlhre; D, tissu spongieux de l'urèthre; E, plexus veineux situés au-dessus de l'urèthre (Anoeh).

L'extrémité du pénis est, chez tous les Placentaires, simple mais de forme variable, lisse ou hérissée de poils, d'écaillés, de tubercules, de pointes cornées. Chez beaucoup de Marsupiaux, il est biQde sur une grande longueur, et le canal uro-génital se prolonge sur chaque moitié sous forme d'une gouttière creusée au côté interne (fig. 643, E).

L'érection est produite par l'afflux du sang dans des masses de tissu éreclile, où il s'accumule avec une tension considérable, en augmentant énormément le volume de l'organe. Les masses érectiles sont au nombre de trois (flg. 630, A) : l'une, h laquelle on peut donner le nom de corps spongieux (A), est développée dans les

parois mêmes du canal uro-génilal. Les deux autres masses sont développées aux dépens du tubercule génital même, c'est-à-dire indépendamment de la précédente; ce sont les corps caverneux [B], généralement intimement unis l'un à l'autre, mais se séparant, chez les Marsupiaux, à leur extrémité pour constituer les deux glands (fig. 645, E) ; ces trois masses constituent trois cylindres juxtaposés et séparés par du tissu conjonctif. A l'extrémité, les corps caverneux s'arrêtent avant le corps spongieux, qui se dilate pour former la portion érectile du gland (fig, 630, B).

Les mêmes masses érectiles se retrouvent chez la femelle; les co rps caverneux produisent l'érection du clitoris ; le corps spongieux, développé dans les parois du sinus uro-génital, est ici double, et constitue, à la hase des petites lèvres, les bulbes du vestibule.

Chez beaucoup de Mammifères, la cloison conjonctive qui sépare les deux corps caverneux peut s'ossifier partiellement en donnant une tige osseuse longitudinale, l'os pénial. C'est le cas des Rongeurs, des Chéiroptères, des Cétacés, de la plupart des Carnivores et des Singes. Chez le Phoque, il existe même dans le clitoris.

Enfin des glandes se sont développées dans les deux sexes, aux dépens de la muqueuse de ces régions, et déversent leur sécrétion soit dans le sinus uro-génilal {glandes de Coivper, chez le mâle; glandes de Duvernoy ou de Bartholin, chez la femelle), soit sous le prépuce [glandes préputiales bu de Tyson).

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