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MORPHOLOGIE GÉNÉRALE DES SPONGIAIRES

Cette forme si simple est réalisée d'une façon tout à fait sché-, matique dans une éponge calcaire, VAscetla {Olynlhus)primordialis, où les spicules sont des étoiles à trois branches disposées avec la plus grande régularité, de manière à laisser les pores dans leurs intervalles. C'est le type des éponges simples, des Ascones de Hieckel.

Dans tout ce groupe, la cavité interne est tapissée de cellules toutes semblables, d'où le nom d'HoMOCÈLES appliqué aujourd'hui à ces Eponges.

Ce typesimple nous permet déjà de faire quelques remarques sur la nature zoologique des Éponges. L'existence d'un véritable mésoderme nous permet de rejeter défmitivement les anciennes théories tendant àreher d'une manière immédiate les Éponges aux Protozoaires.

L'analogie absolue des cellules à collerette avec les Ghoanoflagellés, qui d'ailleurs ont une très grande tendance à former de.s colonies, avait conduit J. Clark (1868) et après lui Saville Kent à considérer les Éponges comme des colonies de Plagellifères.

Envisageant au contraire la couche mésodermique, qu'ils considéraient comme la couche externe, et frappés des mouvements amiboïdes de ses cellules, des naturalistes tels que Carter, Carpenter, Gegenbaur ont considéré les Éponges comme des colonies de Rhizopodes; ils sont revenus depuis sur cette opinion.

En réalité, l'individu simple des Spongiaires est une Gastréade, déjà avancée en différenciation, puisqu'elle renferme un feuillet moyen pourvu de spicules. Elle dérive d'une larve sacciforme à trois feuillets, simplement par la formation de pores inhalants intéressant les trois feuillets, et faisant communiquer l'archentéron avec l'extérieur.

2° Sycones. — Le second degré de différenciation est fourni par le groupe des Sycones d'Hœckel (Ûg. 76 C). La forme est encore celle d'une urne avec une large ouverture supérieure. Mais les parois sont plus épaisses que chezles Ascones, etles pores inhalants donnent accès dans des canaux disposés côte à côte avec régularité, et débouchant eux-mêmes dans la cavité centrale.

Ces canaux seuls sont tapissés par des choanocytes, tandis que la paroi de la grande cavité est formée de cellules plates, identiques à celles qui forment l'ectoderme. Il y a donc deux sortes d<^ cellules enlodermiques, et les Éponges calcaires de ce groupe reçoiventlcnomd'HÉïÉnocÈLEs.

On pourrait être tenté de considérer les Sycones comme des individus de même ordre que les Ascones, mais seulement plus différenciés. IL^ckel a admis au contraire que chacun des canaux

radiaires duSycon est homologue à la cavité centrale d'une Éponge-

Fig. 7G. - Schéma des divers types d'Épongés calcaires - A. ^^'on^

de communicalioa outre les divers individus, simple ; le Sycon est donc une colonie d'Épongés simples, accolées par leurs parois latérales, et disposées ensemble autour d une cavité

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